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L'ouest du Calvados a été placé en "crise sécheresse" depuis le 13 août 2026. Parmi les secteurs concernés figure le Pré-Bocage, où la situation est tendue et sous surveillance.
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Par Nathan Blouin Publié le 18 août 2026 à 20h30
Un cap a été officiellement passé le 13 août 2026 avec le passage de la moitié ouest du Calvados par la Préfecture en « crise sécheresse », le plus haut niveau d’alerte.
« Dans l’ouest du Calvados, la situation est si critique que l’approvisionnement en eau potable est fortement menacé« , a-t-elle justifié en marge de cette annonce, qui acte plusieurs interdictions afin de préserver la ressource en eau.
Mais si le degré d’alerte est le même, la situation n’est pas forcément homogène partout. Dans le cas du Pré-Bocage, elle se révèle être « extrêmement tendue« .
Dans le Pré-Bocage, une ressource d’eau sur trois sérieusement impactée
Ici, la production dépend de trois principales ressources. Deux d’entre elles – le forage de la fontaine bouillante à Saint-Martin-de-Sallen et le champ captant de Longraye – sont des eaux souterraines et fournissent pour l’instant la quantité nominale. On les surveille, mais pour le moment, ça tient. Cependant, pour la troisième, à savoir la nouvelle usine de Cormolain (usine de production et de traitement d’eau inaugurée au printemps dernier, ndlr), c’est plus difficile.
En effet, depuis une semaine, « une baisse brutale du débit de la Drôme a été observée » et l’usine, qui alimente entre autres le secteur de Caumont-sur-Aure et jusqu’à Saint-Lô, « n’alimente donc plus assez depuis ».
Des besoins en hausse avec le retour de vacances
Par conséquent, « des solutions techniques d’urgence » ont été déployées pour pallier le problème. « Grâce à ça, ça tient, mais il faut être très vigilant, on a un suivi au jour le jour, avec des réunions quotidiennes », ajoute Thierry Pay.
À l’échelle du Pré-Bocage, la situation est tendue mais sous contrôle. Cependant, l’activité industrielle est actuellement moindre avec les vacances, beaucoup de gens ne sont pas chez eux, les écoles et collèges ne sont pas rentrés… On peut s’attendre à une hausse des besoins dès la semaine prochaine, et il y a aussi la question de l’agriculture, qui fonctionne souvent avec des forages privés. Cela tient encore mais si ce n’est plus le cas, les agriculteurs passeront sur le réseau, qui est déjà en tension…
La pluie se fait attendre
À l’heure actuelle, la solution consiste à… attendre le retour d’une pluie régulière pour renflouer les réserves. Et d’ici là, « à réduire la consommation au plus strict nécessaire ».
Le respect des interdictions d’arrosage, de remplissage des piscines privées et de lavage des véhicules, façades, toits, terrasses, etc., est particulièrement essentiel. Ce sont des comportements solidaires à appliquer dans ces cas d’urgence.
Thierry Pay ajoute que les syndicats sont « prêts à appuyer pour une commande de bouteilles d’eau pour la population. Mais on n’en est pas là, il y aurait d’autres leviers possibles avant cela, et cette solution ne résoudrait qu’une partie du problème. »
Un message transmis le 14 août par le syndicat d’adduction d’eau du Pré-Bocage et sa présidente Sophie Lechevalier-Boissel aux abonnés va dans le même sens.
Nous demandons à tous les abonnés de limiter les usages de l’eau pour préserver notre réserve collective, de réparer les fuites après compteur, de prévenir nos services lorsque vous constatez de l’eau à certains endroits qui vous paraissent anormaux. Pourquoi agir maintenant, car les nappes baissent très vite. Un usage raisonné évité des coupures plus graves. Chaque geste compte pour sécuriser l’accès pour tous.
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