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Un homme de 36 ans a été condamné pour avoir harcelé son ex-compagne, en début d’année 2026 à Sées. Il a multiplié les messages et appels malveillants à son encontre.
Sur le même thèmeJusticeTribunal d'AlençonArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Romaric Larue Publié le 1 oct. 2026 à 13h51
Il lui a envoyé jusqu’à 75 SMS sur une même journée. Un homme de 36 ans était jugé par le tribunal correctionnel d’Alençon, jeudi 1er octobre 2026, pour des faits de harcèlement sur son ex-compagne à Sées (Orne). Pendant plusieurs mois, il a multiplié les messages et appels malveillants à son encontre.
Du chantage au suicide
L’homme a mal vécu la séparation, en août 2025, avec la mère de ses deux enfants, après 18 années de vie commune. Il n’a cessé d’essayer d’entrer en contact avec elle, notamment pour lui faire des reproches, dans les semaines suivantes. Elle s’est présentée une première fois à la gendarmerie. Le trentenaire a dû suivre un stage de sensibilisation. Qui n’a pas porté ses fruits.
Début février, elle a déposé une nouvelle plainte. Le prévenu lui a adressé pas moins de 650 messages, quotidiennement, durant cinq semaines, entre le 1er janvier et sa venue à la gendarmerie. Des monologues sans réponse. « Le nombre est complètement dingue », déplore Éric Martin, président de l’audience.
L’homme prétend que les messages étaient souvent en lien avec les enfants. « Ils n’ont pas de moyen de communication, et j’étais habitué à les voir tous les jours avant la séparation », justifie-t-il. Le Ministère public attire pourtant l’attention sur le contenu des écrits. « Il évoque sa mort, fait du chantage au suicide », note Hélène Tardif, substitute du procureur.
Le harcèlement a stoppé
Ce harcèlement a eu des conséquences sur la santé de la victime, qui a fait l’objet d’une interruption temporaire de travail (ITT) de trois jours. Elle appréhendait les rencontres avec lui, notamment au sujet de l’école des enfants. Elle a souffert de troubles du sommeil et de l’appétit.
Les messages incessants ont stoppé depuis le dépôt de la plainte. Les contacts sont désormais rares, et toujours liés avec les enfants ou la séparation.
Le Parquet a requis quatre mois de prison avec sursis. Le prévenu a écopé d’une sanction-réparation : il devra indemniser son ex à hauteur de 300 € pour son préjudice moral.
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