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Il a été maire de Sorèze pendant plus de 40 ans et député du Tarn : Albert Mamy est mort à 86 ans

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Maire de la commune de Sorèze de 1977 à 2020 et député du Tarn de 1986 à 1988, Albert Mamy est décédé ce vendredi 10 juillet à l'âge de 86 ans.

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Ancien maire de Sorèze et député du Tarn, Albert Mamy est mort à l’âge de 86 ans. ©Gérard Grandazzi – Archives VDML

Par Angélique Passebosc Publié le 10 juil. 2026 à 22h37

Ils s’en souviendront comme d’un homme profondément attaché à sa commune. Les habitants de Sorèze – et tous ceux qui l’ont côtoyé au cours de leur vie – pleurent aujourd’hui Albert Mamy. Maire de cette commune de 1977 à 2020 et député de 1986 à 1988, celui qui a aussi été conseiller départemental du Tarn et conseiller régional de Midi-Pyrénées est mort ce vendredi 10 juillet après-midi, à 86 ans, a appris Voix du Midi Lauragais de sources concordantes.

« Sorèze était toute sa vie », réagit ce vendredi soir la sénatrice du Tarn, Marie-Lise Housseau, contactée par nos soins. La parlementaire lui avait succédé en 2020 à la tête de la mairie de Sorèze. « J’ai été sa conseillère municipale durant six ans. C’est d’ailleurs lui qui m’avait recrutée. Il se disait souvent content de voir que notre mandature se faisait dans la continuité de la sienne et que l’on menait jusqu’au bout des projets qu’il avait lui-même lancés », se souvient-elle.

Maire bâtisseur de Sorèze

Pendant plus de 40 ans à la tête de la mairie, Albert Mamy a mené de nombreux chantiers qui ont transformé sa commune. « Il s’est dévoué corps et âme à Sorèze », souligne Marie-Lise Housseau. Avant de rendre un hommage appuyé à son action : « L’un de ses gros chantiers demeure la réhabilitation de l’Abbaye-école, lorsque l’école a fermé ses portes. Il a su trouver une complémentarité avec le Conseil départemental du Tarn et la Région Occitanie afin de créer le syndicat mixte de l’abbaye, de rénover cet édifice qui tombait en ruine pour le transformer en un musée. Il y a fait venir les œuvres de Dom Robert, a créé le parking… Sorèze n’aurait pas cette allure ni cette physionomie si Albert Mamy n’avait pas œuvré pour elle. »

C’est aussi lui qui a engagé les travaux de réhabilitation des rues de la commune. Un chantier poursuivi par celle qui lui a succédé en 2020. « Il est resté complètement impliqué dans la vie de la commune, même après avoir raccroché l’écharpe de maire : il allait à toutes les manifestations et cérémonies qui y étaient organisées », rappelle au passage la sénatrice. Fait maire honoraire – une reconnaissance à laquelle il s’était montré extrêmement sensible -, Albert Mamy avait également reçu la médaille du Sénat en 2022.

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Il a occupé plusieurs autres mandats

Avocat de profession, Albert Mamy a également occupé d’autres mandats au cours de sa carrière politique, dont celui de député du Tarn de 1986 à 1988 sous l’étiquette de l’Union pour la démocratie française. « Il a occupé cette fonction durant peu de temps à son plus grand dam, rapporte Marie-Lise Housseau. Il avait dû quitter son poste à cause de la dissolution décidée à l’époque par Jacques Chirac. »

De 1970 à 1982, il a également siégé au sein du Conseil départemental du Tarn où il représentait le canton de Dourgne. Plus tard, il sera également conseiller régional de Midi-Pyrénées, entre 1993 et 2004. Plus localement, il avait aussi été premier vice-président de la communauté de communes Lauragais Revel Sorézois.

Il avait raconté sa vie dans un livre

Une fois retiré de la vie publique, il avait choisi d’écrire deux livres, dont un sur sa vie (Une Passion sorézienne, paru en 2021 aux éditions Anne-Marie Denis). Le second, L’Arbre qui conte Sorèze (paru en 2025 aux éditions Anne-Marie Denis) se voulait un recueil de 12 récits. Deux ouvrages où il ne manquait pas de clamer cet amour pour sa commune qu’il disait avoir hérité de son père.

Le jour de mon élection à la mairie en mars 1977. J’étais déjà conseiller général du canton depuis sept ans et ce jour-là, j’ai vu mon père pleurer de joie. C’est le souvenir le plus prégenant car c’est mon père qui m’a fait aimer Sorèze.

« C’est une personnalité très marquante de Sorèze qui restera dans l’Histoire » conclut Marie-Lise Housseau qui a une pensée pour son épouse, sa fille et ses deux petits-fils « dont il était extrêmement fier ».

Avec Paul Halbedel

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