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RÉCIT - Cible désignée d’un important mouvement de protestation depuis une semaine, le premier ministre albanais écarte l’hypothèse d’une démission.
À Tirana, des heures durant et jusqu’à la nuit tombée, ni les forces de l’ordre ni les manifestants n’entendent céder un pouce du boulevard des Martyrs-de-la-Nation. Une artère symbolique de la capitale albanaise vivement contestée, qui héberge notamment les bureaux du premier ministre, Edi Rama, cible désignée d’un important mouvement de protestation depuis mardi. « Ton heure est proche », scande-t-on ainsi de ce cortège composé pour beaucoup d’étudiants et de lycéens, garçons et filles, parfois très jeunes.
Aux jets de pavés, d’engins d’artifice et de cocktails Molotov, les unités antiémeutes répliquent avec des canons à eau et une pluie de grenades lacrymogènes. Et même des balles en caoutchouc, « de manière limitée », confirmait samedi le patron de la police, Skënder Hita. 167 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement et 388 font l’objet de procédures pénales. Côté police, on compte 132 blessés et 7 suspendus pour recours excessif à la force.
J’ai 25 ans. Toute ma vie je n’ai connu qu’Edi Rama : comme maire de Tirana ou comme premier ministre depuis 2013. Lui et ses magouilles
Un manifestant encagoulé à TiranaEn fin de semaine…


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