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Il y a quelques années, les ressources communautaires dédiées aux hommes étaient quasi-inexistantes à Sept-Îles. Le directeur d’Hommes Sept-Îles, l'organisme qui fête cette année ses 25 ans d’existence, retrace les débuts modestes de l’organisme et le développement du secteur.
L'organisme Hommes Sept-Îles offre des services qui leur sont destinés, dont des groupes d’échange, de l’hébergement et des formations. Créé en 2001, il a été mis sur pied grâce à une poignée de bénévoles. Aujourd’hui, l’équipe compte huit à neuf intervenants et a réalisé jusqu’à maintenant plus de 34 000 interventions.
En un quart de siècle, les discussions sur la santé et les besoins des hommes et les ressources disponibles ont bien évolué, indique le directeur général de l’organisme, Edmond Michaud, au micro de Bonjour la Côte.
Au milieu des années 1990, plusieurs rassemblements sur ces questions sont organisés à Sept-Îles. Ceux-ci seront précurseurs d’Hommes Sept-Îles, souligne M. Michaud.
À l’époque, ces discussions sont largement dues au travail d’Yvon Saint-Hilaire, un organisateur communautaire, raconte M. Michaud. Il n’y avait rien sur la Côte-Nord, tout court, pour les hommes.
Afin de lancer Hommes Sept-Îles, les instigateurs se sont notamment inspirés d’un organisme communautaire de Québec. À partir de là s’est créé l'organisme, la raison sociale, indique Edmond Michaud.

Edmond Michaud est le directeur général d'Hommes Sept-Îles.
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
En 2004, un comité, dont fait partie M. Saint-Hilaire, dépose auprès du gouvernement québécois le rapport Rondeau, qui fait état des réalités et des besoins des hommes du Québec. À cette époque, la Table de concertation nord-côtière sur les réalités masculines est mise sur pied.
Petit à petit, il y a eu de plus en plus de monde qui s'intéressait à l'organisme, qui s'impliquait aussi, relate Edmond Michaud.

La maison Oxygène Jack Monoloy, une ressource d'hébergement pour l'organisme Hommes Sept-Îles. (Photo d'archives)
Photo : Courtoisie HSI Edmond Michaud
Des enjeux distincts
Selon lui, parallèlement au développement des ressources, les mentalités ont évolué, mais le domaine de la santé des hommes fait face à des enjeux particuliers.
Les hommes ont cette particularité-là de moins consulter les ressources que les femmes.
C'est très difficile de mesurer le seuil du besoin des hommes dans une communauté ou un milieu comme Sept-Îles ou toutes les villes du Québec, parce que les hommes ne laissent pas de message [sur le] répondeur, quand ils appellent pour demander de l'aide, note Edmond Michaud.
La manière qui s’est révélée la plus efficace pour mesurer l’ampleur des besoins, selon lui, est l’ajout de ressources en intervention. Les statistiques [d’intervention] des années 90 jusqu'à 2026 ont toujours augmenté quand on engageait une ressource de plus, affirme le directeur général. Les besoins n’ont pas atteint de plateau à ce jour, selon lui.
Par ailleurs, Hommes Sept-Îles tiendra un premier Forum sur la santé et le bien-être des hommes autochtones, les 17 et 18 novembre au Musée Shaputuan de Uashat mak Mani-utenam.
Avec les informations de Bis Petitpas


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