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Quatre jeunes hockeyeurs sont accusés en Nouvelle-Écosse, dans le cadre d'une enquête sur des agressions sexuelles présumées, qui seraient liées à des initiations. Plusieurs ligues de hockey mineur dans la province ont réitéré leur volonté de promouvoir un environnement sain pour les jeunes sportifs qu’on leur confie. Bien peu expliquent comment elles comptent le faire.
Quatre joueurs d’une équipe de la région de Truro sont accusés relativement à une plainte pour agression sexuelle formulée après un rassemblement privé d'une équipe de hockey, en octobre 2025.
Selon le cas, les suspects sont accusés d'agression sexuelle, d'agression armée, d'agression sexuelle armée et d'agression par étranglement.
Puisque les accusés sont d’âge mineur, leurs identités sont légalement protégées par un interdit de publication.
CBC en Nouvelle-Écosse a communiqué avec les 33 associations de hockey mineur dans la province pour discuter de leurs politiques entourant les initiations — aussi appelées bizutage — et pour savoir si elles sensibilisent à ce sujet les jeunes inscrits à leurs programmes.
De ces 33 associations, seulement quatre ont répondu. Deux ont accepté d’accorder une entrevue.
James Edwards, le président de l’association du hockey mineur de Glace Bay, au Cap-Breton, est l’un des rares ayant accepté d’en discuter.
Les règles sont une chose, souligne-t-il. De s’assurer que les jeunes joueurs les comprennent en est une autre.
L’éducation est la clé. C’est une chose de dire que c’est couvert par le code de conduite, mais les gens doivent être au courant que c’est le cas.
Lorsque les premières accusations contre les joueurs de la région de Truro ont été annoncées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) le 5 février, Hockey Nouvelle-Écosse — l’organisme qui gouverne le hockey mineur dans la province — a partagé son code de conduite avec toutes les associations de hockey mineur, indique James Edwards.
Toutes les équipes de la ligue de Glace Bay lui ont dit l’avoir reçu et l’avoir lu.
Ouvrir le dialogue
Dans la région de la capitale provinciale, l’association de hockey mineur des Hawks d’Halifax a pris une mesure additionnelle.
Matt Fredericks, président de l’association, explique que la ligue exige que chaque joueur, entraîneur et bénévole signe, avant le début de chaque saison, un engagement à respecter le code de conduite.
Le fait de signer de cette promesse, selon l’association, permet d’ouvrir une porte sur un dialogue qui peut être difficile à engager, selon le président.
Une fois que la conversation est lancée et que les gens sont à l’aise de parler, il devient plus probable que les choses soient rapportées si elles se produisent, plutôt que d’en entendre parler plus tard, ou les voir être balayées sous le tapis, dit Matt Fredericks.

Matt Fredericks est président de l’association de hockey mineur des Hawks d’Halifax.
Photo : CBC / Grey Butler
L’engagement à respecter les règles de conduite aborde différentes responsabilités, en fonction de l’âge des joueurs. Le document pour les joueurs plus âgés traite spécifiquement des questions de harcèlement et d’abus physique.
Hockey Nouvelle-Écosse et Sport Nouvelle-Écosse ont refusé des demandes d’entrevues.
Les parents des hockeyeurs mineurs doivent suivre une formation obligatoire de Hockey Nouvelle-Écosse, qui décrit le comportement attendu des joueurs et des adultes sur la glace et à l’aréna, mais l’association n’exige pas de formation pour les jeunes.
Le code de conduite contient des chapitres sur la prévention de l’intimidation, des brimades et du harcèlement.
Dans un courriel, un porte-parole de Hockey Nouvelle-Écosse n’a pas voulu dire si le conseil d’administration envisageait des changements. Il écrit que l’association, ainsi que Hockey Canada, réviseraient leurs programmes de formation plus tard cette année.

Hockey Canada exige qu’au moins deux entraîneurs soient dans la chambre des joueurs en tout temps lorsque des jeunes s’y trouvent. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images
En outre, les politiques de Hockey Canada requièrent qu’au moins deux entraîneurs soient dans la chambre des joueurs en tout temps lorsque des jeunes s’y trouvent.
Les adultes dans les programmes de l’association de hockey mineur des Hawks d’Halifax sont dans une position unique pour bâtir la confiance avec les enfants et adolescents qui pratiquent ce sport, et avoir une influence positive sur la jeunesse, maintient Matt Fredericks.
Les entraîneurs, dit le président des Hawks, doivent aider les jeunes à apprendre à prendre de bonnes décisions pendant un match et à l’extérieur de la patinoire.
Ce n’est pas seulement être bon au hockey. C’est aussi devenir une bonne personne. Si on se concentre sur l’un sans se concentrer sur l’autre, nous n’atteindrons pas ces buts, déclare-t-il.
D’après le reportage de Josh Hoffman, de CBC


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