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Le volume de marchandises expédiées via le port de Vancouver a augmenté de 8 % en 2025 pour atteindre 170,4 millions de tonnes. Il s’agit d’un record, selon l’administration portuaire, qui cherche à développer davantage de projets pour augmenter sa capacité.
L’augmentation de 8 % du volume traité par rapport à 2024 s’explique principalement par la hausse des exportations, affirme Victor Pang, le chef de la direction financière de l’Administration portuaire Vancouver Fraser, qui gère les terres et les eaux qui composent le port de Vancouver.
Cette croissance est principalement due à la hausse phénoménale des exportations, qui ont atteint 12 % en 2025, explique-t-il.
Les exportations de céréales, de pétrole brut et de potasse ont fortement contribué à cette augmentation. Les céréales ont atteint un niveau record en 2025. La potasse a connu une croissance de 28 %, tandis que le pétrole brut a presque doublé, ajoute Victor Pang.
L'expansion de l’oléoduc Trans Mountain a notamment permis aux producteurs de sables bitumineux de l'Alberta d'augmenter leurs exportations vers les marchés chinois et sud-coréen. Avec 24 millions de tonnes expédiées en 2025, le pétrole brut est désormais l'une des principales marchandises transitant par le port.
Moins de dépendance envers les États-Unis
Cette augmentation des volumes passant par le port de Vancouver ne surprend pas Adel Guitouni, professeur à la faculté d’administration de l’Université de Victoria : Avec le déclin des exportations aux États-Unis, l'effort [...] pour diversifier les exportations et aussi avec l'amélioration des relations avec la Chine, c'était prévisible qu'il allait y avoir une augmentation.
Les exportations canadiennes vers les États-Unis ont reculé de 5,8 % en 2025 par rapport à 2024, selon les données de Statistique Canada.
Le Port de Vancouver avance que les exportations vers la Chine et les États-Unis ont représenté les deux tiers du volume de 2025, malgré une baisse combinée de 2 %.
Des produits comme l’huile de canola ont notamment trouvé de nouveaux marchés, notamment vers l’Amérique centrale et du Sud, ainsi que l’Europe.
Assez de capacité?
Les tensions avec les États-Unis rendent d'autant plus urgents tous les projets d'augmentation de la capacité du port, affirme le chef de la direction financière, Victor Pang.
Nous cherchons à accélérer autant que possible et nous examinons également les autres projets que nous pourrions devoir mettre en œuvre, affirme-t-il.
Pour l’instant, l'appel d’offres est lancé pour les terres et le quai pour le projet d’agrandissement du terminal à conteneurs de Roberts Bank.
Le professeur adjoint en opérations et approvisionnement à l’Université de Calgary, Hossein Piri, estime que le défi est avant tout d’acheminer les marchandises jusqu’à la côte ouest.
Il y a encore de la marge pour se développer, mais elle est limitée. Et la véritable contrainte n'est pas seulement l'espace d'accostage sur le front de mer, c'est tout le corridor, l'accès maritime, l'accès ferroviaire, les ponts, les tunnels et la fluidité des terminaux, dit-il.
S’il n’observe pas pour l’instant de changement au niveau des volumes en raison des perturbations des pétroliers dans le détroit d’Ormuz découlant de la guerre au Moyen-Orient, Victor Pang estime que le port de Vancouver pourrait devenir plus attrayant en raison de sa stabilité.
Un constat partagé par le professeur Adel Guitouni : Le Canada est maintenant vu comme une source sécuritaire et stable pour la question de l'énergie. On va donc peut-être voir un peu plus d'exportations. Mais encore, on a des limitations qui sont logistiques par rapport au transport pétrolier, parce que c'est majoritairement ferroviaire.
Avec des informations de William Burr


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