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Une personne en quarantaine en Colombie-Britannique présente un résultat « préliminaire positif » à l'hantavirus, après avoir développé, il y a deux jours, des symptômes, comme de la fièvre et des maux de tête. Les résultats ont été analysés par le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC).
Les échantillons, d’abord testés en Colombie-Britannique par le BCCDC, sont arrivés au Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg, au Manitoba, pour des tests de confirmation. Les résultats sont attendus dans les deux prochains jours, souligne l’agence.
Évidemment, ce n’est pas ce que nous espérions, mais c’est ce à quoi nous nous étions préparés, a indiqué la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, qui a fait une mise à jour samedi à Victoria sur la situation des Canadiens exposés à l’hantavirus à bord du bateau de croisière MV Hondius.
Ils sont placés en quarantaine sur l’île de Vancouver depuis le 6 mai, pour une période minimale de 21 jours.
La personne qui a développé des symptômes fait partie du couple de septuagénaires du Yukon. Les deux personnes sont à l’hôpital de Victoria, le conjoint ayant aussi présenté des symptômes, bien que son test soit négatif pour l'hantavirus.
Le patient est stable, les symptômes demeurent légers pour le moment et il est toujours hospitalisé en isolement, sous surveillance, et reçoit les soins nécessaires de l’équipe médicale.
Les patients sont pris en charge dans des chambres à pression négative, maintenues à une pression d'air inférieure à celle des espaces environnants. Lorsque le personnel soignant ouvre la porte, l’air s'écoule vers l’intérieur plutôt que de s'échapper dans l’hôpital.
Il n’y a aucune raison de reporter vos consultations [aux hôpitaux de Victoria] si vous ou votre famille en avez besoin, précise lors du même point de presse la Dre Réka Gustafson, médecin en chef de la Régie de la santé de l’île de Vancouver.
Nos hôpitaux prennent soin chaque jour de patients souffrant d’affections médicales et d’infections graves.
La troisième personne en quarantaine est en observation à l’hôpital, tandis que la quatrième demeure isolée à la maison.
Il s'agit d'un septuagénaire de l’île de Vancouver et d'un quinquagénaire de la Colombie-Britannique qui vit à l’étranger.
La situation pour nous, en Colombie-Britannique, ne change pas, estime la Dre Henry.
Je suis persuadée que personne d’autre n’est en danger.
Aucun vaccin ou médicament n’est réputé efficace contre les infections à l'hantavirus, mais la médecin hygiéniste dit que les autorités explorent plusieurs avenues de traitements, dont certains ont été testés en Argentine.

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Des protocoles « respectés »
Santé Canada explique que tous les protocoles de prévention et de contrôle des infections [sont] respectés, y compris l'utilisation d'équipements de protection individuelle par les professionnels de la santé et le personnel impliqué dans le rapatriement.
Les personnes ayant participé au rapatriement ne sont pas considérées comme à risque compte tenu des mesures de protection de la santé publique qui étaient en place, ainsi que du délai écoulé entre le rapatriement et l'apparition des symptômes, a souligné le ministère fédéral.
La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique et Santé Canada affirment tous deux que le risque global pour la population générale reste faible à l'heure actuelle.
La Dre Bonnie Henry a aussi rappelé que la personne n’a pas été en contact avec le public durant le transfert de l’aéroport et depuis le début de la période de quarantaine.
Pas de transmission secondaire
Le Dr Brian Conway, directeur médical au Centre des maladies infectieuses de Vancouver, n'est pas inquiet lui non plus quant au risque pour la population.
C’est une personne qui était sur le bateau de croisière, donc ça ne représente pas une transmission secondaire, répète le Dr Conway.
C’est une personne qui était isolée pour une raison, parce qu’il y avait un risque potentiel de développement d’une infection symptomatique durant la période d’incubation.
Les infections à l'hantavirus sont en général graves, voire mortelles dans 40 % des cas, notamment lorsqu’elles s’attaquent au système respiratoire.
Or, le Dr Conway explique que cela signifie tout de même que la majorité des personnes s’en tirent très bien.
Avec des informations de La Presse canadienne


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