NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le conflit de travail à l'usine Siemens de Trois-Rivières se transforme en guerre des nerfs sur les lignes de piquetage. Le syndicat accuse l’employeur de ne pas respecter le Code du travail dans sa façon de gérer ce lock-out.
La tension augmente chez Siemens après près de six mois de conflit de travail. Les syndiqués avaient braqué un faisceau lumineux vers l'usine, la compagnie a répliqué en amenant des projecteurs de chantier et en les pointant vers le campement des piqueteurs.
La sécurité avait pour consigne de filmer les mouvements sur la ligne de piquetage. Une mise en demeure syndicale a permis de faire cesser cette pratique. Or, elle aurait repris dans les derniers jours, selon le conseiller régional de FTQ Mauricie et Centre-du-Québec, Esteben Harguindeguy.

Les syndiqués ont posé de nombreuses décorations de part et d'autre de la rue Bellefeuille près de leur campement devant chez Siemens. (Photo : 30 septembre 2026)
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
C'est normal que [les travailleurs] soient là et parfois les agents filment pour aucune espèce de raison, dit-il.
Le syndicat des Métallos dénonce aussi le fait que Siemens ait décidé de transmettre des informations sur ses offres directement aux syndiqués sans passer par le comité de négociation.
Il y a des règles dans le Code du travail. Elles se doivent d'être respectées. Entre autres, l'employeur ne peut s'ingérer dans les affaires syndicales. Est-ce que c'est ça qui arrive actuellement, indique M. Harguindeguy.
Siemens Énergie avait mis les 105 travailleurs syndiqués de ses deux usines de Trois-Rivières en lock-out le 15 avril dernier. Quelques jours plus tard, une injonction était émise pour empêcher les piqueteurs d'entraver la libre circulation devant les usines et de menacer ou injurier le personnel de direction.
Face aux doléances syndicales, la compagnie s’est faite avare de commentaires.
Siemens Énergie demeure engagée à travailler de façon constructive avec l'ensemble des parties afin d'en arriver à une entente et de permettre un retour à la normale des activités, indique une porte-parole par courriel.
Pour ce qui est des négociations, tout est au point mort pour l'instant dans l'attente de nouvelles dates de négociation. Signe de la complexité de ce conflit, un deuxième conciliateur vient d'entrer en jeu.
Siemens fabrique des transformateurs électriques, notamment pour Hydro-Québec. Après presque six mois de conflit chez le fournisseur, la société d’État ne laisse pas entendre qu’il y aurait pénurie de ces composantes.
Pendant le lock-out, les syndiqués touchent de leur fonds d'urgence 450 dollars par semaine. D'autres syndicats leur viennent en aide, dont celui de l'Aluminerie de Bécancour.

2:03
Le reportage de Louis Cloutier
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard


2 week_ago
33



























.jpg)






French (CA)