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Le nouveau gouvernement du Parti québécois (PQ) sera surveillé de près dans sa façon de lutter contre l'itinérance.
Dans la foulée du décès d’une femme dans un campement de Montréal, les municipalités du Québec tirent la sonnette d’alarme face à l’urgence de concrétiser les promesses électorales du Parti québécois, élu cette semaine au gouvernement.
On s’attend d’avoir de l’action. On va espérer que les bottines suivent les babines.
Le chef du PQ, Paul St-Pierre-Plamondon, a notamment promis d’investir un milliard de dollars pour réduire l'itinérance de moitié d'ici 2030.
Le maire de Roberval, et membre du comité de l'itinérance de l'Union des municipalités du Québec, Jean-François Boily, espère que le premier ministre désigné tiendra ses promesses.
Il s’était [démarqué] un petit peu en parlant de la crise des opioïdes, mais il a dit qu’il s’attaquerait à tout ce qui amène les gens à la rue. Et dans les petites villes comme la nôtre, on a moins de budgets que les grosses villes pour ça, alors on s’attend à des mesures ciblées au niveau régional pour s’attaquer à ce fléau-là, a spécifié le maire Boily en entrevue à C’est jamais pareil.

Jean-François Boily est le maire de Roberval.
Photo : Radio-Canada / Justine Bertrand
Jean-François Boily espère que Paul Saint-Pierre-Plamondon s’attaquera rapidement à la crise du logement, notamment.
Pour guider les priorités du gouvernement, M. Boily invite le premier ministre désigné et les autres députés du Parti québécois à assister aux réunions des maires et intervenants au sujet de l'itinérance prévues pour novembre.
Il ajoute que ce phénomène touche maintenant tout le monde, des jeunes aux personnes âgées, dans les grands centres comme dans les régions.
Ce n’est pas juste des gens aux prises avec des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie, remarque-t-il depuis qu’il est entré en poste il y a un peu moins d’un an.
En septembre, l’Union des municipalités du Québec a publié une étude révélant que le coût des services sociaux destinés à une personne itinérante est 16 fois plus élevé que pour le Québécois moyen.


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