«On parle beaucoup de notre prochain modèle (!), alors je voulais en donner un aperçu le plus tôt possible», a écrit sur X le patron de Google, Sundar Pichai. Le géant américain a dévoilé, mercredi, Gemini 4, son nouveau modèle d'intelligence artificielle (IA) de pointe. Mais il en réserve pour l'instant l'accès à un cercle restreint d'experts en cybersécurité, via un programme nommé Fairwind.
Lots of discussion out there about our next model(!), so I wanted to give an early look as soon as possible. Introducing Gemini 4 Argon!
It shows frontier performance in complex workflows, cyber defense and software engineering. Teams are using it extensively at Google, from… pic.twitter.com/sv4VNmQ0YT
Des sorties pour un comité restreint et sélectionné
Le groupe promet d'ouvrir rapidement ce modèle, baptisé Gemini 4 Argon, aux entreprises et au grand public, en commençant par ses clients payants, sans donner de date.
«Argon dispose de garde-fous adaptés aux modèles de pointe et nous le déployons de manière responsable», a assuré Sundar Pichai. «Nous allons le rendre disponible aussi vite et aussi prudemment que possible. Alors patience.»
Google fait comme ses rivaux qui ont réservé leurs derniers modèles à un nombre limité de partenaires de confiance. En avril, Anthropic avait réservé Claude Mythos à une cinquantaine d'organisations chargées de sécuriser des logiciels critiques, dont Google. Début septembre, OpenAI a limité à des entreprises agréées l'accès à GPT-6 Astra, son premier modèle classé à risque critique en cybersécurité selon ses propres critères.
Lire encore: Comment Google va bouleverser notre façon de rechercher de l’information avec l’intelligence artificielleUn code de bonne conduite volontaire post-incidents
Depuis le printemps, les performances de ces modèles de pointe, capables selon leurs concepteurs de débusquer seuls des failles informatiques graves, voire de les exploiter, ont secoué les institutions, inquiètes face à de possibles attaques contre des infrastructures critiques (réseaux électriques, banques, administrations) si de tels outils étaient rendus publics avant le colmatage des brèches.
Une série d'incidents depuis l'été a ravivé les craintes sur les dangers de l'IA. En juillet, des centaines d'agents IA d'OpenAI, logiciels capables d'agir de manière autonome, ont pénétré les serveurs de la plateforme Hugging Face. Anthropic, Meta et Google ont fait état d'incidents similaires, qui ont relancé les appels à ralentir le développement de la technologie.
Lire aussi: Après la cyberattaque autonome contre Hugging Face, OpenAI va ralentir le développement de sa future IAMardi à la Maison-Blanche, les patrons du secteur, dont Sundar Pichai, ont adopté un code de bonne conduite volontaire, «contraignant sur le plan moral» selon Donald Trump, pour répondre à ces risques.
A ce sujet: Les patrons de l’IA adoptent un «code de bonne conduite» sous la houlette de Donald TrumpWashington combat toute régulation nationale ou internationale, afin de maintenir sa compétitivité face à la Chine. Un décret présidentiel de juin a toutefois créé un examen fédéral volontaire des modèles les plus avancés et Google affirme mardi avoir soumis Argon à cette procédure.


4 hour_ago
35




















.jpg)






French (CA)