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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé qu’il a décidé de négocier un accord d'exploration pour le site de l’ancienne mine de Lake George avec l’entreprise Avenir Minerals. Cette dernière est une filiale du géant minier canadien Agnico Eagle Mines.
En mars, le gouvernement provincial avait annoncé qu’il souhaitait rouvrir la mine située à environ 30 kilomètres au sud-ouest de Fredericton. Il avait alors lancé un appel de déclarations d’intérêt. L’entreprise retenue est maintenant connue.
À une autre époque, la mine de Lake George a été l’un des plus grands producteurs d’antimoine en Amérique du Nord.
L’antimoine fait partie des 21 minéraux critiques identifiés par le gouvernement canadien.
La mine de Lake George a été en activité de manière intermittente de 1876 à 1996. Sa fermeture est le résultat du prix de l’antimoine qui était faible dans les années 1990. Les ressources du site seraient toujours importantes. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick estime que 800 000 tonnes de minerai contenant de l’antimoine s'y trouvent. Ces estimations sont basées sur un rapport technique historique.
Le ministre néo-brunswickois des Ressources naturelles, John Herron, n’était pas disponible pour une entrevue cet après-midi. Dans le communiqué de l’annonce, il indique que le choix de cette entreprise est une étape importante dans notre mission visant à fournir au Canada, de façon sûre et respectueuse de l’environnement, un approvisionnement national en minéraux critiques nécessaires aux technologies d’aujourd’hui et de demain.
Il souligne que le site de Lake George pourrait aussi contenir des gisements de tungstène, de molybdène, et d’or.

Le ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, John Herron. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras
Au moment d’écrire ces lignes, Avenir Minerals n’avait pas répondu à la demande d’entrevue de Radio-Canada. Dans le communiqué, le président-directeur général de l’entreprise, Alden Greenhouse, dit qu’ils sont ravis d’avoir été choisis pour entamer les discussions.
Nous avons hâte de mieux comprendre le potentiel du projet, peut-on y lire.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Justin Tang
Le ministre fédéral de l’Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, signe aussi ce communiqué en déclarant que le gouvernement fédéral a hâte de travailler avec le Nouveau-Brunswick et Avenir Minerals Ltd. pour favoriser la prospérité au Nouveau-Brunswick et de faire du Canada un fournisseur de minéraux mondial fiable, au pays et ailleurs dans le monde.


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