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Fonderie Horne : PSPP n’entend plus forcer Glencore à respecter la norme d’arsenic

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Si, en 2022, Paul St-Pierre Plamondon promettait de mettre au pas la Fonderie Horne et de lui donner quatre ans pour se soumettre à la norme québécoise de 3 ng/m3 d’émissions d’arsenic dans l’air, le chef du Parti québécois se montre aujourd’hui plus accommodant devant la multinationale Glencore.

De passage en Abitibi-Témiscamingue jeudi, M. St-Pierre Plamondon a plutôt promis de ne pas déchirer l’entente conclue entre la compagnie et le gouvernement Fréchette en juin dernier, qui offrait un délai supplémentaire à Glencore pour abaisser ses niveaux d’arsenic dans l’air à 15 ng/m3, un seuil qui demeure 5 fois plus élevé que la norme provinciale. La compagnie s’engage désormais à atteindre cette cible d’ici 2030.

L'objectif d'un gouvernement du Parti québécois, c'est de protéger la population, mais de ne pas non plus saboter des choses qui viennent d'être convenues en amenant une autre couche d'instabilité, a déclaré le chef péquiste. Notre engagement va être de suivre ces cibles-là.

M. St-Pierre Plamondon a néanmoins convenu qu'il y a un consensus sur le fait que l'entreprise Glencore doit en faire le plus possible pour rendre le milieu sain. Mais il n'y a personne qui veut faire fermer non plus [l’usine], a-t-il ajouté d’un même souffle.

On va voir ce qu'on peut faire de plus, mais dans le respect du dialogue qui a déjà eu lieu sur ces questions-là, parce qu'on ne veut pas tout défaire puis amener plus d'instabilité.

Et la norme de 3 ng/m3? Il faut tendre vers ça, mais dans la mesure de ce que la technologie pour cette usine-là nous permet, a lancé le chef du PQ. Laissez-nous au moins faire un suivi serré sur les objectifs qui ont été fixés et pour lesquels on va obtenir un gain important en termes de qualité de vie et de qualité environnementale de la population.

On va s'assurer au moins que ce qui a été entendu soit accompli, ce qui est une amélioration substantielle par rapport à il y a 10 ans, a-t-il voulu souligner.

Un gouvernement du Parti québécois aurait-il offert de tels accommodements à Glencore? Je n’étais pas à cette table-là, donc je ne peux pas commenter sur ce que j'aurais fait ou pas fait, a rétorqué son chef.

On doit prendre acte que la population, les intervenants, la compagnie et le gouvernement se sont entendus sur quelque chose, a-t-il ajouté.

Un financement public?

Lors de la dernière campagne électorale, Paul St-Pierre Plamondon s’était engagé à ne pas verser un sou à Glencore pour l’aider à assainir ses activités industrielles.

Et aujourd’hui? Prudent, le chef péquiste n’a pas voulu s’avancer sur cette question. Ce n’est pas dans nos annonces de ce matin, a-t-il répondu, talonné par les journalistes.

Je n'ai pas de position [sur un financement public à la Fonderie Horne]. À priori, ce n'est pas notre rôle. Donc, à priori, non. Mais on n'a pas d'annonce ni de réflexion spécifique sur ça.

Cependant, la porte n’est pas complètement fermée, a laissé entendre Paul St-Pierre Plamondon. On va écouter toutes les demandes, mais ce n'est pas mon annonce ce matin, a-t-il dit.

Une plus grande part des redevances

Paul St-Pierre Plamondon était en Abitibi-Témiscamingue jeudi pour promettre aux régions une plus grande part de la tarte des redevances minières versées par les entreprises au gouvernement.

Elles auront désormais droit à 10 % de ces revenus, a promis le chef péquiste. Un surplus de 48 millions $, à diviser entre les différentes régions minières de la province.

Pour l’Abitibi-Témiscamingue, cela représenterait un surplus annuel de 27 millions de dollars. Une fraction de ce que les maires et les préfets demandaient au gouvernement, lui a-t-on fait remarquer. 27 millions, ça va avoir de l’impact dans la région, croyez-moi, a-t-il rétorqué.

Le PQ s’est également engagé à ramener la région à la table du conseil des ministres.

En tout temps, il y aura un ministre de l’Abitibi autour de la table, a lancé M. St-Pierre Plamondon.

En septembre 2025, le député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, avait été exclu du caucus de la CAQ après avoir réclamé la nomination d’un ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue provenant de la députation régionale.

C’est finalement le premier ministre François Legault qui avait pris lui-même cette responsabilité.

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