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Le décès de Michel Loubert, un chasseur de 49 ans survenu à Maria en octobre 2025, est un événement de nature accidentelle, conclut le coroner Arnaud Samson. L’expertise balistique démontre que l'arbalète était fonctionnelle et ne présentait aucune défectuosité mécanique au moment du drame.
M. Michel Loubert est décédé d’un traumatisme craniocérébral pénétrant (blessure grave au cerveau causée par un objet l’ayant perforé) causé par un carreau d’arbalète, survenu accidentellement lors du désarmement de l’arme. Il s’agit d’un décès accidentel, peut-on lire dans le rapport du coroner.
Selon le document, le 12 octobre 2025, M. Loubert s'est rendu seul sur une terre privée près de la route Thibodeau, à Maria, afin de chasser le chevreuil à l'arbalète. Peu après avoir avisé un proche qu'il cessait sa chasse et s'apprêtait à désarmer son arme, il a été retrouvé au sol, inconscient, avec un carreau d'arbalète lui perforant le front. Le carreau est le projectile tiré par une arbalète.
Gravement blessé à la tête, le quadragénaire a d'abord été transporté à l'hôpital de Maria, puis transféré par avion-ambulance vers l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec où son décès a été constaté.
L'expertise balistique effectuée par le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale confirme que l'arbalète, un modèle PSE Fang 350 XT, était en bon état de fonctionnement. Les deux mécanismes de sûreté étaient opérationnels et s’activaient automatiquement lors de l’armement de la corde, ajoute le coroner dans son rapport.
Bien que ce modèle ait fait l'objet d'un rappel du fabricant par le passé et qu'un départ involontaire ait déjà été expérimenté par son propriétaire, les correctifs prescrits avaient été appliqués avant que l'arme ne soit prêtée à M. Loubert.
Une fausse manœuvre à l'origine du tir
L'enquête démontre que c'est la séquence de manipulation qui a provoqué la mort du chasseur expérimenté qui était reconnu pour sa prudence.
Les circonstances indiquent que M. Loubert, en tentant de désarmer l’arbalète, a substitué la flèche de chasse par une flèche munie d’un embout de désarmement, en l’introduisant à l’envers en direction du mécanisme de sûreté retenant la corde sous tension. L’arbalète était alors dirigée vers lui. C’est à ce moment que le mécanisme de sûreté s’est déclenché, propulsant la flèche dont l’extrémité portant les ailettes (plumes stabilisatrices) a pénétré le front de M. Loubert, précise le rapport.
L'enquête policière et l'investigation du coroner écartent toute intervention d'un tiers ou geste intentionnel et aucun facteur toxicologique ne peut expliquer l’accident.
Avec les informations d'Alice Jacottin


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