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La drag queen arrivée dans le carré final de l’émission de France 2 est revenue sur d’anciennes photos d’elle qui lui ont attiré des critiques lors de la diffusion.

Capture d’écran YouTube (France TV)
Accusée de blackface, Azemylia, finaliste de « Drag Race France », s’est expliquée dans un message sur Instagram.
Les attaques l’ont « profondément blessée ». La drag queen Azemylia, arrivée en finale de la dernière saison de Drag Race France, est revenue sur les accusations de blackface dont elle a fait l’objet « pendant la diffusion » du programme de France 2. « Une ancienne photo de moi a circulé et certaines personnes […] m’ont accusée de racisme », a expliqué l’artiste dans un message à la fin d’un carrousel Instagram, que vous pouvez visionner ci-dessous.
« À ce moment-là, on m’a demandé de ne pas prendre publiquement la parole sur le sujet. Alors je ne l’ai pas fait », poursuit-elle, sans expliciter de qui émanait cette consigne de garder le silence. L’image à laquelle fait référence Azemylia est une photo d’elle qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux, notamment X.
On la voit portant du fond de teint d’une couleur nettement plus foncée que sa carnation sans maquillage, telle qu’elle a été montrée dans l’émission. Certains internautes y ont alors vu un blackface, une pratique ancienne et raciste héritée du théâtre américain où des comédiens blancs se « grimaient » pour se moquer des Noirs.
Dans son message, Azemylia assure qu’elle souffrait d’un psoriasis « particulièrement violent » – une maladie qu’elle a évoquée lors de l’émission – et qu’elle « faisai[t] énormément d’UV » et était donc « extrêmement bronzée ». « Ces photos datent aussi de mes tout premiers essais de maquillage drag », rappelle l’artiste, reconnaissant que son look de l’époque n’était pas « abouti » et qu’elle était « simplement en train d’apprendre ».
« Si cette image a offensé qui que ce soit, j’en suis désolée »
« À aucun moment mon intention n’a été de reproduire, caricaturer ou me faire passer pour une personne racisée », assure Azemylia, qui dit comprendre qu’elle ait « blessé » ou « choqué » des personnes qui n’avaient pas le « contexte ». « Si cette image a offensé qui que ce soit, j’en suis sincèrement désolée », déclare la drag queen, qui dit avoir été « profondément blessée » d’« être qualifiée de raciste ».
Dans sa publication, elle revient également sur une autre image polémique, où elle apparaît à l’affiche d’une soirée sur le thème « Geisha ». Azemylia assure qu’« après avoir découvert » ce visuel « et en avoir discuté avec une queen asiatique », elle a « compris que le concept était problématique » et « décidé de ne pas participer à cette soirée ».
« Ces vieilles images ne résument ni qui je suis, ni ce que je défends », insiste la finaliste de Drag Race France, qui assure ne pas « prétendre [qu’elle a] toujours tout su, toujours tout compris et toujours tout fait parfaitement ». « Il y a évidemment des choses que je ne ferais plus aujourd’hui de la même manière », reconnaît-elle.
Azemilia n’est pas la première participante de Drag Race France accusée de blackface. Leona Winter avait également été pointée du doigt pour une apparition dans une émission chilienne où la production lui avait « imposé », avec d’autres candidates, de se « grimer et de performer sur une chanson des Jackson 5 », comme elle l’avait expliqué. La drag queen s’était excusée face aux critiques, regrettant de « ne pas l’avoir refusé ».
Une diffusion marquée par du harcèlement et des « insultes »
Début août, la production de l’émission avait dénoncé « la haine, le harcèlement et les attaques personnelles » envers les candidates et les membres du jury, martelant qu’ils « n’ont pas leur place ». Azemylia n’a pas échappé à ce déferlement, qu’elle évoque dans sa publication sur Instagram. « Je n’ai pas du tout vécu la diffusion comme j’aurais rêvé la vivre », confie-t-elle.
« C’est une sensation étrange de regarder le plus grand rêve de sa vie se transformer petit à petit en quelque chose qu’on redoute », explique la drag queen dans son texte, faisant état d’une « vague de haine » et d’« insultes ». Après un tournage qu’elle a « adoré », l’artiste affirme avoir parfois eu « l’impression d’être punie » pour n’avoir pas passé son temps devant la caméra « à réfléchir à l’image parfaite qu’il aurait fallu renvoyer ».
« Je ne vais pas prétendre que ça ne m’a pas atteinte. Tout m’a atteinte », assume Azemylia, admettant qu’elle ne retenterait « probablement pas » l’expérience si elle avait su « exactement » ce qu’elle « allait devenir après le tournage ».


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