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Sport 14/06/2026 07:28 Actualisé le 14/06/2026 07:38
Défait 94-90 par des Knicks victorieux de la série 4-1, Wembanyama a livré une analyse lucide de sa finale en conférence de presse, lui qui disputait à 22 ans ses premiers play-offs.

RONALD CORTES / Getty Images via AFP
Victor Wembanyama n’a rien pu faire contre les New YOrk Knicks sur le parquet de San Antonio dimanche 14 juin.
Plus de 50 ans d’attente. Les New York Knicks ont enfin remporté un troisième titre NBA, le premier depuis 1973, à l’issue d’un printemps de play-offs mémorable, qui s’est achevé ce samedi 14 juin sur le parquet des San Antonio Spurs.
Les Knicks se sont imposés 94-90 grâce à une partie légendaire de Jalen Brunson (45 points), élu MVP des finales, afin de remporter la série 4-1, ne perdant que trois rencontres sur les 15 disputées en phase finale depuis fin avril.
Pour ses premiers play-offs dans sa troisième saison, à la tête d’un groupe jeune qui a revivifié une franchise qui végétait au fond des classements, Victor Wembanyama a mené les Spurs bien plus loin qu’espéré, jusqu’à la prestigieuse finale, qui en appelle d’autres, après avoir confirmé son gigantesque potentiel.
Mais, après le match, la déception était grande pour le Français de 2,24 m : « Evidemment on n’était pas prêts, je n’étais pas prêt à gagner une bague, c’est évident. En termes de volonté de bien faire, d’intensité, d’effort, on était à un bon niveau, moi aussi. Mais l’expérience... Ce sont les erreurs, on ne manque pas de talent ou de capacités, mais on fait trop d’erreurs, je fais trop d’erreurs », a-t-il concédé en conférence de presse après match.
« Je fais trop d’erreurs »
Après avoir mené chaque match de la finale, les Spurs en ont perdu quatre sur cinq, se montrant fébriles dans les instants clés, à l’inverse des Knicks. « Wemby » a fini sa saison samedi sur sa plus mauvaise prestation offensive de la série avec 19 points, dont seulement 3 dans le dernier quart-temps.
« C’est la plus grande leçon de ma vie. Je vais apprendre plus que jamais », a-t-il souligné. Le Français s’est dit « énervé » par le fait « qu’au moins 100 matches » le séparent d’une éventuelle nouvelle finale en 2027, en pensant à la saison régulière qui débutera à l’automne.
Des Spurs qui se sont effondrés en fin de match
Les Knicks sont enfin récompensés après plus d’un demi-siècle de désillusions, de mauvais choix, de vedettes trop payées, de rencontres perdues sur le fil, face à Reggie Miller dans les années 1990 ou encore l’an dernier face aux Pacers de Tyrese Haliburton en finale de conférence Est.
Le scénario vécu lors des quatre premières rencontres s’est répété, un bon début des Spurs grâce à une défense de fer, un meilleur deuxième quart-temps des Knicks, des Spurs qui gardent la tête avant de s’effondrer en fin de match.
Wembanyama a commencé par punir en défense, avec cinq contres rapides, mais les Spurs n’ont pas réussi à prendre le large, faute d’adresse. Le Français n’a pas trouvé la solution, finissant avec 19 points, mais 3 seulement dans le dernier quart-temps, 14 rebonds, 2 passes et 5 contres.
Si le rookie texan Dylan Harper a réussi avec un match fantastique, inscrivant 25 points en sortie de banc, ses coéquipiers plus expérimentés ont une nouvelle fois sombré en fin de match à l’image de l’arrière All-Star De’Aaron Fox (7 points à 3 sur 15 au tir).
Brunson a égalisé à 4 minutes 45 de la sirène, redonné deux points d’avance à 1 min 07 d’un flotteur avant que la partie ne se joue aux lancers francs à l’avantage des visiteurs, qui sont ensuite montés sur scène pour savourer leur trophée.


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