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Une cinquantaine de personnes ont choisi de sacrifier un beau dimanche d’été pour réfléchir aux façons d’améliorer le système de transport en commun à Toronto, à quatre mois des élections municipales.
Les doléances au sujet des services offerts par la Commission de transport de Toronto (CTT) sont nombreuses. Le groupe de défense des usagers TTCriders, qui organisait cette rencontre, pense que le moment est bien choisi pour tenter d’obtenir des engagements des candidats à faire du transport en commun une priorité.
Une de nos principales missions est de donner une voix aux utilisateurs du transport en commun, mais aussi de faire faire réaliser aux décideurs, aux politiciens, aux conseillers municipaux, aux gens qui siègent au conseil de la CTT que les usagers votent, explique le directeur général de TTCriders, Andrew Pulsifer.
Les gens qui prennent le transport en commun représentent un groupe d’électeurs, au même titre que les automobilistes ou les propriétaires de maison, fait-il valoir. Nous voulons avoir un meilleur système de transport en commun dans cette ville et nous allons voter en conséquence.
Les gens veulent que leur autobus arrive à temps, ils veulent se sentir en sécurité dans les transports en commun et ils veulent que le système soit accessible.
Zoë Nicoladis, une étudiante à la maîtrise en géographie à l’Université de Toronto, constate que beaucoup de gens ne se sentent pas en sécurité à bord des véhicules de la CTT. On a besoin de plus de services communautaires, déclare-t-elle, pour aider des personnes qui sont en crise ou qui ont des problèmes mentaux peut-être, ou qui n’ont aucune place où aller. ».
Je ne pense pas que la solution c’est d’avoir plus de policiers.
Mme Nicoladis aimerait aussi que les tarifs réduits qui sont consentis aux étudiants de 19 ans et moins soient étendus aux étudiants plus âgés. « C’est un petit peu injuste, parce que même après 19 ans, on est toujours à l’école et ça coûte cher », dit-elle.
Krissan Veerasingam, un ancien membre du conseil de TTCriders qui se présente comme conseiller municipal à Scarborough, constate que les participants s’inquiètent des répercussions de la nouvelle Loi pour la construction de logements et l’amélioration de l’infrastructure de transport (nouvelle fenêtre).
Celle-ci donne au ministre provincial le pouvoir de fixer les tarifs, établir des politiques relativement aux tarifs réduits et aux correspondances, et traiter de toute autre question connexe. Il aura aussi plus de contrôle sur les itinéraires considérés prioritaires, le niveau de service sur ces trajets et l’intégration des services de réseaux de transport.
On a très peur que les gains que nous avons obtenus, le gel des tarifs et le plafonnement des tarifs, disparaissent en quelque sorte.
Si je veux que mon arrêt d’autobus soit déménagé, ou si je veux du service pour mon autobus, je peux me pointer à l’hôtel de ville et je peux parler au conseiller municipal local. Je ne pense pas que j’aurai le même privilège si c’est une responsabilité provinciale, observe Andrew Pulsifer, de TTCriders.
Il souligne que le bilan n’est pas que négatif. Les pressions exercées ont en partie permis d’obtenir notamment un gel des tarifs depuis trois ans, des améliorations à la fiabilité et un corridor réservé aux autobus à Scarborough, qui doit ouvrir en septembre.
D’après les informations de Bienvenu Senga


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