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Du jeudi 21 au dimanche 24 mai 2026, le festival Handiclap rouvre ses portes pour sa 39ᵉ édition. Nicolas Bouchet, slameur, performera sur scène.
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Par Lucas Mellerin Publié le 23 mai 2026 à 18h00
Angevin de 42 ans, Nicolas Bouchet est un passionné de slam et de triathlon. Hémiplégique depuis sa naissance, il n’a de cesse de sensibiliser sur le handicap, mais pas que. Il se produira au festival Handiclap aux Machines de l’Île prévu du jeudi 21 au dimanche 24 mai 2026.
Pourquoi avoir décidé de participer à la 39ᵉ édition du festival Handiclap ?
Alors honnêtement, j’ai décidé quand on me l’a proposé, mais c’est venu très rapidement. Quand je suis retourné chez moi à Angers, avec Benjamin Rolier, un photographe, on a fait une exposition. Il m’a pris sur toutes les coutures, en slip de bain, en tenue de course, à vélo, dans la vie quotidienne. L’idée était de sensibiliser, de mettre un portrait sur la vie d’un jeune, même si je suis un peu moins jeune maintenant (rire), d’une personne handicapée. Benjamin a fait un appel à projet ensuite et on a participé à l’exposition Anamorphose d’Handiclap le 15 avril. Il m’a fallu vraiment beaucoup de temps pour accepter l’affiche ensuite. J’ai un problème, un peu moins maintenant, avec mon image. Déjà, faire l’expo, c’était dur. Mais il y a une telle bienveillance autour qu’on s’en fout (sic).
Pourquoi avoir choisi le slam ?
Parce que, comme je le dis dans mes interventions au collège, au début, c’était dur d’en parler. Maintenant, c’est plus facile. J’ai choisi l’écriture plutôt que de brûler des voitures. C’est poétique, mais en vrai, c’est ça. Quand tu es maltraité, on va te dire : dans la vie, tu as deux solutions, soit – et quand tu es enfant, tu le comprends encore moins – tu te bagarres, tu fais le petit con (sic), soit tu écris. Comment m’est venue l’écriture ? Je ne sais pas. Inexplicable. C’est arrivé quand j’avais 10 piges et c’est un moyen d’expression qui est venu comme ça. Au début, je l’ai vraiment caché. Ça ne voulait rien dire du tout. Il n’y avait pas de style. J’aime bien la poésie en vers et contre tous – envers et contre tous – parce que tu amènes de la poésie à la dégueulasserie des hommes.
Quels sujets défendez-vous à travers vos slams ?
Quand j’écris, généralement, je suis assez triste, pas mélancolique, très triste. J’essaie de me détacher de ça parce que ça peut vite devenir un cercle vicieux. Alors ce soir, on ne va pas en voir beaucoup de ce type de slams, parce que j’ai envie que ce soit plus festif et que ça donne envie. Il faut regarder le soleil. Je savais que j’avais 20 minutes, mais en fait je pensais peut-être que j’allais déborder, donc il faut que j’en enlève une bonne partie. Mon slam « Droits de l’homme », j’ai envie de commencer par ça. C’est sur le monde du handicap et comment on est un petit peu maltraités par cette société. On dit qu’elle est inclusive, mais en fait, non.
Par exemple, soit on dit : vas-y, t’as rien à proposer, t’es handicapé, ferme ta gueule (sic). Ou soit, comme pour ce festival, on dit : vas-y, t’as des trucs à dire. Mon slam « Mères Courage », pareil, c’est sur les mamans qui ont un enfant handicapé. Ça ne doit pas être facile pour les parents, mais encore moins quand il n’y a pas d’amour entre eux. C’est un peu ce que j’ai vécu, je suis vraiment sensible à ça. Et les copains, parce que sans les copains, on ne fait rien.
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