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CHRONIQUE - La crise migratoire dans l’enclave espagnole a été l’occasion de refaire le procès en colonisation de l’Europe. Mais au prix d’approximations et d’oublis.
La légende raconte que c’est sur l’île d’Ogygie, non loin de Ceuta, que la nymphe Calypso, fille d’Atlas, retint Ulysse captif pendant sept ans. C’est également de Ceuta que s’élancèrent les troupes musulmanes qui allaient ravir la péninsule ibérique à l’Europe latine pendant des siècles, aidées par la trahison du comte Julien, en lutte contre les dirigeants de l’Espagne wisigothique.
Treize siècles plus tard, la frontière espagnole à Ceuta a été violée par une vague de dizaines de milliers de clandestins venus du Maroc pour accéder au continent européen. Semblables à une armée d’occupation, certains d’entre eux lançaient des « Allah Akbar » aux autorités locales, affichant une absence d’empathie envers les habitants. Une manière, sans doute, de donner des gages à l’opinion publique européenne sur le désir d’intégration de ces candidats à l’immigration.
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Il n’en fallut pas plus pour que les relais du pouvoir marocain utilisent cette déstabilisation pour contester à l’Espagne toute légitimité…


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