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Par Edouard de Mareschal, pour Le Figaro Magazine
Publié le 01/10/2026 à 12h00, mis à jour le 01/10/2026 à 12h35

GRAND ENTRETIEN - Camille Pascal fut la plume de Nicolas Sarkozy, Astrid Roucher celle d’Emmanuel Macron. À quinze ans d’écart, deux témoins de l’intimité du pouvoir se retrouvent pour un entretien croisé sur le langage en politique, ses usages et ses dérives.
Camille Pascal publie Le Bal des foudroyés, roman sur l’avènement de Louis XIV, tandis qu’Astrid Roucher publie La Plume et le Prince, récit de cinq années passées à écrire les discours du chef de l’État.
LE FIGARO MAGAZINE. - On imagine la parole du prince d’autant plus forte qu’elle est rare : le mutisme calculé du jeune Louis XIV, futur monarque absolu, face au verbe permanent d’Emmanuel Macron. La fréquence des discours est-elle inversement proportionnelle au pouvoir de celui qui les prononce ?
Camille PASCAL. - Si on se replace du côté de sa prise de pouvoir (presque son coup d’État) en 1661, la parole publique de Louis XIV n’était pas si rare. Ce qui m’a fasciné, c’est que lui aussi avait une « plume ». On le sait grâce à son jeune secrétaire d’État Loménie de Brienne, qui assista aux trois conseils fondamentaux de mars après la mort de Mazarin. Loménie de Brienne se rend compte que le roi lit un texte qu’il dissimule. En réalité, Louis XIV est un acteur comme Macron…


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