Ils ne seraient que 1,8% de médecins vaudois à dépasser, une fois par mois, le plafond de prestations médicales qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Et seuls 0,2% de praticiens de ce canton le dépassent tous les mois. A l’échelle suisse, le nombre de médecins qui excéderaient la limite de facturation est évalué à environ 5%. Des chiffres encore provisoires et obtenus dans l’urgence par la faîtière des médecins suisses (FMH) après la grogne de nombreux professionnels en juillet dernier.
Ce qui a alimenté la fronde estivale? Un dispositif voulu par le parlement en 2025 qui consiste à limiter la facturation à charge de l’assurance obligatoire à 1577 points tarifaires par jour de travail, en moyenne mensuelle. Son entrée en vigueur doit encore être validée par le Conseil fédéral, en novembre prochain. Mais cette volonté bernoise a fâché de nombreux praticiens, en particulier dans les spécialités dont l’activité dépasse largement le seuil retenu, notamment en cardiologie. L’objectif affiché de cette mesure est de traquer les facturations aberrantes, qui correspondent parfois à des journées de vingt-quatre heures de travail. Mais beaucoup de médecins y ont vu une mesure punitive, décidée sans données concrètes sur les effets du nouveau tarif médical, Tardoc, entré en vigueur au début de l’année.


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