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Quatre personnes font face à de multiples accusations après qu’un appel pour introduction par effraction au département de génie de l’Université Western à London, en Ontario, la fin de semaine dernière, a mené à la découverte de produits chimiques pouvant potentiellement servir à la fabrication d’explosifs.
Le service de police de London a indiqué mardi que les produits chimiques se trouvaient dans une résidence du quartier University Heights, à l’ouest du campus. Un important dispositif policier était toujours déployé, incluant une unité de déminage prête à intervenir et une excavatrice stationnée près de la propriété située au 212, place Chesham.

Quatre personnes ont été inculpées en lien avec l’enquête menée après la découverte de produits chimiques dangereux dans une résidence de la place Chesham à London. Plusieurs équipes d’intervention d’urgence travaillaient toujours à sécuriser le secteur, mardi.
Photo : Radio-Canada / Kendra Seguin
L’enquête a débuté samedi sur le campus de l’université après que les policiers aient reçu un appel vers 1 h 40 pour prêter main-forte aux agents spéciaux du campus pour l’arrestation d’un intrus.
L’homme, un résident d’Ottawa, âgé de 27 ans, a été arrêté après une poursuite à pied. Un pistolet chargé a été saisi, selon la police de London.
Les policiers ont par la suite découvert qu’un deuxième homme était impliqué, menant ainsi l’enquête à la résidence située de la place Chesham.
Sur place, les policiers ont constaté la présence de produits chimiques dangereux pouvant servir à la fabrication d’explosifs, confirme Sean Travis, surintendant-détective par intérim au service de police de London en ajoutant qu’aucun engin explosif n’avait toutefois été découvert sur les lieux.
Je comprends que la population locale puisse être très inquiète quant à ce qui se trouve dans cette résidence.
Cette découverte a mené à l’arrestation de deux autres personnes liées à la résidence.
Accusations multiples
Fei (Frank) Han, 25 ans, et Feiyang (Astrid) Ji, 21 ans, tous deux de London, ont été accusés de possession illégale d’explosifs.
Jerry Tong, 27 ans, d’Ottawa, a été accusé de six infractions :
- port d’une arme dissimulée ;
- utilisation négligente d’une arme à feu ;
- possession d’une arme à feu à autorisation restreinte ou prohibée chargée ;
- résistance à l’arrestation ;
- introduction par effraction ;
- occupation d’un véhicule automobile avec une arme à feu chargée.
Zekun Wang, 26 ans, un résident de London, a été accusé d’introduction par effraction et d’occupation d’un véhicule automobile avec une arme à feu chargée.
Plusieurs rues avoisinantes de la résidence ciblée par l’enquête ont été fermées mardi en fin de matinée dans le cadre de l’enquête.
Le service de police de London restera sur les lieux pour une durée indéterminée, le temps que des recherches soient menées et que les produits chimiques soient retirés en toute sécurité de la résidence par du personnel spécialisé et avec de l’équipement approprié, a indiqué la police par communiqué.
L’enquête est toujours en cours et comprend une perquisition approfondie du domicile.
Des barrages ont été installés aux intersections suivantes afin de restreindre la circulation :
- avenue Chesham et boulevard Castlegrove ;
- place Chesham et avenue Chesham ;
- rue Citation et avenue Chesham ;
- rue Citation et place Eastcastle ;
Veuillez noter que seuls les résidents du quartier seront autorisés à circuler au-delà de ces points, souligne également la police par communiqué.
Le service de police de London demande aussi au public d’éviter le secteur.
Certaines résidences à proximité ont également été évacuées par précaution, selon Sean Travis.

La police de London a barré plusieurs rues autour de l’avenue Chesham pour les besoins de l’enquête
Photo : Google Maps
Les autorités n’ont pas précisé la nature du lien entre l’incident sur le campus et la découverte des produits chimiques dangereux.
M. Travis n’était pas non plus en mesure d’indiquer si du matériel avait été dérobé lors de l’introduction par effraction sur le campus de l’Université Western.
Ce dernier ajoute aussi que la police ne peut confirmer la présence de messages ou de lettres suspects au domicile, mais la possibilité d’un laboratoire de drogue n’était pas suspectée.
Selon le Western Gazette, l’Université Western a fermé quatre bâtiments de génie samedi matin dans le cadre de l’enquête initiale. Les bâtiments ont rouvert leurs portes samedi soir.
Dans une déclaration à CBC News, l’Université Western indique collaborer étroitement avec le service de police de London dans le cadre de l’enquête.
Notre priorité absolue est la sécurité de notre communauté universitaire, et le service de police de London nous a assuré que les bâtiments concernés par l’incident de la fin de semaine sont sécurisés, soutient un porte-parole de l’Université. Tout autre détail concernant l’affaire et les personnes impliquées sera communiqué à la discrétion du service de police deLondon.
L’enquête n’en est qu’à ses débuts et de plus amples informations seront communiquées au besoin, conclut le communiqué émis par le service de police de London.
Avec les informations de Matthew Trevithick, CBC News


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