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Alors que quatre personnes accusées d’avoir entreposé des produits chimiques pouvant servir à la production d’engins explosifs et fabriqué des armes à feu demeurent détenues, les enquêteurs de la police de London, en Ontario, confirment qu’aucune preuve ne permet de croire qu’il s’agit d’un acte de terrorisme ou d’une menace pour la sécurité nationale.
Pour clarifier la situation, nous ne croyons pas qu’il existe une menace pour la sécurité nationale , explique le chef adjoint de la police de London, Paul Bastien, lors d’un point de presse, vendredi, ajoutant qu’il n’y a pas d’enquête liée au terrorisme pour le moment.
À ce stade de l’enquête, il ne s’agit pas d’une enquête pour terrorisme ni d’une enquête relative à la sécurité nationale .
Jerry Tong, Zekun Wang, Fei (Frank) Han et Feiyang (Astrid) Ji ont entre autres été inculpés de possession d’explosifs et de fabrication d’armes à feu, à la suite d’une perquisition de plusieurs jours menée dans une résidence située au 212, place Chesham, à London.

Selon le chef adjoint de la police de London, Paul Bastien, l’enquête en cours a notamment fait appel à des détectives, des techniciens de déminage, des spécialistes en identification judiciaire ainsi que des analystes et les spécialistes en criminalité vidéo et numérique.
Photo : Radio-Canada / Meagan Fitzpatrick
D’après les éléments saisis lors des perquisitions initiales et subséquentes effectuées à l’extérieur de la ville, les enquêteurs croient que les accusés fabriquaient des armes à feu et des explosifs, affirme la police de London.
La police demande la patience des résidents
Bien que les partenaires communautaires aient terminé leurs investigations à l’adresse de la place Chesham, des membres du Service de police de London maintiendront une présence à la résidence située dans le quartier University Heights pendant la durée de l’enquête.
La présence policière restera visible le temps que les enquêtes spécialisées se poursuivent , explique le chef adjoint.
Cette présence doit être perçue comme une mesure d’enquête nécessaire, et non comme un danger permanent , rassure-t-il.
L’enquête a débuté après qu’un appel signalant une intrusion a été reçu par la police le 24 janvier, en provenance de l’Université Western.
Au fur et à mesure que l’enquête progresse, des renseignements supplémentaires seront communiqués, le cas échéant, promet la police.
Les quatre accusés restent en détention et des audiences de remise en liberté sous caution sont prévues dans les prochains jours devant le tribunal de London.


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