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La rémunération pour les dons de plasma, « c'est certainement un débat qui existe depuis que la pratique existe », souligne l'avocat et éthicien, Michel T. Giroux, directeur de l'Institut de consultation et de recherche en éthique et en droit. Un débat qui refait surface en raison du décès de deux personnes après avoir vendu leur plasma dans des cliniques privées à Winnipeg.
Santé Canada a indiqué avoir reçu des signalements de deux réactions indésirables mortelles dans des centres de l’entreprise Grifols en moins de quatre mois. Cette entreprise paie les donneurs jusqu’à 100 dollars pour le don de plasma sanguin.
Une étudiante étrangère de l’Université de Winnipeg, âgée de 22 ans, est l’une des victimes.
« Ce qui a pu être observé d’une façon routinière, dans la vie de tous les jours, c’est que oui, les gens qui sont défavorisés sont plus enclins à faire un don rémunéré. »
La marchandisation du sang, du plasma ou d’une partie du corps humain suscite, depuis le début, des questions fondamentales sur deux enjeux, d’après Me T. Giroux. Le premier, c’est l’enjeu de principe moral, puis le deuxième enjeu, c’est la grande question de la sécurité des donneurs et des receveurs.
L’avocat et éthicien donne l’exemple du Québec qui ne paie pas le don de plasma, mais vend des produits pharmaceutiques fabriqués à partir du plasma des donneurs rémunérés. Ça pose un problème, soulève-t-il.


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