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Les faits se sont déroulés entre le 31 mai et le 3 juin dans la région Oromia, en Ethiopie centrale. Les autorités accusent l’Armée de libération oromo, un groupe classé comme organisation terroriste par Addis-Abeba, qui avait annoncé vouloir perturber les élections législatives du 1er juin.

Un véhicule incendié dans la ville de Sebeta (Ethiopie), le 8 octobre 2016. Un véhicule incendié dans la ville de Sebeta (Ethiopie), le 8 octobre 2016.

Au moins 11 civils ont été tués par des hommes armés entre le 31 mai et le 3 juin dans la région éthiopienne de l’Oromia, ont affirmé samedi 6 juin à l’Agence France-Presse (AFP) trois témoins, les autorités fédérales accusant l’Armée de libération oromo (OLA), un groupe rebelle.

Depuis 2018, les forces fédérales affrontent l’OLA, classée « organisation terroriste » par les autorités. Le groupe rebelle dit lutter pour les droits des quelque 40 millions d’habitants de l’Oromia, région la plus grande et la plus peuplée du pays où se trouve la capitale, Addis-Abeba. L’OLA avait annoncé son intention de perturber les élections législatives dans le pays d’Afrique de l’Est, qui se sont tenues le 1er juin.

Dans un communiqué publié vendredi, le bureau du premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a présenté ses « condoléances » à ceux qui ont perdu des « proches » dans ces attaques, avant d’accuser l’OLA. Le communiqué ne fournit aucun bilan. Jeudi sur X, l’OLA avait de son côté accusé les autorités fédérales d’avoir « encouragé et attisé les violences communautaires ».

Evalués à quelques milliers d’hommes en 2018, les effectifs de l’OLA ont largement augmenté ces dernières années. Mais les observateurs estiment la rébellion insuffisamment organisée et armée pour représenter une réelle menace pour le pouvoir fédéral éthiopien, bien que la capitale fédérale soit enserrée par l’Oromia. La zone d’Arsi avait déjà été le théâtre d’attaques. En novembre 2023, au moins 30 civils avaient été tués par des assaillants non identifiés.

Le Monde avec AFP