Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Est-ce que l’immigration peut transformer l’ADN musical d’une ville?

2 hour_ago 10

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Debout devant son micro dans le studio Lynx, situé sur la rue Dupont à l'ouest du centre-ville de Toronto, la chanteuse Laetitia Siala, alias TT, fredonne sa prochaine chanson Nous Deux. C'est le premier titre qui fusionne ses influences canadiennes et ses racines congolaises, mêlant francais et lingala.

La musique congolaise, c'est différent d'autres musiques parce que c'est rythmique et puis le nombre de notes qu'on joue dans un court laps de temps est très élevé , explique-t-elle, en ajoutant qu'elle puise son inspiration dans la rumba pour la mélodie, le seben pour les finales instrumentales dansantes, et le mutuashi pour l'énergie.

Quand son nouvel EP sortira cette année, TT aimerait pouvoir présenter ses mélodies au public Torontois. Pourtant, elle peine à trouver des scènes locales prêtes à accueillir ce métissage.

Il n'y a pas trop d'espaces spécifiquement développés pour la musique afro-francophone à Toronto. (...) J'ai vécu cette expérience dans ma propre vie et je vois exactement quel support me manque. (...) Les subventions gouvernementales, le mentorat. On a besoin de quelque chose de plus spécifique qui aide vraiment les Français à trouver leur voix ici à Toronto.

Mathias Recharte est batteur dans le groupe Kuné.

Le musicien immigré Mathias Recharte observe que les immigrants ont souvent beaucoup de misère à trouver des établissements qui programment des musiques du monde.

Photo : Radio-Canada

Ce sentiment d'exclusion est partagé par le batteur d'origine péruvienne, Mathias Recharte.

Arrivé en 2013, il a d'abord étudié l'ethnomusicologie à l'Université York. Si ses contacts académiques lui ont permis de décrocher quelques contrats, ce n'est qu'en rejoignant le collectif Kuné, au Conservatoire royal de musique, que sa carrière a pris son envol. Ce groupe, composé de musiciens immigrés et métis, se veut le miroir de la réalité torontoise.

On a joué dans un festival brésilien et grec, une fête du nouvel an turc et même des mariages. Ça m'a fait réalisé que la musique pouvait être mon gagne-pain au Canada , raconte-t-il.

Même si lui et ses collègues sont parmi les chanceux, il observe que la réalité des musiciens immigrés est beaucoup plus précaire.

Trouver des établissements qui programment des musiques du monde restent un défi de taille. Le système de subventions, et toute l'industrie de la musique canadienne, sont aussi un labyrinthe.

Entre héritage et métissage

Bien qu’il soit complexe de définir l’identité sonore de Toronto avant l'apport de l'immigration, la ville s'est historiquement distinguée par son caractère de satellite culturel britannique. Ce patrimoine se traduisant par un soin apporté aux institutions et à la rigueur technique. Longtemps, la musique torontoise a été portée vers les formes chorales et classiques par quelques piliers, dont certains existent toujours aujourd'hui, tels que le Chœur Mendelssohn de Toronto, et les compositeurs Healey Willan ou Sir Ernest MacMillan.

Entre les années 1920 et 1940, la scène populaire a vu l'essor des fanfares du vaudeville, qui combinaient l'opérette avec des airs comiques, alors qu'un jazz underground plus vif s'imposait grâce à des formations pionnières comme Cy McLean and his Rhythm Rompers. Sans oublier que The Band, mythique groupe qui accompagne Bob Dylan s'est formé sur la rue Yonge à la fin des années 1960. Plus récemment, la Ville Reine s'est fait connaître à l'échelle mondiale pour un style particulier de rock indépendant et de folk alternatif portés par des collectifs emblématiques tels que Broken Social Scene et Blue Rodeo.

Aujourd'hui, l'affluance des immigrants du secteur culturel est massif. En 2021, près de 100 000 d'entre eux occupaient des emplois professionnels et techniques dans le domaine des arts et de la culture à travers le pays, selon des données de Statistiques Canada (nouvelle fenêtre). Ces derniers représentaient d'ailleurs 21 % des artistes, écrivains et interprètes indépendants et plus de 2 000 propriétaires d'entreprises du secteur des arts et de la culture au pays.

Une immigration qui rassemble

Alexandra Mourgou, chercheuse postdoctorale à l’Université York, étudie les liens entre la musique et les espaces urbains. Ayant travaillé à Paris et à Athènes, elle remarque qu'à Toronto, les communautés se mélangent plus volontiers que dans les villes européennes plus homogènes.

En faisant des recherches sur l'expérience des immigrants Grecs à Toronto, elle a observé un lien spécifique entre les communautés immigrantes et certains lieux de rencontre.

Dans le quartier The Danforth depuis les années 1970, des lieux de musique rassemblent des Grecs et des Chiliens qui jouent ensemble de la musique fondée sur la politique. Les deux ont l'expérience commune de la dictature. Il y aussi des cafés où jouent des musiciens du Liban, de la Grèce, de Chypre et les gens qui vont pour écouter cette musique, ils sont aussi des immigrés , illustre-t-elle.

Certains musiciens issus de l'immigration ont d'ailleurs su avoir la cote, comme les groupes, Moskitto Bar, Pantayo, The Sattalites ou encore African Guitar Summit.

Le besoin d'institutionnalisation

Jérémie Molho est chercheur associé principal à la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la migration et l'intégration.

Jérémie Molho, chercheur associé principal à la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la migration et l'intégration, croit que les sphères institutionnelles doivent mettent plus en lumière les musiques du monde.

Photo : Radio-Canada

Jérémie Molho est chercheur associé principal à la Chaire d'excellence en recherche du Canada sur la migration et l'intégration. Il remarque lui aussi l'impact qu'a l'immigration sur la scène musicale à l'échelle du pays, entre autres, à travers l'offre d'artistes issues de cultures différentes et les goûts variés des nouveaux arrivants.

Encore faut-il que cette diversité culturelle soit représentée dans la scène culturelle. C'est là où réside les difficultés, selon lui.

Il y a un besoin de non seulement valoriser cette culture alternative, mais aussi de trouver une traduction dans les sphères institutionnelles plus établies pour permettre une stabilité matérielle de cette culture, pour diriger les personnes qui arrivent avec des compétences dans le domaine de la culture vers les structures adéquates qui leur permettent de valoriser leurs compétences.

Shamez Amlani est le propriétaire de la salle de concert Drom Taberna.

Shamez Amlani, propriétaire de la salle de concert Drom Taberna, un endroit qu'il considère un tremplin pour les artistes issus de la diversité.

Photo : Radio-Canada

Shamez Amlani, propriétaire de la salle de concert Drom Taberna, est du même avis. Cette salle de concert, située au coeur du centre-ville, est, pour plusieurs musiciens issus de la diversité, une rare terre d'accueil.

L'endroit offre une centaine de concert par mois, mettant surtout en lumière la musique internationale afin de favoriser le développement communautaire.

Quand les gens viennent chez nous, en une seule soirée, ils découvrent de la musique qu'ils n'ont jamais entendues, une fusion de musique authentique mêlant les rythmes et les mélodies de pays très divers. (...) Il peut toujours y avoir encore plus d'endroits comme ça, bien sûr. Mais en même temps, il faut commencer quelque part.

Reconnaître la diversité

Ariane Couture est professeure adjointe à l'école de musique de l'Université de Sherbrooke. Elle a effectué une étude de la portée des diversités culturelles en musique au Canada (nouvelle fenêtre). Selon elle, il faut que les institutions déjà établies et les futurs établissements soient plus réceptifs aux spécificités des musiques du monde.

Tout le monde est un peu mis sur le même niveau, dans un espèce de grand bouillon culturel , dit-elle. Ça fait en sorte que les besoins de certaines populations ne ressortent pas.

Elle cite le système MAPL comme exemple d'un règlement qui ne valorise pas toujours la diversité des créateurs canadiens.

Ça aide à soutenir, en répondant à certains critères, une présence de contenu canadien sur les grandes chaînes de radios diffusion au Canada. Mais, encore là, on parle de langue reconnue au Canada, l'anglais et le français, mais on ne parle pas de toutes les langues autochtones qui sont aussi présentes sur le territoire, et on ne pense pas non plus à des musiques qui vont combiner différentes langues , rappelle-t-elle.

Nicholas Murray, du groupe musical LAL, est du même avis. Selon lui, il faut surtout faire en sorte que les musiciens issus de la diversité ne soient pas marginalisés dans les événements de plus grande échelle comme les festivals ou les cérémonies de remise de prix.

Puisque notre forme d'art n'est pas vraiment reconnue, on est automatiquement marginalisé. On est considéré comme quelque chose d'étranger.

Même son de cloche pour le musicien Mathias Recharte.

Si vous venez du Mexique, on attend de vous que vous jouiez du mariachi. Mais qu’en est-il si vous êtes un punk rocker de Guadalajara? Nous voulons être perçus pour ce que nous créons, pas seulement pour nos origines , exige-t-il.

Malgré les barrières, TT reste optimiste. Quand elle présentera un jour ses nouvelles chansons, elle est convaincue que ses mélodies à la saveur congolaise sauront séduire le public torontois.

Honnêtement, la ville est prête pour ce type de son, pour ce type de changement , dit-elle.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway