NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway

Dans « Esprits libres » sur Le Figaro TV, l’ancien ministre et l’écrivain racontent les coulisses de l’arrestation de ce dernier.
Passer la publicité Passer la publicitéEn quelques mois, il est devenu le symbole de la liberté d’expression de tout un pays. Le 16 novembre 2024, l’écrivain Boualem Sansal était subitement arrêté par les autorités algériennes. Accusé d’« atteinte à l’unité nationale » et d’« acte subversif ou terroriste », il a été condamné à cinq ans de prison, ainsi qu’à une amende de 500 000 dinars, pour des propos remettant en cause les frontières actuelles de l’Algérie. Il a finalement été libéré un an plus tard, à la suite d’une grâce présidentielle obtenue par l’Allemagne.
Sur le plateau d’Alexandre Devecchio, dans l’émission « Esprits libres », l’auteur revient sur cette arrestation qu’il qualifie d’arbitraire, aux côtés de Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur en France au moment des faits, qui s’était activement mobilisé pour sa libération. « L’affaire Boualem Sansal, pour moi, c’est comme les poupées russes. C’est une imbrication d’autres affaires », décrit ainsi le chef de file des Républicains. Selon lui, les relations tendues entre Paris et Alger seraient l’une des causes de l’interpellation de l’écrivain. Depuis la reconnaissance d’Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en juillet 2024, les rapports entre les deux pays s’étaient en effet nettement dégradés, le gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune cessant toute communication avec l’Hexagone.
Dans son dernier ouvrage intitulé Légende, publié aux Éditions Grasset, l’homme de lettres, naturalisé français depuis deux ans, défend avec passion la liberté d’expression, qu’il juge indispensable à la vie d’une nation. « Pour vivre en société il faut pouvoir communiquer et même nous contredire. La société, l’économie, toute une nation tient par ça. Si on ferme les canaux de communication, de discussion ou de débat, la société meurt », estime l’auteur. Une conviction partagée par celui qui allait par la suite devenir candidat à l’élection présidentielle, alors révolté de voir l’un de ses compatriotes, détenu par les autorités algériennes.
Je veux la liberté, mais pas à n’importe quel prix
Boualem Sansal« Laver mon honneur »
Dès les premiers jours de sa détention, le nom de Boualem Sansal s’est mis à circuler dans les prisons algériennes, où il incarnait l’espoir pour certains détenus. « Ils se disaient : “Il va faire tomber le régime et, s’il tombe, nous serons libres” », raconte-t-il. Si l’auteur de 76 ans est aujourd’hui bien libre, il ne se considère pas pour autant véritablement libéré. À ses yeux, seul un procès équitable, susceptible de l’acquitter, rétablira son nom. « Je veux la liberté, mais pas à n’importe quel prix. Il faut que je trouve le moyen de laver mon honneur, parce qu’officiellement, aujourd’hui, je suis encore un prisonnier condamné à cinq ans de prison pour trahison et atteinte à la sûreté. Ce n’est pas possible. Je suis innocent », clame-t-il.
Pendant près d’une heure, Bruno Retailleau et Boualem Sansal évoquent ainsi l’héritage controversé de la guerre civile algérienne, ainsi que la politique de repentance menée par le gouvernement français, qu’ils contestent tous les deux.


3 week_ago
86



























.jpg)






French (CA)