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Le Mont-Béchervaise, à Gaspé, accueille depuis vendredi la première édition du Défi Blackridge Pro Hunter. Jusqu’à dimanche, l’organisation s’attend à recevoir une centaine d’archers et de chasseurs du Québec, mais également de la Nouvelle-Écosse et de l’Ontario.
Le défi consiste en un événement proposant trois parcours de cibles à atteindre au tir à l’arc ou à l’arbalète. L’organisateur, Michael Briand, indique que les participants de tous les niveaux sont les bienvenus, même si la plupart des participants, selon lui, sont là pour s’exercer avant le début de la saison de la chasse.

Michael Briand, organisateur du Défi Blackridge Pro Hunter
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
On a un champ de tir pour pratiquer l’arc si jamais tu n’en as jamais utilisé. Tu peux en essayer un ici. Peut-être ne pas aller dans la montagne parce que c'est pour que les chasseurs se pratiquent et qu’il y a de longs tirs, mais le champ de pratique est là pour ça : pour essayer et avoir du fun, explique Michael Briand.
L’idée d’instaurer ce défi en Gaspésie est venue à Michael Briand après en avoir fréquenté au Vermont, aux États-Unis. Il dit y avoir remarqué une bonne présence québécoise, alors amener ce type d’événement en Gaspésie était, pour lui, une bonne façon de rejoindre la communauté dans la province.
La Gaspésie, je trouve que c’est la meilleure place de chasse au monde.
Une sécurité planifiée d’avance
L'aspect de la sécurité sur le site a nécessité la planification, en amont, des lignes de tir et des parcours. Il faut vraiment qu’on calcule que, quand tu tires d’un endroit, il n’y a pas de gens en arrière ou même de fil électrique ou de choses de la sorte. Ça a pris quand même longtemps pour s’assurer de la sécurité des lignes de tir, souligne M. Briand.

Les participants peuvent s'entraîner sur des cibles.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
De plus, seuls les participants au Défi Blackridge Pro Hunter sont autorisés sur le Mont-Béchervaise. L’organisateur précise également que, bien que l’événement soit nommé Défi, il ne représente pas une compétition. Il s’agit plutôt d’un défi personnel.
Michael Briand souligne aussi que la présence de la Protection de la faune à l’événement revêt un caractère de sensibilisation et d'information auprès des chasseurs.
Des fois il y a des gens qui ont peur des gardes de chasse. J'ai des amis qui sont des gardes de chasse et eux, ils veulent juste être sûrs que le monde, quand ils vont chasser, ils font ça en sécurité et qu’on fait ça pour le plaisir, affirme-t-il.
Le Mont-Béchervaise comme terrain de pratique
Parmi les personnes rencontrées sur le site, Samuel St-Laurent, de Rimouski, gère son unité mobile de tir à l’arc virtuel nommée Lad crew.
Avec son unité au Défi Blackridge Pro Hunter, il espère faire découvrir le sport aux curieux. Il montre à manipuler un arc et à tirer de manière adéquate. C’est souvent important de le mentionner, de faire un tir qu’on appelle éthique, explique Samuel Saint-Laurent.

Samuel St-Laurent enseigne les rudiments du tir à l'arc grâce à son unité mobile.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
Félix Allard, un chasseur originaire de Matane, mais résidant maintenant à Mont-Tremblant, a fait la route pour participer à l’événement organisé au Mont-Béchervaise. L’occasion de s’entraîner en Gaspésie avant le début de la saison de la chasse était non négligeable pour lui.
La clé du succès de la chasse, c’est la pratique.
Le Défi permet également un terrain de jeu immersif, selon lui. On voit les décors au loin, on est capable de découvrir. [...] On a vraiment de beaux paysages en Gaspésie et d’être en situation de chasse comme ça, ce n’est pas comme du tir en salle. Tu vois que c’est vraiment la réalité, affirme Félix Allard.

Félix Allard participe au Défi Blackridge Pro Hunter.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
L’intérêt de la pratique est aussi fort pour Étienne Bélanger de New Richmond, qui participe à l’événement. Il indique être un adepte de la chasse à l’arc parce qu’il aime marcher et chercher le gibier. L’arc, c’est le fun pour ça. On cherche la proximité. C’est facile de se déplacer, c’est léger, mentionne-t-il.
Au-delà de l’entraînement, l’événement en est aussi un à caractère social pour Jordan Fournier, originaire de Gaspé. Ça nous permet de le faire en groupe et de jaser. C’est plus le fun qu’à la chasse tout seul, lance-t-il.
L’organisation du Défi Blackridge Pro Hunter prévoit d’ailleurs répéter l’événement l’an prochain.
Avec les informations de Marguerite Morin


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