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La mère biologique d’un garçon d’Ottawa mort apparemment de faim prend la parole pour la première fois avant le verdict, attendu mardi, au procès du couple adoptif accusé de meurtre. « Il ne grandira jamais, il n’obtiendra jamais son diplôme », raconte la mère au sujet de son fils de 12 ans.
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Brandy Cooney et Becky Hamber sont accusées de meurtre prémédité relativement à la mort du garçon en 2022, et de ne pas avoir fourni les premières nécessités à son frère cadet, dont le couple de Burlington avait également la garde.
Outre le meurtre prémédité de l'aîné, les deux femmes de 44 et 46 ans sont inculpées, chacune, de voies de fait avec une arme, de confinement forcé et de manquement à pourvoir aux nécessités de la vie des deux enfants.
Le survivant, maintenant âgé de 14 ans, est retourné vivre avec sa mère biologique, qui a intenté une poursuite de 4 millions de dollars contre les deux accusées, les sociétés d’aide à l’enfance d’Ottawa et de Halton et trois médecins.
Il ne grandira jamais, ne pourra pas se faire des amis, n’obtiendra jamais son diplôme. Il ne sentira pas la chaleur du soleil ou la pluie sur sa peau, il ne pourra pas admirer un coucher de soleil.
L’identité de la victime et de son frère est protégée par une ordonnance de non-publication. Radio-Canada taira donc le nom de la mère, afin de protéger l'identité des deux garçons autochtones.
Dire adieu à mon enfant dans son cercueil, en sachant que je ne le reverrai plus jamais sur cette terre, a été la chose la plus difficile que j’aie jamais eu à faire.
Lors de sa mort, à 12 ans, la victime avait environ le poids d'un enfant de 6 ans. La cause exacte de son décès n’a jamais été établie avec certitude, mais l'autopsie a révélé qu'il était mort d'un arrêt cardiaque.
La Couronne avance que les deux garçons ont été séquestrés, battus et affamés, lorsqu'ils ont été placés sous la garde du couple de lesbiennes en 2017 en attendant la confirmation de leur adoption.
Les accusées plaident non coupables
Les deux accusées ont plaidé non coupables à l'ouverture de leur procès en octobre devant le tribunal de Milton.
L’une d’entre elles a soutenu à la barre durant le procès que les services de protection de l’enfance leur avaient caché la gravité des troubles de santé mentale des deux garçons.

Brandy Cooney et Becky Hamber sont accusées d’avoir affamé l’aîné de leurs garçons à Burlington en 2022 et de ne pas avoir fourni les premières nécessités au cadet, qui a survécu à leurs présumés sévices. (Photos d’archives)
Photo : Avec l'autorisation de la Cour supérieure de l'Ontario
La défense soutient que l'aîné des garçons souffrait de graves troubles alimentaires, comme les syndromes de la rumination et la régurgitation.
Elle ajoute que le couple a eu recours à des méthodes non conventionnelles pour empêcher les enfants de se faire du mal ou de blesser autrui, notamment en les enfermant dans leur chambre et en les attachant avec des attaches en plastique.
Les accusées soutiennent néanmoins qu’elles n’ont jamais eu l’intention de faire du mal aux deux frères et que les travailleurs sociaux étaient au courant de leurs agissements.
Pour la mère biologique des deux garçons, le processus de guérison ne s’achèvera pas avec la fin du procès.
Il faut que des changements soient apportés pour qu’aucun autre enfant ne meure à la suite d’une défaillance systémique du genre, réclame-t-elle.
D’après des renseignements fournis par Jean-Philippe Nadeau et Justin Chandler, de CBC News


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