Depuis quelques mois, certaines figures de proue du mouvement des «Tradwives» (épouses traditionnelles) quittent leur mari et rompent avec ce modèle familial. Elles mettent désormais en garde contre les dérives de cette tendance.
Les récents témoignages insistent désormais sur les lourdes conséquences de tels choix de vie. Mariée à 19 ans sous l’influence de sa foi mormone, Jennie (@lifetaketwo) explique avoir abandonné ses études pour devenir mère et se retrouve aujourd’hui sans carrière ni argent. D’autres racontent avoir été victimes d’emprise.
Lire aussi: «Ex-MAGA, ex-mormone, ex-tradwife»: quand les figures de proue du mariage traditionnel divorcentLe cas de Bernadine Barber est emblématique. Cette influenceuse, qui générait jusqu’à 2500 dollars par mois, a confié au New York Times avoir fui son domicile après des violences domestiques. Autoproclamée «ancienne militante tradi extrémiste», elle a depuis présenté ses excuses pour avoir participé à la sphère masculiniste actuelle.
Un mouvement issu de la droite conservatrice
L’expression est née dans les années 2010 sur des forums conservateurs américains pour décrire les jeunes femmes dédiées intégralement à la famille. Dès 2019, cette esthétique – tablier sur les hanches, romantisant le travail domestique et la primauté du mari – devient une tendance en ligne. Amplifiée par la montée en puissance du mouvement de Donald Trump, elle s’appuie sur un discours ouvertement conservateur, chrétien et nataliste.
Le «momfluencing» prime en Suisse
En Suisse, la tendance s’oriente plutôt vers le momfluencing (le marketing des mères influenceuses). Sur les 45 plus grands comptes suisses recensés par les sites de référence, moins d’un tiers reprennent l’esthétique champêtre.


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