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Depuis le coup de force du président tunisien, il y a cinq ans, une chape de plomb s’est abattue sur le pays. Une marche s’est malgré tout tenue à Tunis samedi 17 octobre, à l’appel de nombreuses organisations syndicales et de la société civile.

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Des manifestants, lors d’un rassemblement antigouvernemental, dans le centre de Tunis, le 17 octobre 2026. Des manifestants, lors d’un rassemblement antigouvernemental, dans le centre de Tunis, le 17 octobre 2026.

Pareille mobilisation est rarissime depuis le coup de force de Kaïs Saïed, en juillet 2021. Samedi 17 octobre, dans le centre-ville de Tunis entièrement quadrillé par les forces de l’ordre, quelques milliers de personnes ont défilé dans le calme dans les rues de Tunis à l’appel des principales organisations syndicales et associatives du pays pour protester contre la vie chère et défendre les libertés publiques dans le pays.

« Vous avez affamé les citoyens avant de les jeter en prison », a scandé la foule, sous haute surveillance policière avant d’entonner un des principaux slogans du mouvement de protestation qui a conduit à la chute du président Zine El-Abidine Ben Ali, en 2011 : « Travail, liberté, dignité nationale ».

Aux côtés de l’Union générale tunisienne du travail, la puissante centrale syndicale, figurait notamment la Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Syndicat national des journalistes tunisiens, l’Ordre national des avocats de Tunisie, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins et l’Union des diplômés chômeurs. Plusieurs partis politiques et collectifs militants se sont joints à cet appel, où les revendications économiques se mêlent aux protestations sur la défense des libertés.

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