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Bien que reconnus comme réfugiés par l’ONU, trois opposants chinois exilés à Bangkok craignent d’être expulsés vers leur pays d’origine. Des précédents existent, le dernier remontant à février 2025 : 40 Ouïgours, détenus depuis plus de dix ans dans un centre de rétention de la capitale thaïlandaise, avaient alors été renvoyés en Chine.

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Un bureau de l’immigration thaïlandaise, à Bangkok, en juin 2025. Un bureau de l’immigration thaïlandaise, à Bangkok, en juin 2025.

Qu’adviendra-t-il des trois dissidents chinois toujours retenus au centre de rétention de Suan Phlu, à Bangkok ? Face à la pression croissante de Pékin, le sort du journaliste Bai Zhaodong, de la militante Zhang Xinyan et de l’opposant Zhou Junyi alarme les ONG de défense des droits humains en Thaïlande. Ces craintes sont d’autant plus vives qu’un quatrième réfugié politique, Tan Yixiang, défenseur des causes tibétaine et ouïgoure, aurait déjà été expulsé vers la Chine, en juin.

Dès le 13 juillet, Human Rights Watch (HRW) alertait sur le risque d’un renvoi forcé dans leur pays, où « ils courent un grave danger ». Tous quatre, précise l’organisation, ont pourtant été reconnus comme réfugiés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Jeudi 23 juillet, une coalition d’associations de défense des droits des réfugiés a ainsi remis une requête à la commission de la Chambre des représentants chargée des affaires juridiques, de la justice et des droits humains, appelant les autorités à « les libérer de toute urgence » et à « faciliter leur réinstallation dans un pays tiers ».

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