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En plein débat sur le 1er-Mai, Sophie Binet veut créer un nouveau jour férié

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La secrétaire générale de la CGT estime que le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, doit devenir « un jour férié, chômé et rémunéré ».

Sophie Binet lors d’une manifestation le 10 avril.

BASTIEN ANDRE / Hans Lucas via AFP

Sophie Binet lors d’une manifestation le 10 avril.

EN BREF Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, propose de faire du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, un jour férié, chômé et rémunéré.
Ce débat intervient alors que le gouvernement discute du travail le 1er mai.
D’autres propositions de nouveaux jours fériés ont récemment été rejetées à l’Assemblée.

Doit-on créer un nouveau jour férié ? C’est la proposition formulée ce vendredi par Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, qui aimerait que le 8 mars devienne « férié, chômé et rémunéré », à la manière du 1er mai. La date n’a pas été choisie au hasard : il s’agit de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée depuis 1911.

Son initiatrice, la militante socialiste Clara Zetkin, entendait à l’époque profiter de cette journée pour pousser des demandes telles que le droit de vote des femmes. Depuis lors, des rassemblements ont lieu chaque année à cette date, élargissant petit à petit le spectre des revendications, dénonçant par exemple les écarts de salaire entre hommes et femmes ou la persistance des violences sexistes et sexuelles.

En France, « on a 11 jours fériés en moyenne », « contre 12 en moyenne dans l’Union européenne », pointe Sophie Binet sur France 2. Cette proposition intervient dans un moment où le débat sur les jours fériés est très présent puisque le gouvernement doit rendre une décision sur le travail le 1er mai, jour historique de défense des droits des travailleurs. Le Premier ministre rencontre ce vendredi après-midi des représentants des boulangers et des fleuristes pour voir avec eux jusqu’où il est possible de créer des dérogations.

LFI aussi veut de nouveaux jours fériés

Une proposition de loi, défendue par Renaissance, la droite et l’extrême droite, proposait d’autoriser les commerçants alimentaires, mais aussi les fleuristes et les établissements culturels à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Mais la mobilisation des syndicats et de la gauche, qui se disait prête à déposer une motion de censure à l’Assemblée nationale, a eu raison du texte, qui a fini par être retiré par le gouvernement. Côté CGT, Sophie Binet veut que le 1er mai reste un jour sanctuaire : « Encore une fois, après, c’est la boîte de Pandore. Si on laisse les fleuristes, pourquoi est-ce qu’on refuse les jardineries ? Pourquoi est-ce qu’on refuse les boucheries, charcuterie, les magasins de bricolage, etc. »

L’idée de créer un nouveau jour férié n’est pas si exceptionnelle. Début avril, ce sont les députés de La France insoumise qui proposaient d’en instaurer de nouveaux. Ils avaient déposé des amendements à l’Assemblée nationale, demandant que le 16 janvier (jour anniversaire de la cinquième semaine de congés payés), le 4 février (date de l’abolition de l’esclavage), le 18 mars (en l’honneur de la Commune de Paris), le 4 août (jour de l’abolition des privilèges) ou le 22 septembre (date de la proclamation de la Première République) soient considérés comme des jours fériés. Ils ont, sans surprise, été rejetés.

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