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En Israël, dans un bastion électoral de Benyamin Nétanyahou, les espoirs prudents de l’opposition

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Israel, Dimona, 14 septembre 2026. Affiche de campagne de Gadi Eizenkot. LAURENCE GEAI/MYOP POUR « LE MONDE »

Par Luc Bronner 

Publié aujourd’hui à 05h30

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ReportageA l’approche des législatives du 27 octobre, les Israéliens se positionnent largement en fonction de leur appréciation de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, entre soutiens indéfectibles du premier ministre et électeurs critiques de la gestion de ce drame par le gouvernement.

Eden Abutbul n’a aucune hésitation. Si le 7 octobre 2023 a été aussi meurtrier pour Israël, c’est la conséquence d’un complot au sein de l’Etat hébreu. « Ce n’est pas la faute de Bibi [le surnom du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou]. Il y a eu des trahisons à l’intérieur de l’armée. Des gens qui voulaient faire chuter Bibi », assure la jeune femme, employée dans une entreprise de télécoms à Dimona, une ville du sud d’Israël. Une théorie complotiste qu’aucun fait ne vient corroborer mais qui continue de prospérer dans l’électorat de droite et d’extrême droite : six électeurs sur dix de l’actuelle coalition gouvernementale en seraient convaincus, selon un sondage publié au début de septembre par le journal Maariv.

Eden Abutboul, au centre commercial à Dimona (IsraIël), le 14 septembre 2026. Eden Abutboul, au centre commercial à Dimona (IsraIël), le 14 septembre 2026.

Eden Abutbul glisse, mystérieuse, que « bientôt, il y aura des preuves ». Sans en dire plus. Sinon que, comme sa famille et la plupart de ses amis, elle votera pour la liste du chef du gouvernement, le 27 octobre, lors des élections législatives. Avec cette conviction tellement tranchée qu’elle ne peut souffrir de contestation même si elle n’a aucun sens : « Les gens de gauche sont pour le terrorisme. » Trois ans après l’attaque du 7-Octobre, comme la jeune employée, une partie significative de l’électorat de Benyamin Nétanyahou demeure accrochée à son idole, boussole de la vie politique qui cumule dix-neuf années comme premier ministre, bien plus que le fondateur de l’Etat hébreu, David Ben Gourion.

Pourtant, Benyamin Nétanyahou a incontestablement perdu beaucoup de supporteurs. En novembre 2022, sa liste avait obtenu 32 sièges. Aujourd’hui, les sondages évoquent entre vingt et vingt-deux sièges, soit la perte d’un tiers environ de son électorat. Il reste donc le noyau dur, au sens propre comme figuré, qui n’imagine pas l’avenir de l’Etat hébreu sans l’homme politique de presque 77 ans.

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