Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En élevant 2 700 km de remblai en plein désert entre 1980 et 1987, les Marocains ont littéralement coupé le Sahara occidental en deux

6 hour_ago 32

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Sept millions de mines antipersonnel enterrées sur près de trois mille kilomètres : voilà ce qui reste, quarante ans plus tard, du plus long ouvrage défensif jamais construit après la Grande Muraille de Chine. Entre 1980 et 1987, le Maroc a érigé au Sahara occidental une ligne de fortifications continue qui coupe littéralement ce territoire désertique en deux, séparant les zones sous contrôle marocain de celles tenues par le Front Polisario. On l’appelle le « mur des sables », ou plus sobrement le Berm. Ses opposants, eux, parlent du « mur de la honte ».

À retenir

  • Une ligne de fortifications plus longue que les 2 500 km de la Muraille de Chine ?
  • 7 millions de mines toujours actives après plus de 40 ans : quel impact sur les populations locales ?
  • Un chantier lancé en urgence qui a transformé à jamais la géopolitique du désert

Sommaire

  1. Un chantier né dans l’urgence militaire
  2. Une frontière de sable, de barbelés et de mines
  3. Des mines qui tuent encore, un cessez-le-feu qui tient depuis 1991

Un chantier né dans l’urgence militaire

Tout commence par un affrontement. Quelques semaines après un affrontement survenu dans la région de l’Ouarkziz, le Maroc lance en août 1980 un chantier pharaonique destiné à sécuriser durablement le territoire du Sahara occidental. Le contexte, lui, remonte à quelques années plus tôt : après que l’Espagne a relinquis le contrôle du territoire en 1975, le Maroc et la Mauritanie se sont partagés la zone, ignorant les revendications d’indépendance des populations sahraouies. Face à cette annexion, les Sahraouis forment en 1976 un mouvement de libération nationale, le Front Polisario, et proclament la République arabe sahraouie démocratique. La guerre qui s’ensuit pousse Rabat à imaginer une solution radicale : au lieu de traquer une guérilla insaisissable dans un désert grand comme la moitié de la France, autant en verrouiller purement et simplement une partie.

L’ouvrage ne sort pas de terre d’un seul coup. La construction s’est étalée sur plusieurs années, par étapes successives, jusqu’à ce que la dernière portion, longue de 550 kilomètres, vienne clore l’ouvrage en 1987 en atteignant la localité de Guerguerat. Au total, six segments distincts ont été bâtis en six ans, chacun repoussant un peu plus la ligne de contrôle marocaine vers l’est et vers le sud. Le dernier tronçon, celui qui referme le dispositif, est aussi le plus long : le sixième mur, construit entre le 14 mai et début septembre 1985, s’étend sur 670 kilomètres, du sud-ouest d’Amgala à l’océan Atlantique au sud de Dakhla. Un détail cocasse mérite d’être signalé : la technique de remblai employée serait inspirée de la méthode marocaine traditionnelle de protection des palmiers contre les inondations, en les entourant de reliefs artificiels de sable. Un savoir-faire agricole ancestral, recyclé à l’échelle d’un continent entier.

Une frontière de sable, de barbelés et de mines

Le résultat final impressionne par ses proportions. Selon les sources, la longueur totale oscille entre 2 700 et 2 720 kilomètres, ce qui en fait, après la Grande Muraille de Chine, la deuxième plus longue barrière construite par l’homme, et surtout le plus long champ de mines continu au monde, avec des remblais de sable, des fortifications militaires et environ sept millions de mines enterrées. Le mur lui-même n’a rien d’un simple talus. Il s’agit d’un véritable ouvrage militaire composé de remblais de sable sur deux ou trois lignes, de champs de mines, de barbelés, surveillé en permanence par des soldats marocains. Certaines estimations évoquent une hauteur de trois mètres, doublée de tranchées et de bunkers.

La surveillance humaine, elle, se compte par dizaines de milliers d’hommes. Ce mur est gardé par environ 100 000 soldats marocains, un chiffre que d’autres sources revoient légèrement à la hausse en évoquant 120 000 hommes mobilisés. À cela s’ajoutent des équipements plus discrets mais redoutablement efficaces : des bunkers, des clôtures et des mines tout au long de la structure, avec une ceinture de mines considérée comme le plus long champ de mines continu au monde, tandis que des bases militaires, postes d’artillerie et terrains d’aviation jalonnent le côté marocain. Un système de radars complète le tout, capable de détecter tout mouvement à plusieurs dizaines de kilomètres. Difficile d’imaginer un tel arsenal déployé sur près de trois mille kilomètres, mais c’est bien la réalité de ce désert que peu de touristes traversent.

Des mines qui tuent encore, un cessez-le-feu qui tient depuis 1991

Le mur a atteint son objectif stratégique. Le dispositif sépare le territoire administré par le Maroc, à l’ouest, de la zone orientale contrôlée par le Front Polisario, une division qui a permis au royaume chérifien de conserver le contrôle sur plus des deux tiers du Sahara occidental, un rapport de force qui perdure depuis le début des années 1990. Un cessez-le-feu, négocié sous l’égide de l’ONU, est entré en vigueur en 1991, mettant fin à quinze ans de guerre ouverte. Mais la paix reste fragile : le cessez-le-feu s’est effondré en novembre 2020, ranimant des tensions sporadiques le long de la ligne.

Ce que le cessez-le-feu n’a jamais réglé, en revanche, c’est le legs explosif du chantier. Les mines posées entre 1980 et 1987 n’ont jamais été systématiquement retirées, et elles continuent de faire des victimes parmi les populations nomades qui traversent la zone est, celle tenue par le Polisario. Le bilan humain, documenté sur plusieurs décennies, est lourd : entre 1975 et 2013, au moins 2 500 personnes ont été tuées ou blessées par des mines antipersonnel et des restes explosifs de guerre liés au conflit, avec 151 victimes recensées entre 1999 et 2008 seulement, dont 44 morts. Les opérations de déminage menées par les Nations unies avancent, mais lentement : elles avaient été suspendues après la rupture du cessez-le-feu en 2020, avant de reprendre officiellement à l’est du mur en mai 2023, puis dans la partie sud du territoire en janvier 2024. Sept millions de mines, disséminées sur un territoire grand comme la moitié de la France : à ce rythme, il faudra encore des générations avant que le Sahara occidental redevienne un désert comme les autres.

Sources : yabiladi.com | porunsaharalibre.org | balises.bpi.fr

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway