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EN DIRECT - Résultats municipales 2026 : Jean-Luc Mélenchon «est devenu le boulet de la gauche» accuse Olivier Faure, «LFI nous a fait perdre» déplore Boris Vallaud

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08:43

«Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd’hui le boulet de la gauche», lâche Olivier Faure

«Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd’hui le boulet de la gauche», a déclaré Olivier Faure ce matin sur BFMTV/RMC. Le patron du PS a pris l’exemple de Limoges, ou de Toulouse. «Si Piquemal n’avait pas subi le poids de Jean-Luc Mélenchon, le poids de ses outrances, de ses dérives antisémites, il aurait gagné», a-t-il affirmé. «Il y a un plafond de verre qui plane au-dessus de la gauche et que fait descendre LFI.»

«La réalité, c’est qu’il n’y a pas eu de percée LFI», a-t-il poursuivi. «Quand ils ont gagné quelques villes, ils les ont gagnées contre la gauche.» Olivier Faure a notamment cité en exemple Lille, où Jean-Luc Mélenchon est venu faire campagne pour faire perdre la gauche. Le fondateur de LFI avait-il raison de traiter les socialistes de «combinards» en prédisant les alliances de second tour entre PS et LFI ? «Il avait tort et la preuve c’est qu’il a perdu», a réagi Olivier Faure.

Le patron du PS a aussi évoqué la présidentielle de 2027 en pointant du doigt le danger LFI. «Jean-Luc Mélenchon est le plus mauvais candidat de la gauche pour le second tour», a-t-il lancé. «Il n’y aura aucune association avec Jean-Luc Mélenchon» et «il n’y a pas d’accord possible», a assuré Olivier Faure.

À lire aussi Olivier Faure se fait le chantre de la gauche réformiste contre LFI

08:34

Jean-Philippe Tanguy (RN) cible «la lâcheté de LR» à Marseille et à Toulon

Le cordon sanitaire a-t-il survécu au second tour de ces municipales ? «C’est surtout la lâcheté de LR», a souligné le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy en citant les exemples de Marseille et de Toulon, où LR a œuvré pour la défaite du RN. «Il y a quand même des victoires du RN sur beaucoup de territoires», a-t-il souligné en citant la Sarthe, le Tarn, ou le Loiret. «Plus de 70 villes», des communes dans la «ruralité», avec «beaucoup de maires sans étiquettes mais que le RN soutient», a-t-il égrené, se félicitant que le parti soit parvenu à «développer [son] ancrage local».

Jean-Philippe Tanguy a de nouveau décoché quelques flèches contre la candidate Reconquête à Paris, Sarah Knafo, qui s’est retirée au second tour pour tenter (sans succès) de faire gagner Rachida Dati. «Elle a expliqué aux électeurs patriotes qu’il fallait voter pour elle et ensuite elle se retire», a-t-il reproché. «Travailler avec la droite sincère, comme celle d’Éric Ciotti, permet de belles victoires.»

À lire aussi Municipales 2026 : à Toulon, Laure Lavalette victime d’un front anti-Rassemblement national

08:32

Marine Tondelier reconnaît des «soucis de communication» dans la campagne des écologistes

Les écologistes ont perdu plusieurs grandes villes à l’issue des élections municipales. «C’est très triste», a déploré la patronne du parti, Marine Tondelier, qui rejette la faute sur les «macronistes et une partie de la droite à qui on a servi de punching-ball». La faute aussi à la «guerre entre les gauches», et à cause de Jean-Luc Mélenchon. Pour l’écologiste, les sorties polémiques du leader LFI sont «calculées» et pensées avec l’objectif de «faire perdre tout le monde».

Cette situation «oblige à s’interroger», estime Marine Tondelier, précisant qu’une réunion du parti était prévue ce lundi à 20h. Si elle a écarté une potentielle démission, elle reconnaît des «soucis de communication» dans cette campagne. Elle juge que son parti n’a pas assez mené la «bataille» sur les «réseaux sociaux».

Marine Tondelier. BERTRAND GUAY / AFP

08:25

Le PS doit «être clair sur le fait qu’il n’est pas possible de s’allier avec LFI», plaide le socialiste Boris Vallaud

«Oui des alliances avec LFI n’ont pas fonctionné, oui LFI nous a fait perdre.» Au lendemain du second tour des municipales, le député socialiste Boris Vallaud désavoue les alliances locales entre des candidats de son parti avec l’extrême gauche. Relevant que dans certaines villes comme Paris et Marseille, où la gauche a gagné en refusant de fusionner avec LFI, «il y a eu une prime à la clarté». «Ceux qui pouvaient encore douter» de l’utilité de s’allier «ont la réponse : ça ne marche pas», a insisté Boris Vallaud.

«Nous devons sortir de l’ambiguïté et être parfaitement clair sur le fait qu’il n’est pas possible de s’allier avec LFI», a plaidé Boris Vallaud, estimant que le PS a «troublé dans l’entre-deux tours». «Dans le premier tour, le PS a manqué de clarté, de sincérité», a martelé le socialiste, assurant que le sujet sera évoqué «sans tabou» dans les instances de décision du parti.

08:09

Rennes «est un bastion qui résiste», salue la maire sortante réélue Nathalie Appéré (PS)

La maire socialiste sortante de Rennes Nathalie Appéré a été réélue dimanche au second tour des municipales avec 43,78% des voix à l’issue d’une triangulaire, où elle avait refusé une alliance avec LFI, selon les résultats complets. L’élue PS devance le candidat Horizons Charles Compagnon (36,38%) et l’Insoumise Marie Mesmeur (19,84%). «Les Rennaises et les Rennais ont largement porté en tête notre liste (...) Ce soir, en portant haut les couleurs de l’union de la gauche et des écologistes, notre ville confirme qu’elle est un bastion qui résiste», a salué Nathalie Appéré dans un communiqué.

Sur X, Marie Mesmeur, députée de 31 ans, a remercié ses électeurs. «La France insoumise fait entrer 6 élus de combat au conseil municipal. Merci aux Rennais mobilisés pour une gauche de rupture, populaire et écologiste», a-t-elle dit. Charles Compagnon a fait part à l’AFP de sa «déception». Mais «on a fait une très forte progression en pourcentage. Rennes a voté à gauche mais on s’ancre dans le paysage», a-t-il souligné, alors qu’il avait obtenu 22,47% des voix au premier tour.

À lire aussi Lille, Bordeaux, Rennes... Dans les grandes villes de France, des mandats municipaux souvent au long cours

08:00

«Quand vous êtes clair, vous gagnez» : Raphaël Glucksmann se réjouit de la victoire des maires PS sans alliance avec LFI

«Quand vous êtes clair, vous gagnez», a martelé le patron de Place publique Raphaël Glucksmann ce matin sur France Inter, citant notamment en exemple Benoît Payan à Marseille ou Catherine Trautmann à Strasbourg. «Le seul chemin pour que la gauche gouverne à nouveau ce pays, c’est la clarté, la fin du flou artistique, la fin de l’ambiguïté cultivée comme stratégie.»

Raphaël Glucksmann a appelé la gauche républicaine à se rassembler en vue de 2027. «Je ne me résous pas à ce que les quartiers soient captés par LFI, comme je ne me résous pas à ce que les villes moyennes soient captées par le RN», a-t-il lancé. «La bataille de la France a commencé. Nous avons un an pour que la gauche républicaine soit la digue au RN.»

À lire aussi Les municipales, prélude du duel entre Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon

07:55

Michel Barnier appelle à nommer «un seul candidat capable de rassembler les droites républicaines» en vue de la présidentielle

Après la défaite de la candidate des Républicains, Rachida Dati, le député de Paris Michel Barnier a estimé sur TF1 : «On ne peut pas être satisfait.» L’ancien premier ministre a néanmoins jugé que cet «échec» n’était pas une «humiliation». «Elle pouvait gagner», a-t-il déclaré.

Rachida Dati aurait-elle dû faire alliance avec Sarah Knafo ? Michel Barnier repousse fermement toute union avec «l’extrême droite». Plus largement, il pense «qu’il faut refuser l’union des droites». «Nous n’avons aucune raison de servir de béquille à l’extrême droite, on doit gagner sur la base de nos valeurs», a-t-il expliqué.

Le député parisien estime que pour la présidentielle, il faudra «un seul candidat capable de rassembler les droites républicaines». «Tout seul on n’y arrivera pas. J’ai été le premier ministre d’un socle commun, je veux le cultiver», a-t-il poursuivi. Cette union pourra s’étendre de la droite à la gauche, en passant par le centre, pour séduire «les électeurs déçus» des trois camps.

Michel Barnier. François Bouchon / Le Figaro

07:50

A Lille, le maire sortant réélu Arnaud Deslandes (PS) assure que ses opposants seront «respectés»

Arnaud Deslandes, maire socialiste de Lille qui a succédé il y a un an à Martine Aubry, a conservé dimanche le beffroi, barrant la voie à LFI, qui a cependant réussi à conquérir au même moment Roubaix, grande ville voisine. Arnaud Deslandes a été élu avec 49,33% des voix, nettement devant la candidate LFI Lahouaria Addouche (33,70%), tandis que la macroniste Violette Spillebout (7,99%) et le candidat RN Matthieu Valet (8,98%) ont été relégués à des rôles de figurants.

Applaudi à son arrivée dans un bar lillois après sa victoire, avec des partisans scandant son prénom, Arnaud Deslandes a remercié ses électeurs d’avoir porté «loin devant» sa liste, et assuré que sous sa mandature les opposants seraient «respectés». Après la deuxième place surprise de Lahouaria Addouche au premier tour, la liste d’Arnaud Deslandes a fusionné avec celle du troisième, l’écologiste Stéphane Baly, qui avait aussi été courtisé par LFI. LFI fait néanmoins une percée à Lille, où le parti n’avait pas réussi à se maintenir au second tour en 2020, récoltant moins de 10% des voix au premier tour.

À lire aussi Municipales 2026 : réélu à Lille, le maire socialiste Arnaud Deslandes remporte la guerre des gauches face à LFI

07:44

«Soyons dignes dans la défaite», déclare Pierre Hurmic, battu à Bordeaux

Après six années de gouvernance écologiste, Bordeaux a retrouvé un maire de centre-droit dimanche avec la victoire du député Renaissance Thomas Cazenave face au sortant Pierre Hurmic, battu de peu comme il l’avait emporté en 2020. Les yeux embués, la voix un peu étranglée, celui qui passait il y a quelques mois comme le mieux placé des édiles verts pour être réélu a fait une courte allocution à l’Hôtel de ville pour annoncer les résultats après avoir appelé son rival, vainqueur avec 50,95% des voix contre 49,05% au perdant.

«Nous sommes fiers du travail accompli», «soyons dignes dans la défaite», «demain est un autre jour, la vie politique continue», a dit ensuite Pierre Hurmic à ses militants. «Ce résultat nous oblige. Dès demain nous serons au travail, au service des Bordelaises et des Bordelais et il y a beaucoup de travail», a déclaré le vainqueur, Thomas Cazenave. «Avec la victoire de Bordeaux, c’est une grande victoire aussi pour la métropole, où nous aurons une majorité claire, ambitieuse», a ajouté Thomas Cazenave, qui briguera la présidence de la collectivité, aux mains des socialistes et des écologistes depuis 2020. Dans l’agglomération, ces derniers ont perdu aussi la ville de Bègles, qu’ils dirigeaient depuis 1989.

À lire aussi Municipales 2026 : à Bordeaux, Thomas Cazenave élu maire après un face-à-face serré avec l’écologiste Pierre Hurmic

07:40

«Non à cette radicalité que cette partie de la gauche (LFI, NDLR) peut représenter aujourd’hui», lance la maire de Strasbourg (PS) Catherine Trautmann

La nouvelle maire PS de Strasbourg, Catherine Trautmann, s’est félicitée ce matin sur France Inter d’avoir fait alliance avec le centre plutôt qu’avec LFI. «Il fallait rassembler» et proposer «une alternative», a-t-elle souligné. «Le résultat est très clair: non à cette radicalité que cette partie de la gauche (LFI, NDLR) peut représenter aujourd’hui, mais un choix pour la social-démocrate que je suis», a-t-elle expliqué.

Figure du paysage politique français depuis plus de trois décennies, la socialiste Catherine Trautmann, 75 ans, a reconquis la mairie de la capitale alsacienne pour un nouveau mandat de six ans avec 37% des suffrages selon les résultats définitifs, un quart de siècle après avoir quitté la fonction. Cette ancienne ministre de la Culture de Lionel Jospin devance la maire écologiste sortante Jeanne Barseghian, qui obtient 31,7% des voix et le LR Jean-Philippe Vetter 31,29%.

À lire aussi Municipales : Toulouse, Strasbourg, Clermont-Ferrand... Ces villes où les alliances de la gauche avec LFI ont tourné au fiasco

07:32

Le maire (gauche) de Montpellier réélu et appelle à s’inspirer du «laboratoire montpelliérain»

Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a été réélu dimanche soir avec 50,15% des suffrages, loin devant Nathalie Oziol (La France Insoumise, 26,1%) et du milliardaire Mohed Altrad (24,7%), et appelle les «forces progressistes» nationales à s’inspirer du «laboratoire montpelliérain».

Élu en tant qu’«outsider» en 2020, le maire socialiste de Montpellier se présentait en position de force pour ce second tour après avoir terminé à la première place dimanche dernier avec 33,41% des suffrages exprimés, loin devant la députée LFI Nathalie Oziol (15,36%) et l’industriel divers centre Mohed Altrad (11,31%).

À lire aussi Michaël Delafosse, l’atypique maire de Montpellier qui veut compter à gauche

07:29

«Le cœur de Nantes bat toujours à gauche», lance la maire sortante réélue Johanna Rolland (PS)

Dans une ville dirigée par le PS depuis près de 40 ans, Johanna Rolland, 46 ans, a récolté dimanche 52,18% des voix, devançant Foulques Chombart de Lauwe, candidat LR allié aux centristes (47,82%). «Le cœur de Nantes bat toujours à gauche», a réagi la maire, longuement acclamée par la foule de sympathisants réunis à la mairie, qui scandaient son prénom.

Talonnée par la droite au premier tour, Johanna Rolland, déjà alliée aux écologistes et à une dizaine de partis de gauche, a conclu un accord avec la liste de La France insoumise, forte de 11,2% des suffrages. «J’assume, je revendique et je ne regrette pas une seconde le choix qui a été le mien, celui qui a été le nôtre, celui de la fusion démocratique», a affirmé la maire dimanche.

À lire aussi Municipales à Nantes: la maire PS Johanna Rolland scelle une union avec la France insoumise

07:15

Revivez les grands moments de la soirée électorale en vidéo

Les élections municipales se sont conclues dimanche 22 mars avec la fermeture des derniers bureaux de vote à 20 heures. Revivez cette intense soirée avec les principales déclarations et les résultats du second tour.

06:56

Toulouse, Strasbourg, Clermont-Ferrand... Ces villes où les alliances de la gauche avec LFI ont tourné au fiasco

Pour la France insoumise, certains candidats de gauche n’auront «pas coûté trop cher à acheter pour le deuxième tour» des élections municipales, selon la formule de Jean-Luc Mélenchon. Mais cette alliance avec la gauche radicale, fût-elle «technique», a-t-elle été gagnante pour ceux qui s’y sont risqués ?

Le verdict des urnes est partagé, selon les tout premiers résultats tombés ce dimanche 22 mars. Mais la tendance est là : l’alliance avec le parti mélenchoniste a été boudée par les électeurs dans la plupart des villes françaises, confirmant l’aversion des Français pour les extrêmes.

LE BILAN DES ALLIANCES AVEC LFI

06:53

Résultats municipales : Lucie Castets élue maire du XIIe arrondissement à Paris

Lucie Castets, ex-candidate de la gauche pour Matignon, a été élue dimanche maire du XIIe arrondissement, où elle avait remplacé au pied levé la maire écologiste sortante Emmanuelle Pierre-Marie, épinglée pour son management jugé toxique.

Lucie Castets a totalisé 41,85% des voix devant la candidate de l’union de la droite et du centre Valérie Montandon (22,52%) et Clara Chassaniol (11,94%), candidate Horizons/Renaissance qui avait refusé la fusion dans cet arrondissement, contrairement à la liste centrale de Pierre-Yves Bournazel.

Lucie Castets. BERTRAND GUAY / AFP

06:51

Résultats municipales : l’écologiste David Belliard élu maire du XIe arrondissement de Paris

Le chef de file des écologistes parisiens David Belliard, allié à Emmanuel Grégoire, a été élu dimanche maire du XIe arrondissement de Paris, selon les résultats publiés par la mairie de la capitale.

L’ex-adjoint aux transports d’Anne Hidalgo a totalisé 55,32% des voix, devant la candidate LR Nelly Garnier (22,67%), porte-parole de campagne de Rachida Dati, et la candidate LFI Sabrina Nouri (14,72%).

David Belliard. ANNA KURTH / AFP

06:47

«Au revoir mais pas adieu» : à Nice, Christian Estrosi quitte ses fonctions et veut prendre du «recul»

Christian Estrosi (Horizons) a reconnu sa défaite dimanche soir face à Éric Ciotti (UDR), son ancien protégé devenu rival et qui récupère donc son fauteuil de maire de Nice. «Aujourd’hui, une page se tourne», a déclaré l’édile battu depuis sa permanence de campagne à deux pas de l’hôtel de ville du bord de la baie des Anges.

Selon les résultats définitifs de la préfecture des Alpes-Maritimes, l’écart est finalement assez conséquent entre les deux frères ennemis de la droite azuréenne, 48,54% contre 37,20% et 14,26% pour la candidate écologiste Juliette Chesnel-Le Roux, qui ne s’était pas retirée.

ESTROSI QUITTE LA MAIRIE DE NICE

Christian Estrosi. FREDERIC DIDES / AFP

06:43

DÉCRYPTAGE - Rattrapée par ses alliances avec LFI, la gauche perd des bastions mais sauve les grandes villes

Le Parti socialiste ne s’en cachait pas. Ces élections municipales avaient valeur de test pour sa stratégie présidentielle. Et il n’a pas fallu attendre longtemps dans la soirée du second tour, dimanche, pour que le secrétaire général du parti tire une première conclusion sans appel. «La France insoumise fait perdre», a lâché Pierre Jouvet. C’est effectivement le principal enseignement des résultats : dans l’écrasante majorité des villes où la gauche s’est alliée avec les mélenchonistes, la droite l’a emporté. Y compris dans des bastions historiques réputés imperdables. De ce point de vue, la victoire du candidat Les Républicains à Clermont-Ferrand, ville dirigée par les socialistes depuis 1919 sans interruption, fait office de symbole.

La défaite de cette stratégie de fusion avec LFI est d’autant plus éclatante que dans toutes les grandes villes où les candidats de gauche ont refusé de tels accords, ils l’ont emporté. C’est le cas significativement à Paris, où Emmanuel Grégoire a recueilli 50,52% des suffrages, devançant très largement l’ancienne ministre de la Culture, Rachida Dati (41,52%), malgré la présence au second tour de l’Insoumise Sophia Chikirou (7,96%), selon les chiffres validés par le ministère de l’Intérieur.

LE POINT SUR LES RÉSULTATS DE LA GAUCHE

06:36

En Martinique, le sortant Didier Laguerre largement réélu à Fort-de-France

Le maire sortant de Fort-de-France, Didier Laguerre (LDVG), a facilement conservé son fauteuil dans le chef-lieu de la Martinique en totalisant un peu plus de la moitié des suffrages au second tour des municipales, selon les résultats transmis par la Ville.

Didier Laguerre recueille 50,10% des suffrages, soit 11.994 voix, largement devant son ancien adjoint Steeve Moreau et Francis Carole (régionalistes). Il enchaîne ainsi un troisième mandat.

06:23

Ary Chalus, président de la Région Guadeloupe, perd son fief de Baie-Mahault

Ary Chalus, président de la Région Guadeloupe aux multiples déboires judiciaires, a perdu son fief historique de Baie-Mahault dimanche, selon les résultats du second tour des municipales publiés par la préfecture.

À l’issue d’une triangulaire, Michel Mado, soutenu par le GUSR, Guadeloupe unie, solidaire et responsable, a remporté plus de 54,83% des suffrages contre 34,04% pour M. Chalus.

Ancien membre de la majorité d’Ary Chalus, M. Mado était dissident depuis quelques mois.

06:13

Payan élu avec 54,34% des voix à Marseille, 14 points devant le RN

Le maire sortant de Marseille Benoît Payan a été élu avec 54,34% des voix, battant largement de 14 points le député RN Franck Allisio avec sa liste de gauche mais sans LFI, selon les résultats officiels publiés dans la nuit de dimanche à lundi.

La candidate de la droite et du centre Martine Vassal passe elle tout juste la barre des 5% lui permettant d’avoir des élus (4) au conseil municipal. Tous les regards se tournent désormais vers la métropole Aix-Marseille-Provence dont elle était jusqu’à présent présidente.

À lire aussi Municipales 2026 à Marseille : Benoît Payan remporte la mairie face au RN, qui réalise un score « historique »

06:12

Dans les Pyrénées-Atlantiques, une maire élue à une voix près

À Oloron-Sainte-Marie, commune de 11.000 habitants dans les Pyrénées-Atlantiques, la victoire s’est jouée à une voix pour Marie-Lyse Bistué dimanche au second tour des municipales. La première adjointe du maire sortant Bernard Uthurry, candidate à la tête d’une liste d’union de la gauche, a obtenu 2.514 voix (45,68%). Clément Servat, divers droite, en a glané 2.513 (45,66%). Le candidat LR Hugo Couchinave récolte 477 votes.

«Ce n’est pas une défaite, c’est du vol», a déclaré Clément Servat cité par la République des Pyrénées, estimant que «des méthodes de voyou ont été réalisées, pendant cette campagne mais aussi ces derniers jours». «Dès ce lundi, je demanderai au maire sortant qu’un recomptage soit réalisé. On va déposer un recours», a-t-il ajouté. Oloron a déjà connu des scénarios très serrés: en 2014, Bernard Uthurry n’avait été battu que de 8 voix par son adversaire de droite Hervé Lucbereilh, contre qui il avait pris sa revanche six ans plus tard lors d’une quadrangulaire.

06:07

Bournazel «forme le vœu que Paris réussisse» et «demeure la capitale de la lutte contre tous les extrémismes»

«Je forme le vœu que Paris réussisse» et que la ville «demeure la capitale de la lutte contre tous les extrémismes politiques», a assuré dimanche sur X Pierre-Yves Bournazel (Horizons), candidat malheureux à l’Hôtel de ville parisien dont la liste a fusionné avec celle de Rachida Dati (LR).

«Pour notre capitale, les défis sont immenses et les urgences nombreuses, à commencer par le périscolaire, où il est indispensable d’agir rapidement pour protéger nos enfants», ajoute celui qui, fait rarissime, avait choisi de ne pas faire partie de cette nouvelle équipe à droite.

06:06

Grégoire élu maire de Paris avec 50,52% des voix, neuf points devant Dati

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, a remporté dimanche la mairie de Paris avec 50,52% des suffrages, neuf points devant sa rivale de droite Rachida Dati, selon les résultats complets publiés par la Ville.

Le député socialiste et ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo totalise 50,52% des voix, la candidate de la droite et du centre 41,52%. Arrivée troisième, l’Insoumise Sophia Chikirou remporte 7,96% des voix.

06:05

Moudenc s’érige contre le «danger mélenchoniste» à Toulouse

Exprimant sa «profonde gratitude envers les Toulousains», le maire divers droite Jean-Luc Moudenc s’est dit « touché » par le fait que les Toulousains lui accordent leur confiance une troisième fois, face au «danger mélenchoniste».

«Nous allons boire un coup bien mérité au Capitole avec les colistiers», a indiqué l’un de ses proches, soulagé par les premières estimations qui positionnent le maire sortant en tête scrutin avec 54,4% des voix.

Regarder la vidéo Le maire Horizons de Reims Arnaud Robinet réélu à l’issue du second tour des municipales

06:05

L’écologiste Emmanuel Denis, qui a fusionné avec LFI, réélu à Tours

Le maire écologiste de Tours Emmanuel Denis (Union des gauches), qui avait fusionné avec la liste de La France insoumise, a été réélu dimanche pour un deuxième mandat, à l’issue du second tour des élections municipales. Il l’a emporté en obtenant 47,2% des suffrages exprimés.

Engagé dans une triangulaire, il a devancé l’ancien maire Christophe Bouchet (divers droite), qui a lui recueilli 43,86% des voix et le RN Aleksandar Nikolic, arrivé en troisième position (8,94%). À l’issue du premier tour, la liste d’Emmanuel Denis, en tête (34,04%), avait fusionné avec celle de l’Insoumise Marie Quiton, pourtant qualifiée avec 11,46% des suffrages.

Après sa victoire, le maire a exprimé sa «grande satisfaction» au micro de France 3 Centre-Val de Loire, estimant que c’est «la gauche unie» qui «gagne à Tours». «On a fait l’union de la gauche», «c’est la bonne formule», a-t-il ajouté.

À lire aussi Municipales 2026 : les résultats commune par commune en carte

06:05

Aulas annonce vouloir déposer un recours, citant de «nombreuses irrégularités»

Jean-Michel Aulas a annoncé dimanche avoir déposé un recours pour contester la réélection du maire écologiste Grégory Doucet à Lyon «compte tenu des nombreuses irrégularités commises pendant le scrutin».

«Les résultats sont beaucoup plus serrés que ne l’avaient annoncé les médias et le maire sortant», avec moins de 1.500 voix d’écart, a assuré l’ex-patron de l’Olympique lyonnais.

«Je prends acte de l’avance infime de Monsieur Doucet et tiens d’ores et déjà à exprimer mes réserves quant au résultat final, du fait des très nombreuses irrégularités constatées», a-t-il poursuivi sans donner de détails.

06:03

Lyon : l’écologiste Doucet réélu avec 50,67% des voix face à Aulas à 49,33%

Le maire écologiste de Lyon a été réélu dimanche avec moins de 3000 voix d’avance face à l’ancien patron de l’OL Jean-Michel Aulas, selon des résultats définitifs.

Le sortant, à la tête d’une large coalition de gauche ayant fait alliance avec LFI dans l’entre-deux-tours, a recueilli 104.702 suffrages (50,67%) et son rival, adoubé par la droite et le centre droit 101.940 voix (49,33%).

Jean-Michel Aulas, qui assure avoir constaté «de nombreuses irrégularités» lors du scrutin, a annoncé vouloir saisir la justice.

À lire aussi Municipales à Nantes : une victoire à la Pyrrhus pour Johanna Rolland après son pacte avec LFI

05:50

L’équilibre gauche-droite des arrondissements reste inchangé à Paris

L’équilibre des forces politiques reste inchangé à Paris à l’issue du second tour des élections municipales, avec neuf arrondissements restant à gauche et huit demeurants à droite, selon les résultats complets publiés par la mairie dans la nuit de dimanche à lundi.

Trois nouveaux maires d’arrondissement ont été élus: l’écologiste David Belliard dans le XIe arrondissement, Lucie Castets (union de la gauche) dans le XIIe et Catherine Lécuyer (union de la droite et du centre) dans le VIIIe.

Les écologistes parisiens avaient obtenu que leur chef de file David Belliard soit tête de liste dans le XIe arrondissement, où il l’emporte avec 55,32% des voix, devant Nelly Garnier (LR, 22,67%) et Sabrina Nouri (LFI, 14,72%).

Dans le XIIe arrondissement, l’ex-candidate de la gauche à Matignon Lucie Castets obtient 47,51% des voix face à Valérie Montandon (LR, 33,01%) et Caroline Mecary (LFI, 11,38%). Elle avait été investie au pied levé le 24 février, en remplacement de la maire écologiste Emmanuelle Pierre-Marie, écartée pour soupçon de management toxique.

Catherine Lécuyer, investie dans le VIIIe arrondissement par Rachida Dati, l’emporte avec 57,11% des voix, devant Théa Fourdrinier (Place publique, 22,01%) et la maire sortante Jeanne d’Hauteserre (LR, 13,55%), non investie par son parti après avoir notamment critiqué Rachida Dati.

Dans cet arrondissement en quadrangulaire, la candidate Reconquête! Marie Collin obtient 7,32% des voix. Onze maires sortants sont réélus. Pour le PS, Ariel Weil conserve Paris Centre (50,69% des voix), de même qu’Alexandra Cordebard dans le Xe arrondissement (48,13%).

Eric Lejoindre garde son mandat dans le XVIIIe arrondissement (43,82%) comme François Dagnaud dans le XIXe (52,61%). Eric Pliez (Place publique) est réélu dans le XXe arrondissement (53,98%). Dans le XIVe, la maire écologiste sortante Carine Petit l’emporte avec 49,64% des voix.

À droite, la maire du Ve arrondissement Florence Berthout (Horizons) conserve son mandat (52,66% des voix), tout comme Jean-Pierre Lecoq (LR) dans le VIe arrondissement (53,66%) et Delphine Bürkli (UDI) dans le IXe arrondissement (57,84%), d’après les chiffres définitifs.

C’est aussi le cas des maires LR du XVe arrondissement Philippe Goujon (61,14%) et du XVIIe arrondissement Geoffroy Boulard (60,5%). Trois maires d’arrondissement avaient été réélus dès le premier tour le 15 mars, Rachida Dati dans le XIIe, Jérôme Coumet (UG) dans le XIIIe et Jérémy Redler (UD) dans le XVIe.

À lire aussi Municipales 2026 : Emmanuel Grégoire, l’héritier affranchi qui garde Paris à gauche

05:49

Bienvenue dans ce direct

Les habitants de 1580 communes étaient appelés aux urnes dimanche pour le second tour des élections municipales 2026.

Dans les trois plus grandes villes, Paris, Lyon et Marseille, la stabilité est de mise. Dans la capitale, le socialiste Emmanuel Grégoire savoure sa victoire avec 50,52% des voix, neuf points devant Rachida Dati.

De son côté, le maire écologiste de Lyon a été réélu avec moins de 3000 voix d’avance face à l’ancien patron de l’OL Jean-Michel Aulas.

Favori des sondages pour 2027, le président du Rassemblement national Jordan Bardella n’a pas manqué de revendiquer «la plus grande percée» de l’histoire du parti, qui a remporté des dizaines de petites et moyennes villes, celle-ci n’est qu’un «commencement», a-t-il promis.

La droite traditionnelle s’est imposée à Toulon (Var) et à Nîmes (Gard). À Nice, Éric Ciotti a remporté une victoire majeure, mais sous l’étiquette de l’UDR.

Le parti macroniste Renaissance, s’il remporte moins de villes que la droite, a conquis Annecy et surtout Bordeaux, reprise aux écologistes. Revigoré, son chef Gabriel Attal a souhaité tendre la main à droite et à gauche, mais avec une «pensée particulière pour tous ces Français de la gauche républicaine qui ont été absolument écœurés» par les accords entre le PS et LFI.

Cette stratégie s’est révélée parfois perdante, à Limoges ou à Toulouse notamment où les socialistes avaient rejoint LFI au second tour, mais également à Clermont-Ferrand, Tulle, Brest ou Avignon, perdues par le PS. Le pari a toutefois été remporté à Nantes, conservée par la numéro deux du PS Johanna Rolland.

Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a lui vu dans des victoires insoumises à Roubaix, Saint-Denis, La Courneuve, ou encore Vénissieux, un «formidable désaveu» des «calomnies» contre son mouvement.

Les publications apparaîtront ici

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