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La Russie a revendiqué des frappes contre trois cargos situés près de la ville portuaire d’Odessa et contre des installations navales et pétrolières de cet oblast ukrainien bordé par la mer Noire.
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Ursula von der Leyen et plusieurs dirigeants européens se rendent à Kiev pour la Journée de l’État
Une importante délégation de dirigeants européens, menée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, est arrivée mercredi à Kiev à l’occasion de la Journée de l’État ukrainien, afin de réaffirmer le soutien européen au pays en guerre.
Outre Mme von der Leyen, qui effectue sa 11e visite officielle en Ukraine depuis le début de l’invasion russe, plusieurs chefs d’État et de gouvernement d’Europe de l’Est et des Balkans ont fait le déplacement dans la capitale. Parmi les dirigeants présents figurent la présidente moldave Maia Sandu, le président roumain Nicusor Dan, le premier ministre slovène Janez Jansa, ainsi que les présidents monténégrin Jakov Milatovic et serbe Aleksandar Vucic.
Cette visite conjointe hautement symbolique vise notamment à approfondir l’intégration industrielle militaire entre l’Union européenne et l’Ukraine. « C’est un moment particulier. L’Ukraine a pris un puissant élan militaire. La situation évolue pour le mieux », a déclaré la présidente de la Commission européenne à son arrivée. « Je vais annoncer de nouvelles initiatives pour intégrer nos industries de défense, afin que nous puissions produire davantage et plus vite. »
Outre la coopération en matière d’armement, les discussions multilatérales avec les dirigeants ukrainiens porteront également sur le processus d’intégration européenne de Kiev et de ses voisins, ainsi que sur la préparation des infrastructures énergétiques à l’approche de l’hiver.
La dernière visite d’Ursula von der Leyen à Kiev remontait au 24 février dernier, lors du quatrième anniversaire du déclenchement de l’invasion russe.
Rheinmetall livre les premiers obus de 155 mm produits dans sa nouvelle usine d’Unterlüss
Dans un communiqué, le géant allemand de l’armement Rheinmetall a annoncé, mardi, avoir effectué sa première livraison à l’Ukraine d’obus d’artillerie de 155 mm entièrement produits dans sa nouvelle usine baptisée « Werk Niedersachsen », située à Unterlüss, en Basse-Saxe.
Jusqu’à présent, les munitions fournies par le groupe à Kiev provenaient d’autres sites de son réseau international de production. Cette première livraison comprend « un volume à cinq chiffres » d’obus (entre 10 000 et 99 999 unités), complété par des charges propulsives issues d’autres usines du groupe.
« Plus de la moitié de la commande a déjà été acheminée [à l’Ukraine]. Le reste des projectiles et des charges propulsives doit être livré d’ici à la fin de l’année 2026 », précise le communiqué du groupe, établi à Düsseldorf.
Le lot livré à l’armée ukrainienne intègre le RH1412, le tout dernier modèle d’obus développé par Rheinmetall. Selon le constructeur, ces projectiles de précision sont compatibles avec tous les systèmes d’artillerie au standard OTAN de 155 mm, et se distinguent par « une longue portée et une haute efficacité ».
Le groupe réaffirme son objectif de monter en puissance pour produire environ 1,5 million d’obus d’artillerie de 155 mm par an à l’horizon 2030, contre environ 100 000 avant le début du conflit en 2022.
Le chef de la diplomatie turque en Ukraine mercredi et jeudi pour réaffirmer le soutien d’Ankara à Kiev et proposer de relancer les négociations avec la Russie
Hakan Fidan, le ministre des affaires étrangères turc, se rend mercredi et jeudi en Ukraine, ont annoncé ses services. Il devrait rencontrer le président Zelensky. Selon une source au ministère à Ankara, M. Fidan s’entretiendra également avec son homologue, Andrii Sybiha, le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, Rustem Umerov, et le responsable des Tatars de Crimée, communauté turcophone et musulmane dont Ankara entend défendre les intérêts.
La Turquie entretient des relations suivies avec Kiev, dont elle défend la souveraineté et l’intégrité territoriale depuis l’annexion de la Crimée en 2014 par la Russie et l’invasion russe en février 2022, sans rompre cependant ses relations avec Moscou.
Les rencontres du ministre turc, dont le pays appartient à la coalition des volontaires en soutien à l’Ukraine, porteront sur les questions de défense, d’économie et d’énergie afin de « renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays ». M. Fidan entend « réaffirmer une fois encore le soutien de la Turquie à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine » et souligne « l’importance de poursuivre les efforts diplomatiques en faveur d’une paix juste et durable en Ukraine ».
Le président Zelensky se rend fréquemment en Turquie et se trouvait encore à Ankara les 7 et 8 juillet pour le sommet de l’OTAN, ainsi que son ministre des affaires étrangères.
M. Fidan s’est rendu à Kiev fin mai et en Russie mi-juin, où il a été reçu par le président Vladimir Poutine et a rencontré son homologue Sergueï Lavrov.
« La Turquie est prête à réunir de nouveau l’Ukraine et la Russie autour de la table des négociations », insiste la même source, après quatre séries de rencontres organisées sous son égide à Istanbul et Antalya depuis 2022.
La Turquie, située sur la rive sud de la mer Noire, « insiste sur la nécessité d’empêcher l’extension de la guerre » sur cette mer reliée au reste du monde par les détroits du Bosphore et des Dardanelles, dont la Convention de Montreux, en 1936, lui a confié la garde.
Ankara, dont plusieurs bâtiments ont été visés ces derniers mois souligne encore qu’« il n’est en aucune circonstance acceptable que les ports et les moyens de transport maritime, notamment les navires et les bateaux de pêche, soient pris pour cible en mer Noire ».
L’Ukraine revendique une attaque nocturne d’envergure contre 20 navires russes en mer Noire
L’Ukraine poursuit ses attaques contre la flotte fantôme russe. Dans la nuit du 14 au 15 juillet, les forces des systèmes sans pilote (SBS, les unités de drones) de l’armée ukrainienne, ont poursuivi l’opération, baptisée « MoLotchKa ». Elle s’est soldée par la neutralisation de 17 pétroliers, deux méthaniers et un remorqueur appartenant à la flotte russe, écrit sur Telegram Robert Brovdi, le commandant en chef des engins sans pilotes de l’armée ukrainienne.
« Le premier round de la bataille navale, qui ciblait 116 navires de la flotte fantôme russe en mer d’Azov, est terminé. Désormais, l’action se déplace en mer Noire », ajoute Robert Brovdi, précisant qu’un bilan officiel accompagné de preuves vidéo serait publié ultérieurement.
Son communiqué fait appel à une référence historique hautement symbolique, comparant les frappes de drones actuelles aux tactiques des Cosaques qui, à bord de leurs barques légères (les tchaïki), défiaient autrefois la flotte ottomane.
Il lance également une attaque pique contre Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe : « Pas de piraterie, [Sergueï] Lavrov, juste du business », précise-t-il, signifiant que l’Ukraine s’en prend à l’économie de guerre russe qui permet à Moscou de financer la poursuite du conflit.
Dans un message publié sur Telegram, mardi, Robert Brovdi explique que l’objectif des attaques ukrainiennes est avant tout de mettre ces navires hors d’état de fonctionner, en les endommageant suffisamment pour les immobiliser ou les contraindre à dériver, plutôt que de les envoyer par le fond.
Une ambassade de Russie se trouvant dans une rue dont le nom célèbre le courage des soldats ukrainiens ? Ces dernières années, les représentations de Moscou dans plusieurs pays européens ont été confrontées à ce désagrément toponymique. Cette pratique hostile déborde parfois la diplomatie officielle.
Quand nommer une rue devient un acte hostile envers une nation rivale
Par Olivier Laffargue
Depuis une dizaine d’années, de nombreuses villes en Europe et dans le monde ont choisi d’honorer des combattants ukrainiens ou des opposants politiques à Vladimir Poutine en baptisant des rues, des places ou des parcs à leur nom dans le voisinage immédiat d’ambassades de la Fédération de Russie. Ce type de provocation n’est pas nouveau : on en trouve la trace au moins jusqu’en 1948, lorsque Ibn Saoud a choisi de renommer la rue du consulat américain à Djedda « rue de la Palestine ». Le souverain saoudien voulait alors marquer publiquement son opposition aux Etats-Unis, qui soutenaient Israël dans la guerre israélo-arabe.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Une attaque russe contre Odessa fait trois morts et trois blessés
Lors des attaques russes de mardi soir contre l’oblast d’Odessa, trois personnes ont été tuées, et trois autres blessées, rapporte le chef de l’administration militaire régionale, Serhi Lyssak, sur Telegram. « Des bâtiments résidentiels ont été endommagés », ajoute-t-il, précisant que « l’onde de choc a[vait] endommagé et brisé des fenêtres ». Les blessés ont été hospitalisés.
Le ministère de la défense russe a fait savoir mercredi matin que l’armée avait effectué des frappes dans les ports d’Odessa et Tchornomorsk, ainsi que dans un autre, celui de Dnipro-Bouzky (📍) Des ports « utilisés pour approvisionner les forces armées ukrainiennes », a-t-il affirmé.
Selon son communiqué diffusé sur le réseau social MAX, les forces russes ont attaqué des réservoirs de stockage de carburant, des infrastructures de déchargement de carburant, des ateliers de production et d’assemblage de drones, mais aussi quatre navires de ravitaillement de l’armée ukrainienne.
L’armée de l’air ukrainienne, pour sa part, rapporte que la Russie a lancé deux missiles de croisière aériens Kh-59/69 et 122 drones contre l’Ukraine pendant la nuit, dont elle affirme avoir abattu 101 appareils. Des impacts de missiles et de 18 drones d’attaque ont été enregistrés sur 19 sites, ainsi que des chutes de drones.
La Bolivie enquête sur de possibles enrôlements frauduleux de ses citoyens dans l’armée russe
Le parquet bolivien a annoncé, mardi, qu’une enquête était en cours sur de possibles enrôlements d’hommes par la Russie pour combattre l’Ukraine, par le biais de fausses offres d’emploi. Ces derniers jours, des vidéos sur les réseaux sociaux montrent des Boliviens en uniforme de l’armée russe, déployés en zone de conflit.
« Une enquête est déjà en cours », a expliqué à la presse le procureur général de Bolivie, Roger Mariaca. « Le parquet spécialisé dans la traite et le trafic d’être humains est à l’œuvre » et « nous avons fait » des demandes de « coopérations internationales », a-t-il ajouté.
Les recherches se concentrent notamment sur le cas de José Maria Soleto, 29 ans. Dans une vidéo, il raconte sa vie en terrain de guerre avec son cousin et deux autres personnes apparemment originaires du Pérou et de Colombie, pays qui enquêtent aussi sur de possibles recrutements frauduleux de leurs citoyens.
« Notre quotidien, c’est de la pure adrénaline », peut-on entendre dire José Maria Soleto. Son épouse a affirmé, mardi, qu’il était mort. Vendeur d’empanadas en Bolivie, il aurait quitté la Bolivie avec la promesse de gagner « 16 000 dollars ».
En mai, l’ambassade de Russie au Pérou a reconnu que des Péruviens avaient signé des contrats pour rejoindre ses forces armées, mais a assuré qu’il s’agissait d’engagements volontaires.
L’armée russe frappe à nouveau la ville portuaire d’Odessa, trois morts depuis le début de la journée
Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a fait état, mardi soir, d’une nouvelle frappe russe sur la ville portuaire d’Odessa. « Selon les premières informations, le site d’une des entreprises de la ville a été endommagé », a-t-il écrit sur Telegram, évoquant un tir de missile. Et de préciser : « Aucune information concernant d’éventuelles victimes n’a été communiquée pour l’instant. »
La ville d’Odessa et ses environs ont été vivement pris pour cibles par l’armée russe au cours de la journée de mardi. Oleh Kiper et le parquet régional ont rapporté que trois personnes – le capitaine d’un navire et deux membres de l’équipage d’un autre navire – avaient été tuées dans des frappes russes contre trois navires marchands. Moscou avait, plus tôt, revendiqué des frappes contre trois cargos de la rade d’Odessa et contre des installations portuaires et pétrolières.
Le point sur la situation mardi 14 juillet à 21 heures
- Alors qu’il assistait à Paris au défilé du 14-Juillet, Volodymyr Zelensky a dit avoir conclu « un accord important » avec la France en matière de défense. Ce dernier prévoit, selon le président ukrainien, la livraison d’équipements militaires français et italiens, dont des missiles, des bombes et quelque seize avions de combat Rafale.
- L’Ukraine affirme avoir touché 116 navires russes en neuf jours, dont de nombreux pétroliers de transbordement en mer d’Azov, dans le but de freiner les exportations de brut. Kiev dit également avoir coulé l’Izumroud, un patrouilleur des gardes-frontières russes près de Novorossiïsk, à l’aide d’un drone kamikaze.
- De son côté, l’armée russe dit avoir frappé des cargos et des dépôts pétroliers ukrainiens, au niveau du port d’Odessa et de ses environs, dans la mer Noire. Un responsable local ukrainien a confirmé que trois navires marchands avaient été touchés par la Russie, tuant trois personnes dont un capitaine.
- Les pertes civiles en Ukraine ont atteint en juin leur plus haut niveau depuis avril 2022, selon l’ONU. Au moins 293 civils ont été tués et 1 990 blessés en Ukraine, en juin 2026. Ce total est en hausse de 10 % par rapport à mai 2026 (282 morts et 1 794 blessés) et de 37 % par rapport à juin 2025 (249 morts et 1 416 blessés).
- Ioulia Svyrydenko, la première ministre ukrainienne, a démissionné. Devant les députés, elle a dressé le bilan de son action : obtention d’un prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne (UE), gestion de l’approvisionnement énergétique durant l’hiver 2025-2026, négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE…
- La Bulgarie se retire de la coalition des volontaires soutenant l’Ukraine. « La solution à ce conflit ne réside pas dans sa prolongation par des moyens militaires, mais dans une forte initiative diplomatique qui mette enfin un terme à l’escalade », a dit le premier ministre, Roumen Radev, favorable à la reprise du dialogue avec Moscou.
- Des avions polonais ont intercepté un appareil russe près des frontières de l’OTAN. Selon le ministre de la défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, il s’agit d’une preuve que la Russie « mène une guerre hybride » contre la Pologne, qu’elle « effectue des missions de reconnaissance et se montre hostile envers tous les pays de l’Alliance ».
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Après plusieurs années de blocage, les négociations avec le Monténégro, l’Albanie, l’Ukraine et la Moldavie avancent. Mardi, l’Union européenne a validé plusieurs jalons pour que ces pays puissent rejoindre le bloc communautaire. Cependant, alors que Podgorica a déjà fait plus de la moitié du chemin vers l’adhésion et que Tirana avance à un rythme soutenu depuis 2024, Kiev et Chisinau ne sont encore qu’au tout début de leurs négociations officielles, bien loin de la ligne d’arrivée.
L’Union européenne accélère les négociations avec quatre pays candidats à l’adhésion
Par Philippe Jacqué
Alors qu’à Paris des troupes européennes, notamment ukrainiennes, se sont jointes à l’armée française lors du traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, à Bruxelles, le processus d’élargissement de l’Union européenne (UE) a connu, mardi, une soudaine accélération institutionnelle. Pas moins de quatre pays candidats – l’Albanie, la Moldavie, le Monténégro et l’Ukraine – ont validé une nouvelle étape sur leur longue voie vers l’accession au bloc communautaire. Cependant, ils ne sont pas tous au même point. Alors que Podgorica a déjà fait plus de la moitié du chemin vers l’adhésion, que Tirana avance à un rythme soutenu depuis 2024, Kiev et Chisinau ne sont encore qu’au tout début de leurs négociations officielles, bien loin de la ligne d’arrivée.
Deux morts dans une frappe russe contre un navire dans l’oblast d’Odessa
Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a déploré, mardi soir, la mort de deux personnes dans une frappe de drone russe contre un navire. « Ce soir, l’ennemi a lancé une nouvelle attaque contre les infrastructures portuaires de la région d’Odessa », a-t-il écrit sur Telegram, affirmant qu’un incendie s’était déclenché à bord d’un « navire civil battant pavillon des îles Marshall ». Selon lui, l’attaque a provoqué un incendie et la mort de deux personnes.
En fin d’après-midi, après que le ministère de la défense russe avait revendiqué des attaques contre des installations navales et portuaires ukrainiennes, Oleh Kiper avait déploré des frappes ayant visé « deux navires civils dans les eaux de la mer Noire ». Le responsable ukrainien avait alors évoqué « deux navires marchands naviguant dans le couloir maritime sous pavillons tanzanien et libérien », dont l’un des capitaines a été tué.
Pour son dernier défilé du 14-Juillet en tant que président de la République, Emmanuel Macron a voulu un spectacle « massif » et « historique », avec 6 800 soldats défilant à pied, un nombre jamais atteint, et 30 % d’aéronefs et de véhicules de plus que lors des années précédentes. Volodymyr Zelensky, dont la garde présidentielle a défilé, était présent à la tribune d’honneur.
L’armée russe dit avoir touché des cargos et des dépôts pétroliers ukrainiens
Le ministère de la défense russe a revendiqué, mardi après-midi, des frappes contre plusieurs installations navales et portuaires ukrainiennes. « Tout au long de la journée, les forces armées de la Fédération de Russie ont poursuivi leurs frappes contre les ports ukrainiens et les navires au service des forces armées ukrainiennes », a-t-il écrit sur Telegram. Trois cargos ont ainsi été touchés par des drones dans la rade d’Odessa, selon cette même source.
Sans qu’il soit possible pour l’heure de savoir s’il s’agit des mêmes navires, Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a déploré, mardi après-midi, « des attaques ciblées contre des navires civils dans les eaux de la mer Noire ». Le responsable ukrainien a évoqué « deux navires marchands naviguant dans le couloir maritime sous pavillons tanzanien et libérien », dont l’un des capitaines a été tué.
Non loin de la ville ukrainienne d’Odessa, bordée par la mer Noire, la Russie dit avoir également frappé des installations du port de Ioujne : « Des infrastructures portuaires utilisées pour le déchargement de carburants et de lubrifiants » et « cinq réservoirs de carburants et de lubrifiants destinés à l’approvisionnement des forces armées ukrainiennes ».
L’opposant russe Boris Nadejdine espère pouvoir se présenter par « miracle » aux législatives
Récemment visé par des poursuites judiciaires, l’opposant russe Boris Nadejdine a fait savoir, mardi, qu’il espérait qu’un « miracle » lui permettrait toujours de se présenter à la Douma, la Chambre basse du Parlement, aux législatives de septembre. « Ces dernières années, toute ma vie est une série de miracles », a-t-il déclaré lors d’une interview avec le journaliste en exil critique du Kremlin Alexandre Pliouchtchev.
Boris Nadejdine, 63 ans, fait partie des rares personnes en Russie à dénoncer publiquement le président, Vladimir Poutine, et l’offensive russe en Ukraine, sans être en prison ou en exil. Récemment, il a fustigé « les conséquences de la guerre », citant la « crise du carburant » causée par les frappes ukrainiennes et accusant le président russe d’avoir plongé le pays dans « l’isolationnisme » et « l’autoritarisme ».
Lundi, il a été brièvement arrêté dans la région de Moscou dans le cadre de poursuites lancées contre lui pour « démonstration de symboles extrémistes ». Il lui est reproché d’avoir publié une vidéo en 2023 dans laquelle figure une photo de l’opposant Alexeï Navalny, condamné notamment pour « extrémisme » avant son décès dans une prison de l’Arctique, en février 2024.
M. Nadejdine doit comparaître vendredi dans la banlieue de Moscou pour cette affaire administrative dans laquelle il encourt quinze jours d’emprisonnement, selon l’agence de presse d’Etat TASS. Vendredi, il a également été placé sur la liste des « agents de l’étranger », un statut impliquant de nombreuses contraintes sous peine d’amendes ou d’emprisonnement.
Sa candidature aux élections législatives est désormais fortement compromise. A la fin de 2023, cet ancien député à la Douma s’était déjà lancé dans la campagne présidentielle : il était alors le seul opposant à Vladimir Poutine et à son offensive en Ukraine à se présenter pour le scrutin de mars 2024. Mais en février 2024 les autorités électorales avaient rejeté sa candidature, invoquant des irrégularités.
Depuis l’attaque massive contre l’Ukraine, le pouvoir russe a fortement accru ses répressions, emprisonnant des centaines de critiques du conflit. La quasi-totalité des opposants sont désormais emprisonnés, morts ou en exil à l’étranger. « J’espère que je resterai en vie, libre et en Russie », a déclaré Boris Nadejdine, mardi, sans exclure de quitter le pays si la menace d’un emprisonnement prolongé se précisait.
Une femme tuée dans un bombardement russe contre une maison de la banlieue d’Odessa
Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast ukrainien d’Odessa, a annoncé, mardi après-midi, la mort d’une femme dans une frappe russe « qui a touché un quartier résidentiel » de la banlieue de cette ville bordée par la mer Noire. Il s’agit d’une femme de 69 ans, selon le parquet régional d’Odessa. Plus tôt dans la journée, Oleh Kiper avait fait état de ce tir, lequel avait endommagé une maison de deux étages et trois autres bâtiments voisins.
Une personne a également été blessée, selon cette même source.
L’électricité rétablie pour 32 000 foyers dans l’oblast de Zaporijia
Les récentes attaques de la Russie contre des infrastructures énergétiques en Ukraine ont provoqué de nombreuses coupures d’électricité dans l’oblast de Zaporijia, dans l’est du pays. « Plus de 32 000 abonnés sont privés d’électricité à Zaporijia à la suite des attaques russes », a annoncé le gouverneur régional, Ivan Fedorov, mardi en milieu d’après-midi, sur son canal Telegram. Avant de faire savoir, une demi-heure plus tard, que l’alimentation avait été rétablie pour tous les foyers.
L’ex-commandant d’une brigade ukrainienne formée en France placé en détention provisoire
L’ex-commandant de la brigade Anne de Kiev, en partie formée en France et déjà rongée par les scandales, a contesté, mardi, sa culpabilité dans une affaire de double meurtre, pour laquelle il a ensuite été placé en détention provisoire, selon l’Agence France-Presse (AFP). Stanislav Loutchanov a comparu mardi devant le tribunal de Rokytne, dans la région de Kiev, où il a, dès l’ouverture de l’audience, rejeté les accusations portées contre lui, avant d’être placé en détention provisoire pour une durée de soixante jours.
L’officier est soupçonné d’avoir orchestré, avec plusieurs membres de son unité, l’enlèvement de deux frères dans la région de Kiev, avant leur assassinat dans celle voisine de Poltava, dans le centre du pays. Stanislav Loutchanov, qui avait abandonné son poste à la tête de la 155e brigade mécanisée, a été arrêté lundi. Neuf autres militaires ont aussi été arrêtés dans cette affaire, avait annoncé le même jour Volodymyr Zelensky, évoquant une « tragédie horrible » dont tous les acteurs « seront pleinement tenus pour responsables ».
Selon le média ukrainien Suspilne, le parquet estime que le commandant a « impliqué » neuf de ses subordonnés dans l’enlèvement des deux frères dans la nuit du 26 au 27 juin, puis dans leur meurtre, le 1er juillet, pour des « motivations personnelles ». La police avait affirmé lundi que le crime était motivé par un désir de « vengeance » de la part d’un militaire – à l’identité non précisée – dont la femme avait été insultée par les deux frères lors d’une altercation à propos de nuisances sonores.
Le ministre de l’intérieur, Ihor Klymenko, a dénoncé lundi « un crime horrible ». « Le retentissement qu’il a provoqué a lancé un débat public sur le comportement de certains militaires à l’arrière », a-t-il ajouté. La 155e brigade mécanisée compte 4 500 soldats, dont environ la moitié ont été formés en France. Mais depuis son déploiement sur le front, les controverses se multiplient concernant des pénuries d’équipements, des abandons de poste en masse parmi ses soldats et des soupçons de corruption.
Volodymyr Zelensky dit avoir conclu « un accord important » avec la France en matière de défense
Présent à Paris à l’occasion du défilé du 14-Juillet, Volodymyr Zelensky a annoncé, mardi après-midi, avoir conclu « un accord important entre l’Ukraine et la France », qu’il décrit comme un élément de « coopération de défense avec l’Ukraine ». Le président ukrainien affirme ainsi avoir obtenu des licences pour la production d’armes : « les missiles [de croisière utilisés par l’armée française] Scalp, les bombes AASM [pour armement air-sol modulaire, produit par Safran] et, en collaboration avec l’Italie, les missiles Aster-30 [du constructeur franco-italien Eurosam] ».
La France et l’Italie fourniront également à l’Ukraine « les nouveaux systèmes franco-italiens SAMP-T NG renforcés », dont la production a débuté en février 2023. Il s’agit de systèmes de missiles surface-air, qualifiés par Volodymyr Zelensky d’« efficaces ». Deux complexes SAMP/T, des systèmes de la génération précédente, viendront par ailleurs « renforcer notre défense dès cette année », a complété le président ukrainien. Il a également à nouveau évoqué le programme antibalistique Freyja, auquel Kiev veut rallier ses alliés européens, et la participation de la France.
Enfin, Volodymyr Zelensky a confirmé les propos d’Emmanuel Macron concernant l’acquisition par l’Ukraine de 16 avions de combat Rafale pour l’armée ukrainienne. « La formation de nos pilotes et mécaniciens en France devrait débuter dès cette année, a-t-il détaillé. Ensuite, les quatre premiers avions Rafale seront remis aux forces armées ukrainiennes. »


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