Cette rencontre des Etats membres de la « coalition des volontaires », organisée le jour du 35e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de l’Ukraine, sera coprésidée par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, y est attendu.

Live animé par Julien Delfort et Aude Guerrucci (service photo)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) s’entretient avec le premier ministre hongrois Peter Magyar (au centre) sous le regard du président du Conseil européen Antonio Costa (à gauche), lors d’une table ronde réunissant les dirigeants de l’UE et l’Ukraine en marge du sommet européen au siège de l’UE à Bruxelles, le 18 juin 2026. - GEERT VANDEN WIJNGAERT/AFP Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) s’entretient avec le premier ministre hongrois Peter Magyar (au centre) sous le regard du président du Conseil européen Antonio Costa (à gauche), lors d’une table ronde réunissant les dirigeants de l’UE et l’Ukraine en marge du sommet européen au siège de l’UE à Bruxelles, le 18 juin 2026. GEERT VANDEN WIJNGAERT/AFP

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Deux enfants tués en Russie par une attaque de drones ukrainiens

Une attaque nocturne de drones ukrainiens a tué deux enfants dans le sud de la Russie et provoqué un incendie dans un entrepôt du géant du commerce en ligne Ozon à proximité, ont fait savoir les autorités et l’entreprise.

« Des débris de drones sont tombés sur un centre d’accueil pour enfants à Krasnodar. Malheureusement, deux enfants sont morts », a déclaré le gouverneur régional, Veniamin Kondratiev, sur Telegram.

Il a précisé que sept autres enfants et deux adultes avaient été blessés, et qu’un incendie s’était déclaré dans un entrepôt, alors que l’Ukraine vise notamment les infrastructures logistiques russes, ces dernières semaines.

Ozon a confirmé une attaque sur un de ses entrepôts à Krasnodar. Il n’y a aucune victime au sein du personnel qui a été rapidement évacué, mais un important incendie s’est déclaré, a précisé l’entreprise, sur Telegram. C’est le troisième jour d’affilée que cette plateforme est visée.

Kiev cible par ailleurs depuis des mois les entrepôts de Wildberries, la plus grande entreprise de commerce en ligne du pays, affirmant qu’elle fournit des composants à l’armée russe.

Les frappes sur ces entrepôts, bien moins défendus que des cibles militaires, ont déjà causé des dégâts chiffrés en milliards de dollars, plusieurs de ces centres ayant été entièrement ravagés par des incendies.

Les soutiens de l’Ukraine se réunissent lundi, sur fond d’intensification des frappes

L’Ukraine accueille lundi une réunion de ses principaux soutiens européens, à qui elle réclame des équipements de défense antiaérienne qui lui font cruellement défaut et une pression accrue sur Moscou, à un moment où les attaques russes n’ont jamais fait autant de victimes civiles.

Cette rencontre des Etats membres de la « coalition des volontaires », organisée le jour du 35e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de l’Ukraine – le 24 août 1991 –, sera coprésidée par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, y est attendu.

Plusieurs autres dirigeants devraient participer à distance à ces discussions qui interviennent sur fond de nouvelle intensification de la guerre, exactement quatre ans et demi depuis son déclenchement, le 24 février 2022.

Le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham se rend lundi à Kiev

Le nouveau premier ministre britannique, Andy Burnham, se rend lundi à Kiev pour son premier déplacement international depuis sa prise de fonction fin juillet, à l’occasion du 35e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, selon Downing Street.

Le dirigeant travailliste « doit annoncer que le gouvernement a donné son accord pour que l’entreprise de défense MBDA [fabricant de missiles] partage des informations classifiées sur les composants britanniques du missile à longue portée Scalp », précise le communiqué. Ce missile de croisière est la version française du Storm Shadow britannique, tous deux reposant sur une technologie franco-britannique partagée.

Cette décision « permettra aux Français et aux Ukrainiens de faire progresser l’assemblage de ce missile en Ukraine », détaille Downing Street. A Kiev, Andy Burnham coprésidera sa première réunion de la coalition des volontaires, qui rassemble les pays soutenant Kiev.

« En ce 35e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, le peuple ukrainien ne doit avoir aucun doute : le Royaume-Uni est à vos côtés aujourd’hui et le restera aussi longtemps qu’il le faudra », a déclaré M. Burnham, cité dans le communiqué.

Ce déplacement du chef de gouvernement britannique intervient quelques semaines après la visite à Londres du président Zelensky. M. Burnham avait alors annoncé le partage avec l’Ukraine de la propriété intellectuelle d’un système de brouillage britannique destiné à déjouer les défenses aériennes russes.

Le Royaume-Uni est l’un des soutiens les plus importants de l’Ukraine. Il a déjà mobilisé quelque 25 milliards de livres (29 milliards d’euros) depuis le début de l’invasion russe en 2022, dont 16 milliards d’aide militaire.

Cinq blessés dans des frappes russes contre une usine du groupe américain Mondelēz

Deux attaques russes de drones ont ciblé dimanche une usine du groupe agroalimentaire américain Mondelēz International à Trostianets, dans la région de Soumy, faisant cinq blessés parmi le personnel, ont rapporté le ministre des affaires étrangères ukrainien et le parquet régional.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriy Sybiha, a dénoncé sur les réseaux sociaux des attaques « systématiques et délibérées contre les intérêts économiques américains en Europe ». L’usine, qui fabrique notamment des produits de marque Oreo, Milka et Toblerone, avait déjà été visée par des attaques en février et en juin.

Appelant au renforcement de la défense antiaérienne et à l’adoption de nouvelles sanctions contre Moscou, le ministre a affirmé que ces frappes démontrent que « l’agression russe ne menace pas seulement l’Ukraine, mais constitue une atteinte directe aux intérêts économiques des États-Unis ».

Un nouveau chargé d’affaires américain prend ses fonctions en Ukraine

Le diplomate américain Paul Houston a pris dimanche ses fonctions de chargé d’affaires des Etats-Unis en Ukraine, a annoncé l’ambassade américaine à Kiev.

Diplomate de carrière, Paul Houston annonce avoir commencé sa mission en participant au Petit-déjeuner national de prière à Kiev, organisé à l’occasion du 35e anniversaire de l’indépendance ukrainienne. Il s’est dit impatient d’œuvrer à la promotion de « la liberté et de la paix » dans le cadre de sa mission.

Avant sa nomination à Kiev, M. Houston était chargé d’affaires américain à Niamey, au Niger. Il a également occupé des fonctions au département d’Etat et dans les représentations diplomatiques américaines en Allemagne, Jordanie, Haïti et Serbie, ainsi qu’auprès des Nations unies à Genève.

Il succède à Sandra Oudkirk, qui n’avait pris ses fonctions que le 17 juillet. L’ambassade américaine à Kiev a connu plusieurs changements à sa tête depuis le départ, en avril 2025, de l’ambassadrice Bridget Brink, qui avait ensuite expliqué sa démission par des désaccords avec la politique étrangère de l’administration de Donald Trump.

Sur Le Monde aujourd’hui

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L’Ukraine cherche jusqu’à 360 missiles Patriot pour passer l’hiver, selon Zelensky

L’Ukraine estime avoir besoin de 300 à 360 missiles intercepteurs Patriot pour se protéger des frappes russes durant l’hiver 2026-2027, a déclaré dimanche le président Volodymyr Zelensky, qui espère notamment obtenir une partie des stocks américains.

« Je voulais trouver 300 missiles Patriot pour le paquet d’hiver. La demande de notre armée de l’air est de 360 », a déclaré le président ukrainien à des journalistes. Selon lui, environ 600 de ces missiles sont actuellement produits chaque année, rendant difficile la satisfaction des besoins de Kiev. M. Zelensky a dit espérer convaincre Washington de céder 5 à 10 % de ses stocks, que l’Ukraine est prête à payer, afin de lui permettre de « passer l’hiver ».

Il a par ailleurs annoncé s’être entendu avec le chancelier allemand Friedrich Merz sur la fourniture de 600 missiles PAC-2 en 2027 et 2028. Les Etats-Unis prévoient également d’augmenter fortement leur production à partir du second semestre 2027, selon lui.

Le président ukrainien a souligné la diminution des livraisons alors que les frappes russes augmentent : l’Ukraine aurait reçu 675 missiles en 2023, contre 364 en 2025, et 264 PAC-2 et PAC-3 sont prévus pour 2026.

Face à cette pénurie, Kiev cherche parallèlement à détruire les lanceurs russes avant leurs tirs. M. Zelensky a ainsi affirmé que les forces ukrainiennes avaient récemment frappé un lanceur de missiles balistiques Iskander près de la frontière.

Selon les renseignements ukrainiens cités par M. Zelensky, la Russie produit actuellement 600 à 630 missiles balistiques par an, mais disposerait d’une capacité théorique de 1.300. Moscou chercherait à atteindre d’ici la fin de l’hiver un rythme d’environ 100 missiles balistiques par mois.

Kiev s’attend à ce que les infrastructures énergétiques, notamment celles de la capitale, figurent parmi les principales cibles russes cet hiver.

Des drones ukrainiens atteignent la région russe d’Arkhangelsk, le cosmodrome militaire de Plessetsk pris pour cible

Des drones ukrainiens ont atteint dimanche la région d’Arkhangelsk, dans le nord-ouest de la Russie, à quelque 1 900 kilomètres de la frontière ukrainienne, une première depuis le début de la guerre, selon plusieurs médias ukrainiens et canaux russes de surveillance.

Le cosmodrome militaire de Plessetsk [🚩], l’un des principaux sites stratégiques russes, pourrait avoir été la cible de l’attaque, selon le canal Telegram Supernova +, tandis que le service de surveillance russe Locator Rossii a confirmé qu’au moins deux drones ont survolé la région de Plesetsk. Au moins deux drones auraient atteint ses environs, mais aucune confirmation officielle ukrainienne ni bilan des éventuels dégâts n’étaient disponibles dimanche soir.

Contrôlé par le ministère de la défense russe, Plessetsk est utilisé pour les lancements de satellites militaires et les essais de missiles balistiques intercontinentaux, notamment le Sarmat. Il sert également au déploiement de la constellation de satellites de communication Rassvet, développée par la Russie comme alternative à Starlink.

La Russie avait déjà fait état au printemps de tentatives ukrainiennes visant Plessetsk, sans que les drones ne parviennent alors à frapper le cosmodrome.

Le point sur la situation, dimanche 23 août, à 21 heures

  • Volodymyr Zelensky presse Washington à propos des sanctions contre la Russie et des missiles Patriot. Le président a reçu les sénateurs américains Richard Blumenthal (Parti démocrate) et James Lankford (Parti républicain).
  • La Russie pourrait produire jusqu’à 1 300 missiles balistiques par an, selon Volodymyr Zelensky, alors que Kiev redoute une intensification des frappes russes durant l’hiver.
  • La première ministre danoise appelle à livrer d’urgence des missiles Patriot. Mette Frederiksen a insisté sur l’urgence de cette aide avant la période hivernale.
  • La Russie est soupçonnée d’une nouvelle vague de sabotages contre l’industrie de défense européenne. Plusieurs incidents récents alimentent ces soupçons, rapporte le Telegraph.
  • L’Ukraine affirme que la Russie prépare une nouvelle mobilisation après les élections législatives de septembre, avec l’objectif de recruter 300 000 hommes supplémentaires en 2026, principalement dans les régions plutôt que dans les grandes villes.
  • Mykhaïlo Fedorov demande à Volodymyr Zelensky de s’expliquer sur la corruption dans son entourage, tout en affirmant n’avoir jamais été personnellement témoin de pratiques illégales de la part du président.
  • Poursuites des frappes russes contre l’Ukraine. Trois personnes ont été tuées et 20 autres blessées par des bombardements russes ayant visé la région de Zaporijia. Une attaque russe contre un train électrique reliant Lozova à Kharkiv a fait un mort parmi les passagers. La Russie affirme avoir attaqué des infrastructures énergétiques et de transport en Ukraine.

Volodymyr Zelensky réaffirme que l’Ukraine n’est pas responsable de l’explosion du gazoduc Nord Stream 2

Interrogé sur les récents développements de l’enquête concernant le sabotage des gazoducs Nord Stream lors d’une rencontre avec les dirigeants du forum Nordic-Baltic Eight, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a catégoriquement démenti toute implication de Kiev, assurant en avoir discuté au plus haut niveau avec l’Allemagne.

Les ⁠gazoducs Nord ‌Stream 1 ‌et 2, qui ​reliaient la Russie à l’Allemagne, ont ‌été endommagés lors d’explosions survenues en septembre 2022, quelques mois après le début de l’invasion à grande échelle de ​l’Ukraine par la Russie, et deux suspects ukrainiens sont actuellement en détention provisoire, soupçonnés d’être impliqués. L’implication des autorités ukrainienne ‌dans ‌cette ⁠affaire ​n’a pas été démontrée jusqu’à présent.

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L’Ukraine veut « relancer » prochainement les négociations avec la Russie

L’Ukraine tentera prochainement de « relancer quelque peu » les négociations avec la Russie, a déclaré dimanche le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Kyrylo Boudanov, à la chaîne ukrainienne TSN affirmant percevoir « certains signaux » en ce sens, sans toutefois prédire une fin rapide de la guerre.

Refusant de donner davantage de détails, il a estimé que « toute négociation aime la discrétion » et précisé qu’il s’agissait pour l’heure davantage d’un processus « technique ». « Je ne dis pas que nous allons maintenant mettre fin à la guerre, a-t-il tempéré. Mais qui sait jusqu’où cela peut aller. »

Ces déclarations interviennent au lendemain d’une prise de parole du président russe, Vladimir Poutine, qui a qualifié d’« exotiques » et d’« inacceptables » certaines propositions de paix transmises au Kremlin, réitérant sa volonté de négocier uniquement sur la base des réalités du front militaire.

La Russie soupçonnée d’une nouvelle vague de sabotages contre l’industrie de défense européenne

La Russie a lancé une nouvelle campagne de sabotage visant des usines d’armement européennes fournissant notamment l’Ukraine, en recrutant des intermédiaires issus de réseaux criminels locaux afin de rendre difficile toute attribution directe à Moscou, rapporte dimanche le Telegraph, citant des sources du renseignement occidental.

Selon ces sources, ces opérations seraient délibérément calibrées pour rester sous le seuil susceptible de provoquer une réponse collective de l’OTAN au titre de l’article 5, tout en permettant à Moscou de tester la réaction de l’Alliance.

Plusieurs incidents récents alimentent ces soupçons. Trois Lettons ont été arrêtés cette semaine dans le cadre de l’enquête sur l’incendie, le 15 août, d’un bâtiment de Milrem Robotics, entreprise estonienne fournissant des véhicules terrestres sans pilote à l’Ukraine. En République tchèque, quatre suspects ont également été interpellés après l’incendie d’une usine produisant des drones et des équipements thermiques destinés à Kiev.

Des explosions ont par ailleurs touché en août une usine du fabricant d’armes EMCO en Bulgarie, qui produit notamment des obus de 155 mm pour l’Ukraine, et une usine de munitions KNDS Ammo Italy, près de Rome. Les autorités italiennes et bulgares n’ont toutefois pas établi d’implication russe dans ces deux incidents.

Selon les renseignements occidentaux cités par le quotidien britannique, le GRU, le renseignement militaire russe, privilégierait désormais le recrutement à distance de criminels ou d’intermédiaires locaux, notamment en passant par le réseau Telegram. Les exécutants, parfois rémunérés en cryptomonnaies, pourraient ainsi ignorer qu’ils travaillent indirectement pour Moscou.

Un responsable de l’OTAN a déclaré au Telegraph que la Russie avait accéléré ces dernières années ses campagnes de déstabilisation contre les pays alliés, notamment par des cyberattaques, tentatives d’assassinat et actes de sabotage.

Pour les responsables occidentaux interrogés par le journal, ces opérations viseraient à la fois à perturber les chaînes d’approvisionnement militaires de l’Ukraine, diviser les alliés sur l’attribution des attaques et tester jusqu’où Moscou peut aller sans provoquer de riposte de l’OTAN.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a régulièrement qualifié les opérations de sabotage attribuées à Moscou de « dangereuses et irresponsables », appelant l’Alliance à être en mesure d’y répondre de manière « claire, rapide et décisive ».

La première ministre danoise appelle à livrer d’urgence des missiles Patriot

La première ministre danoise, Mette Frederiksen, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Kiev, le 23 août 2026. La première ministre danoise, Mette Frederiksen, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Kiev, le 23 août 2026.

Mette Frederiksen a exhorté dimanche les alliés occidentaux de Kiev à fournir des missiles pour les systèmes de défense antiaérienne Patriot, soulignant qu’il s’agissait avant tout d’une question de volonté politique.

« Les pays occidentaux disposent de systèmes Patriot. Le Danemark à lui seul ne peut pas le faire, mais une plus grande aide peut tout à fait être apportée à l’Ukraine en matière de défense antiaérienne », a déclaré la cheffe du gouvernement danois à la presse à Kiev, sans nommer de pays en particulier.

Mette Frederiksen a insisté sur l’urgence de cette aide avant la période hivernale, avertissant que faute de soutien « l’Ukraine fera face à un hiver au cours duquel les Russes frapperont sans relâche, notamment avec des missiles balistiques, et tueront d’innombrables personnes ».

Bien que les Européens assument désormais une part accrue de l’effort de guerre, la première ministre a rappelé la nécessité du soutien américain, la production des missiles Patriot restant sous licence exclusive des Etats-Unis.

L’Ukraine affirme que la Russie prépare une nouvelle mobilisation de 300 000 hommes après les élections

Lors d’un échange avec des médias ukrainiens, à Kiev, Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie préparait une nouvelle vague de mobilisation après les élections législatives russes, avec l’objectif de recruter 300 000 hommes supplémentaires en 2026, principalement dans les régions plutôt que dans les grandes villes.

« Nous sommes convaincus qu’après les élections ils procéderont à une mobilisation », a déclaré M. Zelensky lors d’un échange avec des journalistes. Selon lui, Moscou chercherait à organiser une « mobilisation périphérique », difficile toutefois à dissimuler. Le Kremlin aurait initialement envisagé de mobiliser 500 000 personnes, avant de ramener son objectif à 300 000 pour 2026, avec de nouveaux recrutements envisagés en 2027.

Le président ukrainien estime que l’essentiel de ces renforts serait envoyé dans l’est de l’Ukraine, notamment autour de Kostiantynivka, Sloviansk et Kramatorsk, que Moscou cherche toujours à conquérir. Il n’a pas exclu que d’autres soldats soient ensuite redéployés vers les régions de Soumy, Kharkiv ou éventuellement vers le nord de l’Ukraine.

M. Zelensky a affirmé que la Russie avait perdu 267 000 militaires depuis le début de 2026, dont environ 155 000 morts, des chiffres impossibles à vérifier de manière indépendante. Ces déclarations rejoignent celles faisant état de préparatifs en Russie pour une éventuelle nouvelle mobilisation après les élections législatives.

Volodymyr Zelensky presse Washington à propos des sanctions contre la Russie et des missiles Patriot

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé dimanche les Etats-Unis à renforcer les sanctions contre la Russie et à permettre la production de missiles Patriot en Ukraine, lors d’une rencontre à Kiev avec les sénateurs américains Richard Blumenthal (Parti démocrate) et James Lankford (Parti républicain).

Dans un message sur X, M. Zelensky a dit espérer l’adoption définitive d’un projet de loi visant à accroître la pression sur la Russie et l’Iran, porté notamment par le sénateur Blumenthal et le défunt sénateur républicain Lindsey Graham. Le texte, approuvé le 7 août par le Sénat par 86 voix, prévoit notamment des droits de douane punitifs contre les pays continuant d’importer des ressources énergétiques russes. Il doit encore être examiné par la Chambre des représentants.

Le président ukrainien a également affirmé avoir informé les deux sénateurs du « terrorisme permanent de la Russie au moyen de missiles balistiques », après une série de frappes meurtrières contre l’Ukraine. « Il est très important pour l’Ukraine de disposer des capacités permettant d’y faire face », a-t-il déclaré, estimant que la mise en œuvre d’une décision américaine visant à accorder des licences pour la production de systèmes Patriot pourrait « considérablement aider » son pays.

Les discussions ont également porté sur la coopération américano-ukrainienne, les accords bilatéraux et de futurs projets, selon M. Zelensky.

Mykhaïlo Fedorov demande à Volodymyr Zelensky de s’expliquer sur la corruption dans son entourage

L’ancien ministre de la défense ukrainien estime, dans un entretien à la BBC, que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devrait s’expliquer sur ce qu’il sait d’éventuels faits de corruption dans son entourage, tout en affirmant n’avoir jamais été personnellement témoin de pratiques illégales de sa part. « Qu’il réponde à cette question (…) Il est de sa responsabilité de nous dire à tous s’il était au courant ou non », déclare M. Fedorov, refusant toutefois de « faire des suppositions ». L’ancien ministre précise n’avoir jamais reçu de Volodymyr Zelensky, durant ses années au gouvernement, « une seule mission ou instruction qui aurait été contraire à la loi » ou à ses principes.

Ses déclarations interviennent après l’annonce d’une enquête du Bureau national anticorruption ukrainien (NABU) sur un système présumé de détournement de plus de 3 millions de dollars, impliquant des parlementaires et des banquiers. Iryna Mudra, directrice adjointe du cabinet de Volodymyr Zelensky, a été limogée mercredi ​peu après avoir été ‌mise en cause lors d’une opération anticorruption.

M. Fedorov renouvelle son appel à organiser des élections malgré la guerre, estimant que « la démocratie ne doit pas être l’otage de Poutine ». La loi martiale, instaurée depuis l’invasion russe de février 2022, empêche actuellement la tenue d’élections.

Volodymyr Zelensky a rejeté cette perspective, jugeant qu’un scrutin en temps de guerre constituerait un « énorme risque » et un « tsunami » susceptible de diviser le pays. M. Fedorov, qui assure ne pas avoir d’ambition politique immédiate, n’exclut pas de se présenter un jour à la présidence.

La Russie se prépare à l’éventualité d’une nouvelle mobilisation militaire, selon le « Wall Street Journal »

L’armée russe mène des exercices pour tester sa capacité à organiser une éventuelle nouvelle mobilisation massive de réservistes, alors que Moscou peine à compenser ses pertes en Ukraine, rapporte le Wall Street Journal (WSJ), dimanche, citant des responsables occidentaux du renseignement.

Des officiers russes se sont notamment rendus le mois dernier dans l’enclave de Kaliningrad, entre la Pologne et la Lituanie, pour tester les procédures permettant de mobiliser la population locale et déterminer comment loger, nourrir et armer les nouvelles recrues, selon ces responsables. Des exercices similaires seraient menés dans l’ensemble de la Russie en prévision d’une éventuelle décision du Kremlin.

Aucune décision n’a toutefois été prise par Vladimir Poutine, selon les sources du WSJ, qui estiment qu’elle ne devrait probablement pas intervenir avant les élections législatives russes de fin septembre.

Mais les difficultés de recrutement pourraient contraindre le président russe à lancer une nouvelle mobilisation, selon des responsables américains et européens cités par le quotidien. Ces derniers mois, Moscou n’aurait pas recruté suffisamment de soldats pour remplacer les hommes tués ou blessés sur le front.

La dernière mobilisation, décrétée par Vladimir Poutine en septembre 2022, avait provoqué le départ de Russie de centaines de milliers d’hommes. Les rumeurs d’une nouvelle vague suscitent déjà des inquiétudes dans le pays, selon le WSJ.

Une mobilisation pourrait renforcer les forces russes engagées dans la conquête du Donbass, notamment en direction de Kramatorsk et de Sloviansk, mais son impact sur les opérations en 2026 serait limité en raison de l’approche de l’hiver, estime Michael Kofman, chercheur au Carnegie Endowment for International Peace. « Je ne pense pas que cela se révélerait décisif pour la Russie et il est en fait trop tard cette année, mais cela pourrait être un facteur pour 2027 », juge-t-il.

Une mobilisation massive pèserait également lourdement sur une économie russe déjà confrontée à des pénuries de main-d’œuvre, en obligeant l’Etat à équiper, loger et rémunérer des centaines de milliers d’hommes supplémentaires.

Depuis 2022, les autorités russes ont toutefois constitué une base de données numérique des hommes mobilisables, qui pourrait permettre au Kremlin de procéder cette fois de manière progressive, en convoquant de petits contingents successifs plutôt qu’en annonçant une mobilisation massive. Le Kremlin et le ministère de la défense russe n’ont pas répondu aux sollicitations du Wall Street Journal.

Sur fond de rumeurs d’une nouvelle mobilisation après les législatives de septembre, plus de 20 000 personnes ont franchi le 18 août la frontière russo-géorgienne à Verkhni Lars, un niveau « record », a relevé le service fédéral des douanes russes. Les demandes d’aide à l’expatriation ont bondi de 70 %, de 70 à 120 par jour, notamment chez les 18-35 ans, a noté pour sa part le média russe Ostorojno novosti. En Arménie, la demande locative russe augmente également fortement et les loyers à Erevan auraient grimpé d’environ 30 %, selon le média russe indépendant Viorstka.

📷 Les dirigeants européens de six pays nordiques et baltes étaient présents à Kiev, à l’occasion de la Journée nationale du drapeau ukrainien

Parmi ceux ayant fait le déplacement : le premier ministre letton, Andris Kulbergs, le président finlandais, Alexander Stubb, le premier ministre estonien, Kristen Michal, le premier ministre norvégien, Jonas Gahr Store, le président lituanien, Gitanas Nauseda, ainsi que la première ministre danoise, Mette Frederiksen. La visite a été l’occasion pour la Finlande de signer un accord de production de drones avec l’Ukraine.

A Kiev, le 23 août 2026. A Kiev, le 23 août 2026.
La première ministre danoise, Mette Frederiksen, à Kiev, le 23 août 2026. La première ministre danoise, Mette Frederiksen, à Kiev, le 23 août 2026.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le président lituanien, Gitanas Nauseda, à Kiev, le 23 août 2026. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le président lituanien, Gitanas Nauseda, à Kiev, le 23 août 2026.
Le président du Parlement ukrainien, Ruslan Stefanchuk, vêtu de kaki, et le premier ministre ukrainien, Serhi Koretsky, discutent avec les dirigeants européens à Kiev, le 23 août 2026. Le président du Parlement ukrainien, Ruslan Stefanchuk, vêtu de kaki, et le premier ministre ukrainien, Serhi Koretsky, discutent avec les dirigeants européens à Kiev, le 23 août 2026.

La Russie attaque un train dans l’oblast de Kharkiv et tue une passagère

Une attaque russe contre un train électrique reliant Lozova à Kharkiv, dans l’oblast de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, a tué une passagère et a blessé quatre autres personnes, ont rapporté les agences de presse ukrainiennes Ukrinform et RBK.

« En raison de la menace d’une attaque de drone, le train a été arrêté prématurément et les passagers ont été évacués. La plupart, ainsi que l’équipe du train, se trouvaient à une distance de sécurité de l’infrastructure ferroviaire. Cependant, une partie des personnes est restée près du train », a expliqué le ministre de la reconstruction, de l’infrastructure et des transports de l’Ukraine, Mykola Kalachnyk, cité par Ukrinform.

Selon RBK, un drone russe Shahed a également touché un train transportant 593 passagers dans l’oblast d’Odessa, sans toutefois faire de blessé.

La Russie confirme le départ de son ambassadeur au Royaume-Uni

L’ambassade de Russie à Londres a confirmé dimanche « la fin de la mission diplomatique » de son ambassadeur dans le pays, faisant porter au gouvernement britannique la responsabilité de la « détérioration » des relations bilatérales, tombées selon elle à un « niveau historiquement bas ».

Le journal The Sunday Times a révélé dans son édition de dimanche que la Russie avait procédé au retrait de son ambassadeur au Royaume-Uni, Andreï Keline, le 21 juillet dernier. Toujours selon le quotidien, la mission diplomatique russe serait depuis sous la direction d’un chargé d’affaires et aucun successeur n’aurait été désigné à ce stade.

Un porte-parole de l’ambassade cité dans l’article accuse le Royaume-Uni d’avoir choisi « le chemin de la confrontation » avec la Russie, sur fond de soutien britannique à l’Ukraine. Réagissant sur une boucle Telegram à l’article en question, l’ambassade de Russie au Royaume-Uni a confirmé « la fin de la mission diplomatique » de M. Keline.

Mais elle explique que « rien dans ses commentaires fournis au journal n’implique que la partie russe ait l’intention d’abaisser le niveau des relations diplomatiques entre [les] deux pays ». Elle ajoute que celles-ci se sont « détériorées jusqu’à un niveau historiquement bas, entièrement à l’initiative de Londres », et ce dans « tous les domaines ».

L’Ukraine et la Finlande ont signé un accord de la production de drones

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le président finlandais, Alexander Stubb, avant la cérémonie de levée du drapeau, lors de la Journée nationale du drapeau ukrainien, à Kiev, le 23 août 2026. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le président finlandais, Alexander Stubb, avant la cérémonie de levée du drapeau, lors de la Journée nationale du drapeau ukrainien, à Kiev, le 23 août 2026.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et son homologue finlandais, Alexander Stubb, en visite à Kiev, ont participé à une réunion de groupe de travail sur la coopération entre les deux pays dans le domaine des industries de défense.

« Nos entreprises ont signé des documents concernant le développement et la fabrication de drones en Finlande pour les besoins de l’Ukraine et de l’Europe, le développement des capacités dans le domaine des systèmes maritimes autonomes et la création d’une entreprise de production de complexes robotisés terrestres », a annoncé M. Zelensky dans un message publié sur Telegram.

« Nous faisons un pas supplémentaire vers l’approfondissement de notre coopération, en associant l’expérience ukrainienne du combat aux technologies finlandaises », a-t-il ajouté.

Le président ukrainien a remercié M. Stubb, le gouvernement, les entreprises et le peuple finlandais pour leur soutien à l’Ukraine « depuis les premiers jours de cette guerre », à la veille de la fête de l’indépendance ukrainienne.