« L’ennemi a lancé une attaque combinée contre des infrastructures critiques ukrainiennes, utilisant des drones de combat, des missiles terrestres et navals », a rapporté l’armée de l’air ukrainienne samedi matin.

Colonel dans les forces médicales ukrainiennes et médecin militaire, Oleksandr Buhai, vérifie l’état du matériel médical dans un wagon dédié à l’évacuation de personnes gravement blessées, à Kiev, le 12 mars 2026. - ALINA SMUTKO/REUTERS Colonel dans les forces médicales ukrainiennes et médecin militaire, Oleksandr Buhai, vérifie l’état du matériel médical dans un wagon dédié à l’évacuation de personnes gravement blessées, à Kiev, le 12 mars 2026. ALINA SMUTKO/REUTERS

Posez votre question à la rédaction :

Ecrivez votre message ici

87 drones ukrainiens interceptés en Russie et en Crimée, selon Moscou

Le ministère de la défense russe a annoncé avoir « intercepté et détruit » 87 drones ukrainiens au cours de la nuit de vendredi à samedi.

Une grande partie de ces drones (31) a été abattue au-dessus de la mer d’Azov et huit sur le territoire de la Crimée, assurent les Russes.

Par ailleurs, le ministère de la défense russe affirme avoir abattu plusieurs drones dans des régions frontalières de l’Ukraine : 16 au-dessus du kraï de Krasnodar, sept au-dessus de la région de Briansk, six au-dessus de l’oblast de Belgorod, cinq au-dessus de l’oblast de Rostov, deux au-dessus de celui de Koursk.

Enfin, comme à plusieurs reprises ces derniers jours, les Russes déclarent avoir détruit un drone au-dessus de l’oblast d’Astrakhan, frontalier du Kazakhstan.

Comme à son habitude, le ministère de la défense russe ne fait pas état de potentiels dégâts causés par ces drones.

Des drones ukrainiens frappent une raffinerie et un port dans la région de Krasnodar, en Russie

Des ‌drones ukrainiens ont frappé une raffinerie et un port dans la ​région de Krasnodar, dans ‌le sud de la Russie, ont déclaré, samedi, les autorités régionales.

Trois personnes ont été blessées dans ⁠le bombardement du port de Kavkaz, où transitent des céréales et ⁠du ‌gaz de pétrole liquéfié (GPL) sur ​le détroit de Kertch, en face de la ‌Crimée, ont ‌dit les autorités de ⁠Krasnodar ‌dans un message ‌sur Telegram. Un bateau et ​une partie des quais ont été ‌endommagés, ont-elles ajouté.

Dans un communiqué distinct, elles ont aussi fait état d’un incendie à la raffinerie d’Afipski à la suite d’une frappe de drone.

Attaques massives en Ukraine, la Russie a lancé 498 drones dans la nuit de vendredi à samedi

La Russie a lancé 498 drones d’attaque contre l’Ukraine dans la nuit du 13 au 14 mars, a rapporté l’armée de l’air ukrainienne. Un nombre bien plus élevé que d’habitude ; la veille, on dénombrait 127 attaques de drones russes. « L’ennemi a lancé une attaque combinée contre des infrastructures critiques ukrainiennes, utilisant des drones de combat, des missiles terrestres et navals », résume l’armée de l’air.

Les forces russes ont attaqué l’Ukraine principalement à l’aide de 430 drones de type Shahed, Gerbera, Italmas et autres. L’armée de l’air a également fait état de 13 missiles balistiques Iskander-M, deux missiles Zircon, 24 missiles de croisière Kh-101, 25 missiles de croisière Kalibr et quatre missiles aériens guidés Kh-59/69.

Selon un premier bilan, publié vers 8 heures, les défenses antiaériennes ukrainiennes affirment avoir détruit ou neutralisé par brouillage électronique 402 drones et 58 missiles au-dessus du nord, du sud et de l’est du pays. Les autorités ukrainiennes mentionnent que six missiles et 28 drones ont touché 11 sites différents. La chute de débris d’appareils abattus a également été signalée dans sept autres zones.

Sur Le Monde aujourd’hui

Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés

Au moins quatre morts dans une attaque russe « massive » sur la région de Kiev

Au moins quatre personnes ont été tuées et dix ont été blessées dans une attaque russe contre la région de Kiev, a annoncé, samedi, la police ukrainienne.

« Les forces russes continuent de mener des frappes dans la région de Kiev. Jusqu’à présent, on dénombre quatre morts et dix blessés. Des immeubles d’habitation, des entrepôts et des véhicules ont également été endommagés », a écrit la police sur Telegram.

Le chef de l’administration militaire de la région de Kiev, Mykola Kalachnyk, a, lui, fait part d’une « attaque massive » contre la capitale visant notamment une résidence étudiante, des sites industriels, des entrepôts et des immeubles d’habitation.

L’armée de l’air ukrainienne avait, peu de temps auparavant, lancé une alerte faisant état de plusieurs missiles volant vers Kiev.

Des élus américains démocrates et républicains critiquent la levée partielle des sanctions sur le pétrole russe

Des responsables démocrates au Congrès américain ainsi que plusieurs élus républicains ont critiqué vendredi la décision de l’administration Trump de lever une partie des sanctions sur le pétrole russe. « La décision du président Trump d’assouplir les sanctions sur la Russie est un nouvel exemple démontrant comment Poutine a été l’un des premiers bénéficiaires de la guerre, mal conçue et mal exécutée par le président Trump contre l’Iran », a assuré le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué signé conjointement avec la principale membre démocrate de la commission bancaire, Elizabeth Warren, et son homologue à la commission des affaires étrangères, Jeanne Shaheen. « Le président Trump soulage plus le Kremlin que les familles américaines, qui paient désormais davantage à la pompe et pour d’autres biens essentiels à cause du conflit », dénoncent-ils.

« Cette mesure aide à soutenir l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cela aide à l’entretenir », a également regretté le représentant républicain Don Bacon, qui critique fréquemment Donald Trump pour son manque de soutien à l’Ukraine. Pour le sénateur républicain de l’Iowa Chuck Grassley, « retirer temporairement les sanctions sur le pétrole russe est le mauvais choix ». « Chaque dollar de ces ventes alimente la guerre de Poutine et prolonge les souffrances en Ukraine », a ajouté l’élu.

Le lieu pour un nouveau cycle de négociations sur la fin de la guerre reste à déterminer, affirme Volodymyr Zelensky

A l’issue de sa visite en France, le président ukrainien a déclaré que l’Ukraine était prête à participer à un nouveau cycle de négociations sur la fin de la guerre, mais que le lieu de la rencontre restait à déterminer en raison de divergences entre les États-Unis et la Russie.

Les discussions devaient initialement se tenir mercredi ou jeudi de la semaine prochaine, mais la partie américaine a demandé leur report. Selon M. Zelensky, Washington se dit disposé à organiser la réunion uniquement sur son territoire, estimant que la situation sécuritaire liée à la guerre au Moyen-Orient ne permet pas actuellement aux responsables américains de se déplacer à l’étranger.

L’Ukraine a fait savoir qu’elle était prête à envoyer une délégation à Miami ou à Washington. La Russie, de son côté, refuse de se rendre aux États-Unis et propose plutôt d’organiser la rencontre en Turquie ou en Suisse, une option rejetée par les Américains.

Le point sur la situation, vendredi 13 mars à 21 heures 

  • Volodymyr Zelensky assure qu’il demandera à Emmanuel Macron « son soutien politique » pour « aider [l’Ukraine] à obtenir des missiles supplémentaires ». Sur France Inter, il estime que « le Proche Orient et cette guerre détournent l’attention de l’Ukraine ». A Paris, il a rencontré le prince héritier iranien Reza Pahlavi.
  • Les États-Unis envoient des drones d’interception utilisés en Ukraine pour contrer les frappes iraniennes a déclaré à l’agence Bloomberg le secrétaire de l’armée de terre américaine, Dan Driscoll.
  • Donald Trump admet que Vladimir Poutine « aide peut-être un peu » l’Iran et estime que les Etats-Unis n’ont pas besoin de l’aide ukrainienne contre les drones iraniens.
  • Levée de sanctions américaines sur le pétrole russe. L’UE la juge « très préoccupante ». Emmanuel Macron estime que l’impact est « limité » et « ne revient pas » sur les engagements du G7.
  • Un assouplissement temporaire des sanctions américaines ne sauvera pas la Russie, selon Vladyslav Vlasiuk, « conseiller sanctions » du président Zelensky.

1 compte dès 7,99 €/mois

Sans engagement

  • Tous nos articles, vidéos, podcasts et newsletters
  • L’application La Matinale du Monde, dès 7 heures, la sélection d’articles par la rédaction
  • Le quotidien en version numérique dès 13 heures
Ou faire un don

La Suède soupçonne le capitaine russe du pétrolier saisi d’avoir falsifié des documents

Le capitaine russe du pétrolier Sea Owl I appartenant à la flotte fantôme saisi par les garde-côtes suédois a été arrêté sous le soupçon d’avoir falsifié des documents et enfreint la législation maritime, a déclaré vendredi un procureur suédois.

Les garde-côtes ont arraisonné le Sea Owl I dans les eaux territoriales suédoises au large de Trelleborg jeudi soir, moins d’une semaine après avoir saisi un autre cargo battant pavillon de complaisance dans la même zone. Le Sea Owl I battait pavillon comorien, que les garde-côtes soupçonnent d’être faux.

« Au vu des éléments recueillis lors des investigations préliminaires, j’ai décidé de placer le capitaine en état d’arrestation sous le soupçon d’avoir utilisé un faux document », a déclaré le procureur Adrien Combier-Hogg.

Le pétrolier figure selon les garde-côtes sur la liste des sanctions de l’UE et fait l’objet d’une enquête pour violation des règles de « navigabilité ». Le parquet a ajouté que les inspections à bord du navire et les interrogatoires de l’équipage se sont poursuivis vendredi. M. Combier-Hogg a indiqué que de nouveaux interrogatoires auraient lieu pendant le week-end.

La semaine dernière, les garde-côtes suédois ont saisi le Caffa, un navire de 96 mètres qui faisait route entre Casablanca et Saint-Pétersbourg. Ce navire est également soupçonné de battre pavillon de complaisance et de transporter du blé ukrainien volé. Le capitaine russe de ce navire a été placé en détention.

« La flotte fantôme de la Russie contribue à financer sa guerre contre l’Ukraine et menace notre sécurité européenne. Il faut y faire face de manière décisive et sans hésitation », a écrit le ministre des Affaires étrangères Andrii Sybiha sur X.

L’universitaire américaine Nina Khrouchtcheva classé comme « agent de l’étranger » par Moscou

Les autorités russes ont classé, vendredi, ‌l’universitaire américaine Nina Khrouchtcheva comme « agent de l’étranger », terme aux relents d’espionnage que Moscou applique à des personnes qu’elle juge engagées dans une activité antirusse, rapporte l’agence officielle TASS.

Âgée de 62 ans, la petite fille adoptive de Nikita Khrouchtchev, professeur en affaires Internationales à la New School de New York, contributrice du Project Syndicate a mené plusieurs voyages d’étude en ‌Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, malgré le durcissement du climat lié au conflit et aux lois de temps de guerre. Selon le ministère de la justice russe, elle a diffusé de fausses informations sur les politiques russes et s’était opposée à ce que Moscou nomme son « opération militaire spéciale » en Ukraine, motif retenu pour son inscription au registre des agents de l’étranger.

Contactée par l’agence Reuters, Nina Khrouchtcheva a dit ne pas être surprise d’être ajoutée ⁠à la ‌liste des « agents de l’étranger », qui compte vendredi plus d’un millier de noms, dont des responsables, ​des journalistes, des artistes, des ONG et des médias. « Ils auraient fait preuve de négligence s’ils ne l’avaient pas fait tôt ou tard », a-t-elle commenté. « Il y a ‌certes une ironie historique qui ‌n’a rien de choquante : quand Staline est debout, Khrouchtchev est à ⁠terre », allusion à ‌la résurgence en Russie du culte de Joseph Staline, dont le régime fut dénoncé en 1956 par Nikita Khrouchtchev ​dans un discours commémoré le mois dernier.

Nikita Khrouchtchev fut le dirigeant qui transféra la Crimée de la Russie à l’Ukraine en 1954, une mesure rendue ‌caduque en 2014 lorsque des forces russes ont envahi la péninsule et que Vladimir Poutine en a déclaré l’annexion, événement au cœur des tensions entre Moscou et Kiev depuis lors.

Certains ⁠adversaires du ​Kremlin portent ce label comme un honneur qui leur est fait, tandis que d’autres déplorent qu’il entrave leur travail, en incitant ​des Russes à les éviter et en les exposant à des coûts de conformité élevés qui limitent leurs activités professionnelles.

Volodymyr Zelensky a rencontré le prince héritier iranien Reza Pahlavi à Paris

Lors de sa visite à Paris, le président ukrainien a rencontré le prince héritier iranien Reza Pahlavi à l’ambassade d’Ukraine à Paris. Selon la télévision publique ukrainienne, M. Pahlavi a exprimé son intérêt pour un dialogue plus direct et a demandé à tenir un entretien en tête à tête avec le président ukrainien pour évoquer la situation au Moyen-Orient, l’état de l’opinion publique en Iran et l’équilibre du pouvoir en Iran.

A Moscou, les autorités russes soupçonnées de tester un blocage général de l’Internet

Quartier par quartier, les coupures se multiplient depuis le 5 mars. Celles-ci resteront en vigueur « aussi longtemps que nécessaire », pour assurer « la sécurité des citoyens » face aux menaces ukrainiennes, avance le Kremlin en guise de justification.

A Moscou, les autorités russes soupçonnées de tester un blocage général de l’Internet

Par Benjamin Quénelle

Dans les rues de Moscou, ce sont des signes qui ne trompent pas. Depuis que les autorités ont intensifié les coupures d’Internet, les commerçants ont enregistré une hausse des demandes en talkies-walkies, pagers, téléphones fixes. Les librairies vendent davantage de guides des rues et d’atlas automobiles, pour remplacer les services de cartographie en ligne. Aux caisses des magasins, en raison des défaillances de paiement par téléphone ou carte de crédit, il vaut mieux avoir du cash. Les services de livraison, d’autopartage et de taxis sont perturbés. Et, pour entrer dans les théâtres, il est prudent d’avoir imprimé son billet.

« Le Proche Orient et cette guerre détournent l’attention de l’Ukraine », assure Volodymyr Zelensky sur France Inter

Dans un entretien à la radio France Inter, le président ukrainien s’est dit « bien évidemment reconnaissant envers Emmanuel Macron, envers son équipe pour cette aide (…) envers les Français ». Selon lui, « le Proche-Orient et cette guerre détournent l’attention de l’Ukraine ».

Il a assuré que Vladimir Poutine fournit des drones de type Shahed à l’Iran. « Ce sont ces drones construits sur le territoire russe. l’Iran a donné les drones à la Russie et maintenant ils font l’inverse ». « La Russie est un allié du régime iranien », a rappelé le président ukrainien.

Volodymyr Zelensky a estimé que son homologue russe profite des prix sur les hydrocarbures : « Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, les revenus issus directement de la vente du pétrole russe ont explosé. On en est à 150 millions par jour. C’est de l’argent qui est immédiatement réinvesti dans l’effort de guerre. »

Vladimir Poutine « met cet argent dans les Shahed pour les transmettre à l’Iran et le régime iranien les utilise pour frapper les bases américaines ou les aéroports. Alors, où est la logique ? », s’interroge Volodymyr Zelensky, qui dénonce un « cercle vicieux ». « À mon sens, lever les sanctions de la Russie, ce n’est pas bon », note-t-il.

A propos de l’envoi d’experts ukrainiens au Moyen-Orient pour contrer les drones iraniens, il ajoute : « C’est ce qu’on nous a demandé et nous avons réagi immédiatement. Evidemment, on aimerait que quelqu’un nous remercie. » Il assure que son pays est « leader » dans le monde « sur le plan des drones » et qu’il partage également ses technologies avec la France.

Volodymyr Zelensky assure qu’Emmanuel Macron est son « ami, dans le sens »« nous traversons cette époque ensemble ». « À différents moments, nous nous sommes aidés, nous nous comprenons », alors qu’« avec le président Trump la situation est plus difficile. »

Les États-Unis envoient des drones d’interception utilisés en Ukraine pour contrer les frappes iraniennes

L’armée américaine a déployé au Moyen-Orient 10 000 Merops, des drones intercepteurs développés en Ukraine, afin de contrer les attaques iraniennes sans recourir à des systèmes antimissiles coûteux, a déclaré vendredi à l’agence Bloomberg le secrétaire de l’armée de terre américaine, Dan Driscoll.

Ces drones Merops ont été envoyés dans les cinq jours suivant le début de l’opération américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février. Ils ont été développés par le projet Project Eagle, une initiative de défense soutenue par l’ancien directeur général de Google, Eric Schmidt, avant d’être envoyés en Ukraine en 2024.

Selon M. Driscoll, chaque drone Merops coûte actuellement entre 14 000 et 15 000 dollars, mais des commandes plus importantes pourraient faire baisser ce prix entre 3 000 et 5 000 dollars l’unité. Un coût inférieur à celui des drones iraniens Shahed, estimés à au moins 20 000 dollars, largement utilisés contre les États-Unis et leurs alliés dans la région.

Le déploiement de ces systèmes contraste avec les propos du président Donald Trump, a minimisé le besoin d’une assistance de Kiev. « Non, nous n’avons pas besoin de [l’aide de l’Ukraine] pour la défense contre les drones. Nous en savons plus sur les drones que quiconque. En fait, nous avons les meilleurs drones du monde », a déclaré M. Trump dans une interview diffusée vendredi sur Fox News Radio avec l’animateur Brian Kilmeade.

Un assouplissement temporaire des sanctions américaines ne sauvera pas la Russie, selon Vladyslav Vlasiuk, « conseiller sanctions » du président Zelensky

Dans un commentaire à l’agence Ukrinform, Vladyslav Vlasiuk, le conseiller du président Zelensky chargé des sanctions contre la Russie, considère qu’il ne faut pas surestimer l’impact sur l’économie russe de la suspension temporaire des sanctions américaines visant la vente de pétrole et de produits pétroliers russes.

« Les changements structurels intervenus dans l’économie russe sont déjà suffisamment importants pour que cet assouplissement temporaire des sanctions ne puisse pas la sauver. Si la situation devait se prolonger et devenir de long terme, cela pourrait alors servir de bouée de sauvetage. Mais pour l’instant, je ne surestimerais pas l’effet. C’est mauvais pour nous, mais cela ne sauvera pas l’économie russe », a déclaré M. Vlasiuk.

Selon lui, les deux premiers mois de 2026 ont été particulièrement difficiles pour le budget russe : Moscou n’a pas perçu les revenus attendus du pétrole et du gaz ni d’autres recettes, et près de 80 % du déficit budgétaire annuel prévu a déjà été consommé. « Il semble que pour équilibrer leur budget, un prix de 58 dollars le baril ne suffise plus. Il faudrait plutôt 65 dollars ou davantage, et ce niveau devrait être maintenu jusqu’à la fin de l’année. Reste à savoir si ce sera le cas », a-t-il ajouté.

M. Vlasiuk a également exprimé des doutes quant à l’idée que l’assouplissement des sanctions puisse entraîner une baisse des prix du pétrole, estimant que la situation dans le détroit d’Ormuz et la durée de la guerre au Moyen-Orient demeurent les facteurs déterminants.

Donald Trump estime que les Etats-Unis n’ont pas besoin de l’aide ukrainienne contre les drones iraniens

Le président américain, Donald Trump, a déclaré qu’il n’avait plus besoin de l’aide de l’Ukraine pour se défendre contre les drones iraniens. Dans un entretien accordé à Fox News Radio avec l’animateur Brian Kilmeade, vendredi, il a affirmé que Kiev ne contribuait pas aux efforts des États-Unis pour repousser d’éventuelles attaques de drones en représailles de l’Iran.

« La guerre avec l’Iran va bientôt se terminer. Donc non, nous n’avons pas besoin de [l’aide de l’Ukraine] aide pour la défense contre les drones. Nous en savons plus sur les drones que quiconque. En fait, nous avons les meilleurs drones du monde », a déclaré M. Trump [à 33 minutes dans la vidéo].

« La guerre au Proche-Orient fait le jeu de la Russie », explique Volodymyr Zelensky devant des étudiants de Sciences Po, à Paris

« La guerre au Proche-Orient inquiète les Ukrainiens, d’abord parce que toute guerre est regrettable, mais aussi parce que l’Ukraine a besoin de missiles comme les Patriot, et donc que nos capacités de défense des civils sont désormais réduites, et aussi parce qu’avec la flambée du prix des hydrocarbures, cette guerre fait le jeu de la Russie », a expliqué le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui rencontrait vendredi 13 mars des étudiants de Sciences Po à Paris.

Le leader ukrainien a été longuement applaudi lorsqu’il a choisi de s’exprimer en ukrainien, et rappelé qu’il venait pour la 16e fois en France, et la 12e depuis février 2022. 

Ariane Chemin

L’Ukraine a reçu six demandes d’assistance de pays du Moyen-Orient pour lutter contre les drones iraniens, selon Volodymyr Zelensky

S’exprimant lors d’un point presse conjoint avec Emmanuel Macron, Volodymyr Zelensky a déclaré que l’Ukraine avait jusqu’à présent reçu six demandes d’assistance de pays du Moyen-Orient, précisant que Kiev déterminerait les formes exactes de soutien attendues une fois le retour de sa délégation de la région du Golfe.

Le chef de l’État ukrainien a dit que des responsables militaires ainsi que le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense doivent rentrer de la région d’ici à la fin de la semaine, avant la présentation d’un rapport complet. Selon M. Zelensky, l’Ukraine a déjà partagé son expertise avec trois pays, ajoutant que les États-Unis ont formulé une demande distincte concernant la Jordanie.

Le président ukrainien a également affirmé que plusieurs pays du Moyen-Orient, ainsi que les États-Unis et des pays européens, disposent de drones intercepteurs, mais que ces systèmes ne peuvent fonctionner efficacement sans personnel militaire ukrainien, pilotes et logiciels spécialisés. « Ce système n’existe qu’en Ukraine, il est officiellement en service dans les forces armées ukrainiennes », a-t-il déclaré.

Selon les autorités ukrainiennes, onze demandes d’assistance pour contrer les drones d’attaque Shahed ont été formulées à ce jour par des pays voisins de l’Iran ainsi que par d’autres partenaires de Kiev, lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale et de défense, le 9 mars.

« Signal support » : un faux message d’alerte, une vraie campagne d’espionnage des utilisateurs de la messagerie, attribuée à la Russie

Des journalistes, diplomates, militaires et personnels d’institutions publiques dans plusieurs pays européens sont ciblés par une opération cherchant à compromettre leur compte sur la messagerie Signal. Certains comptes WhatsApp ont aussi été ciblés.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

Ajouter un compte Découvrir l’offre Famille Découvrir les offres multicomptes
  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, créez un compte pour votre proche (inclus dans votre abonnement). Puis connectez-vous chacun avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Si vous êtes 3 ou plus à utiliser l’abonnement, passez à l’offre Famille. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    Si vous utilisez ce compte à plusieurs, passez à une offre multicomptes pour faire profiter vos proches de votre abonnement avec leur propre compte. Sinon, cliquez sur «  » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Vous ignorez qui d’autre utilise ce compte ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lecture restreinte

Votre abonnement n’autorise pas la lecture de cet article

Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.