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L’entreprise a annoncé, mercredi, que ses actionnaires, l’Etat français et la famille allemande Bode-Wegmann, lui avaient demandé de décaler l’opération annoncée le 24 juin, à cause de la baisse des cours de Bourse des sociétés européennes de défense.

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Le tank Capint-MBT (de capacité intermédiaire), du groupe franco-allemand KNDS, lors du salon Eurosatory à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le 15 juin 2026. Le tank Capint-MBT (de capacité intermédiaire), du groupe franco-allemand KNDS, lors du salon Eurosatory à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le 15 juin 2026.

Coup de théâtre dans le secteur de la défense. Une semaine après avoir annoncé, mercredi 24 juin, son intention d’introduire « dans quelques semaines » une partie de son capital en Bourse, le groupe d’armement terrestre franco-allemand KNDS a annoncé, mercredi 1er juillet, le report de l’opération.

« Compte tenu de la volatilité actuelle du marché dans le secteur européen de la défense, KNDS annonce que ses actionnaires lui ont fait part de leur intention de reprendre le processus d’introduction en Bourse dès le retour de conditions de marché plus favorables », a précisé dans un communiqué le groupe détenu à 50-50 par l’Etat français et la famille allemande Bode-Wegmann.

Tous deux devaient chacun vendre sur les marchés financiers 10 % de leur participation, première étape d’un chamboulement complet de l’actionnariat du groupe, avec la vente à venir des 40 % restants de la famille Bode-Wegmann à l’Etat allemand.

Si les deux actionnaires pensaient surmonter le recul des valeurs de défense observé sur les marchés financiers depuis quelques mois, la dégringolade boursière (plus de 20 %), le 25 juin, du géant allemand de l’armement Rheinmetall – à la suite de l’annulation, la veille, d’un contrat naval par le gouvernement allemand –, a complètement changé la donne. Elle a, en effet, immédiatement tiré vers le bas la valorisation de KNDS, en cours d’évaluation par les investisseurs institutionnels, les seuls autorisés à participer à l’opération. Or « Rheinmetall constitue à leurs yeux la principale base de comparaison », explique-t-on dans l’une des treize banques mandatées pour l’opération.

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