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L’armée américaine a bombardé cette semaine une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière. Par ailleurs, une vingtaine de pays, dont la France, se sont dits, samedi, « prêts à contribuer aux efforts » de libération du détroit d’Ormuz.
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Bruxelles invite les Etats européens à réduire leurs stocks de gaz pour l’hiver prochain
La Commission européenne a demandé aux Etats européens de réduire leur objectif de remplissage des stocks de gaz pour l’hiver prochain, afin d’atténuer la pression sur les prix qui s’envolent avec la guerre au Moyen-Orient.
Au des 90 % requis habituellement, l’UE invite les Vingt-Sept à les remplir à 80 %, afin de « rassurer les acteurs du marché », selon un courrier du commissaire européen chargé de l’énergie, Dan Jorgensen, adressé aux Etats membres.
Les gardiens de la révolution revendiquent une salve de missiles en direction d’Israël et de Bahreïn
Le corps des gardiens de la révolution dit avoir lancé sa 72e salve de missiles depuis le 28 février, dans un communiqué repris par les agences de presse. Elle visait, selon eux, le nord et le centre d’Israël, ainsi que le port d’attache de la Ve flotte de l’armée américaine, à Bahreïn, où des explosions ont été signalées dans l’après-midi.
Alerte levée dans le sud d’Israël
L’alerte aérienne lancée dans le sud de l’Etat hébreu après la détection de tirs de missiles iraniens a été levée, annonce l’armée israélienne. Selon les secouristes du Magen David Adom, aucun blessé n’a été signalé.
Un hôpital iranien de Dubaï fermé à la demande des autorités, selon des employés
Les autorités émiraties ont ordonné la fermeture d’un hôpital iranien de Dubaï, ont annoncé trois de ses employés cités par l’Agence France-Presse (AFP). « Le gouvernement nous a demandé à tous de partir. La direction de l’hôpital nous a dit que c’était à cause des attaques de l’Iran », déclaré l’un d’eux, ayant requis l’anonymat.
Sollicitées par l’AFP, les autorités émiraties ont évoqué des « mesures administratives » contre « certaines institutions directement liées au régime iranien et aux gardiens de la révolution », pour avoir « enfreint la loi ».
L’hôpital, l’un des plus vieux des Emirats, est géré par le Croissant-Rouge iranien et emploie environ 700 personnes. Selon les trois employés interrogés, le personnel a été informé de la fermeture samedi dernier et n’a eu que quelques jours pour partir. Les patients ont été transférés dans d’autres hôpitaux, selon les employés, et le site internet de l’hôpital n’est plus consultable.
Des tirs de missiles iraniens détectés en Israël
Des tirs de missiles en provenance d’Iran ont été détectés, annonce l’armée israélienne. Les sirènes d’alarme ont retenti dans le sud de l’Etat hébreu. D’autres alertes aériennes sont en vigueur dans le Nord en raison de tirs de roquettes du Hezbollah.
Carte des alertes aériennes en Israël. Sur Le Monde aujourd’hui
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Le Hezbollah signale des affrontements directs avec les forces israéliennes dans deux villes du Liban sud
Le Hezbollah libanais fait état dans un communiqué d’« affrontements directs avec les forces de l’armée ennemie israélienne dans la ville de Khiam », avec des « armes légères et moyennes » ainsi que des « roquettes », qui ont duré quatre heures.
Cette ville stratégique, située à une quarantaine de kilomètres à l’intérieur des terres, domine de vastes plaines du sud du Liban ainsi que des parties du nord d’Israël. C’est là que l’armée israélienne a commencé son incursion terrestre après le début des hostilités, le 2 mars.
Ces derniers jours, le Hezbollah a affirmé à plusieurs reprises avoir pris pour cibles des soldats et des véhicules israéliens à Khiam et dans les environs.
D’autres combats ont eu lieu samedi beaucoup plus à l’ouest, dans la ville côtière de Naqoura, qui abrite le quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), selon le mouvement chiite pro-iranien. Les soldats israéliens « ont tenté de pénétrer (…) en direction du bâtiment de la mairie de Naqoura », dit-il dans un autre communiqué, ajoutant que ses combattants ont riposté. Le Hezbollah revendique, en outre des tirs de roquettes en direction d’une base israélienne près de Safed, dans le nord de l’Etat hébreu, et des raids de drones à Kiryat Shmona.
L’armée israélienne a, elle aussi, fait état samedi d’« engagement au sol » dans le sud du pays et ajoute qu’aucun de ses soldats n’a été blessé.
Dans une tribune publiée par Le Monde, un collectif de dix chercheurs et intellectuels d’origines iranienne et israélienne considère que le conflit tient à des « intérêts stratégiques, ambitions impérialistes et profits liés aux ressources énergétiques et à l’industrie de l’armement », qui ne servent en aucun cas les intérêts des populations civiles.
Les gardiens de la révolution disent avoir touché un F-16 israélien
« Un avion de chasse F-16 ennemi appartenant au régime sioniste a été touché à 3 h 45 [heure locale, 1 h 15 à Paris] dans le centre de l’Iran », annoncent les gardiens de la révolution iraniens dans un communiqué relayé par la télévision publique.
L’armée israélienne avait, pour sa part, annoncé un peu plus tôt qu’un missile sol-air avait été tiré en direction d’un de ses appareils, lors d’une « activité opérationnelle » en Iran, sans en préciser le type. Elle a ajouté qu’« aucun dommage n’a été causé à l’appareil ». On ignore s’il s’agit du même incident.
Des médias iraniens ont, par ailleurs, diffusé une image, dont l’authenticité n’a pu être vérifiée, montrant de la fumée dans le ciel, affirmant qu’un autre appareil avait été visé, sans préciser ni son type ni s’il appartenait à Israël ou aux Etats-Unis.
Israël dit avoir frappé des sites de production de missiles à Téhéran
L’armée israélienne a annoncé avoir frappé, dans la nuit à Téhéran, des installations utilisées pour la production de missiles balistiques du corps des gardiens de la révolution.
« Dans le cadre de cette opération, des installations utilisées pour la production de composants essentiels au développement de missiles balistiques, appartenant à l’appareil de sécurité du régime iranien, ont été prises pour cible », écrit l’armée israélienne dans un communiqué, évoquant une « opération de frappes de grande envergure ».
Parmi les sites frappés figurent notamment un complexe dédié à la production et au développement de composants de missiles balistiques, une installation de stockage, ainsi qu’un site du ministère de la défense iranien chargé de produire du carburant pour missiles. « Ces frappes réduisent considérablement la capacité du régime terroriste iranien à continuer de produire des composants essentiels pour les missiles balistiques sur ces sites », a affirmé l’armée israélienne.
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Des explosions entendues à Manama
Plusieurs explosions ont été entendues dans la capitale de Bahreïn, Manama, selon un journaliste de l’Agence France-Presse, au moment où l’Iran intensifie sa campagne contre les pays du Golfe.
Des témoins ont vu deux missiles être interceptés dans le ciel, et plusieurs détonations ont secoué la ville après le déclenchement des sirènes d’alerte.
L’armée américaine affirme avoir « réduit » la menace iranienne dans le détroit d’Ormuz
L’armée américaine a affirmé avoir « réduit » la capacité de l’Iran à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz en bombardant cette semaine une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière.
« Nous avons non seulement détruit l’installation, mais nous avons également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires, » a déclaré l’amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans une vidéo publiée sur X. « La capacité de l’Iran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et aux alentours est, de ce fait, réduite, et nous n’arrêterons pas de poursuivre ces cibles », a-t-il ajouté.
Une vingtaine de pays, dont la France, se disent « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires pour la réouverture du détroit d’Ormuz
Une vingtaine de pays, dont les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, se sont dits « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz, bloqué de facto par l’Iran depuis le début de la guerre.
Dans un communiqué commun, ces pays, principalement européens, ont également condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastructures pétrolières et de gaz, demandant un « moratoire immédiat et global sur les attaques d’infrastructures civiles ».
Les autres signataires du communiqué sont l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Lettonie, la Slovénie, l’Estonie, la Norvège, la Suède, la Finlande, la République tchèque, la Roumanie, la Lituanie, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et Bahreïn.
La Jordanie dit avoir intercepté la quasi-totalité des 240 projectiles la visant depuis le début de la guerre
L’armée jordanienne a annoncé avoir intercepté 222 missiles et drones sur les 240 lancés par l’Iran en direction du royaume depuis le début de la guerre. Trente-six projectiles ont été lancés contre le pays durant la troisième semaine du conflit et 35 ont été interceptés, affirme l’armée jordanienne dans ce communiqué.
La Russie condamne les frappes « irresponsables » sur le site nucléaire de Natanz
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a jugé « irresponsables » les frappes américaines et israéliennes sur le site nucléaire de Natanz en Iran, rapportées par Téhéran.
« La communauté internationale − y compris les dirigeants de l’ONU et de l’AIEA − a le devoir de fournir immédiatement une évaluation objective et sans concession de ces actions irresponsables, qui font peser des risques réels de catastrophe à l’échelle de tout le Moyen-Orient et qui visent manifestement à saper davantage la paix, la stabilité et la sécurité dans la région », a-t-elle affirmé, dans un communiqué publié sur Telegram.
Le point sur la situation, samedi 21 mars à 14 heures
- Les Etats-Unis et Israël frappent le site nucléaire iranien de Natanz. Située à environ 220 kilomètres au sud-est de Téhéran, l’installation avait déjà été ciblée lors de la « guerre de douze jours », entre l’Iran et Israël en juin 2025, ainsi que par des frappes américaines.
- Les Etats-Unis et Israël détruisent les entrées de complexes souterrains iraniens, selon CNN. L’analyse de 32 bases de missiles, pour la plupart enfouies dans des zones montagneuses, montre que toutes ont été touchées.
- Israël annonce une intensification des bombardements contre l’Iran à partir de dimanche.
- L’Iran met en garde les Emirats contre toute attaque contre les îles iraniennes d’Abou-Moussa et de Grande Tunb situées dans le Golfe, près de l’entrée du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial.
- La marine iranienne a escorté un pétrolier indien dans le détroit d’Ormuz, selon un membre d’équipage, rapporte l’agence Bloomberg, citant un officier à bord du navire. Le ministre des affaires étrangères iranien assure que les navires japonais peuvent traverser le détroit d’Ormuz.
- Un débat mercredi prochain à l’Assemblée nationale sur la crise au Moyen-Orient au titre de l’article 50-1 de la Constitution, selon les informations du Monde. Plusieurs formations politiques en avaient fait la demande après le déclenchement de la guerre en Iran.
- Les attaques iraniennes contre Diego Garcia constituent « une menace pour les intérêts britanniques », selon le ministère de la défense britannique, après le tir de deux missiles balistiques vers cette base américano-britannique, située à quelque 4 000 kilomètres du territoire iranien.
- Donald Trump a qualifié l’aide apportée par l’Ukraine à certains pays du Moyen-Orient de « communication politique » lors d’un entretien téléphonique avec la journaliste Stephanie Ruhle de MS Now, vendredi.
Reprise des livraisons de gaz iranien à l’Irak après les frappes sur des installations exploitant l’immense champ gazier de South Pars
Les centrales électriques en Irak sont de nouveau alimentées en gaz iranien, ont annoncé samedi les autorités de Bagdad, après une interruption de trois jours provoquée par des frappes israéliennes sur de stratégiques installations gazières en Iran.
Téhéran avait dénoncé mercredi des frappes sur des installations exploitant l’immense champ gazier de South Pars (aussi appelé North Dome), partagé par l’Iran et le Qatar. Dans la foulée, l’Irak avait déclaré que ses importations de gaz iranien, cruciales pour alimenter ses centrales électriques, avaient été « totalement interrompues ».
Samedi « les livraisons de gaz iranien à l’Irak ont repris », a annoncé le porte-parole du ministère, Ahmad Moussa, cité par l’agence de presse étatique INA. Ces importations représentent actuellement 5 millions de mètres cubes par jour, a-t-il précisé.
L’Irak s’approvisionne en électricité et en gaz chez son voisin iranien, couvrant un tiers de ses besoins énergétiques. Avant même le début de la guerre, l’Irak, grand producteur d’hydrocarbures mais doté d’infrastructures défaillantes, souffrait ces dernières années de l’irrégularité de ces importations de gaz iranien. Ainsi, ces derniers mois, l’Irak recevait entre 5 et 6 millions de mètres cubes par jour seulement – contre 25 millions de mètres cubes qui doivent être livrés normalement durant les mois de l’hiver –, selon le ministère de l’électricité.
En Israël, malgré la fatigue et la peur, l’union nationale face à la guerre : « Il faut finir le travail »
Après trois semaines de conflit et une vie ponctuée par les alertes, la population continue de soutenir largement l’action du gouvernement Nétanyahou contre l’Iran, abreuvée par les communiqués de victoire à répétition des autorités.
En Israël, malgré la fatigue et la peur, l’union nationale face à la guerre : « Il faut finir le travail »
Par Luc Bronner
Dans l’abri municipal de Ramat Gan, protégé par d’épais murs en béton et des portes blindées, au cœur de cette banlieue privilégiée de Tel-Aviv, Béatrice Abramovitch, 59 ans, et Olga Nala, 42 ans, sont confinées depuis trois semaines. Elles ne se connaissaient pas avant le déclenchement de la guerre contre l’Iran, le 28 février. Faute de disposer d’un abri proche de leur domicile, elles ont eu le même réflexe dès la première alerte : prendre un petit sac, un duvet et un matelas léger, et venir s’installer avec leurs chiens dans le sous-sol sans lumière naturelle, mais avec le Wi-Fi et des toilettes.
Les attaques iraniennes contre la base de Diego Garcia constituent « une menace pour les intérêts britanniques », selon le ministère de la défense britannique
« Les attaques irresponsables de l’Iran, qui frappent dans toute la région et prennent en otage le détroit d’Ormuz, représentent une menace pour les intérêts et les alliés du Royaume-Uni », a fait savoir un porte-parole du ministère de la défense britannique, après le tir de missiles par l’Iran ciblant une base militaire conjointe américano-britannique de l’océan Indien, Diego Garcia.
Il a ajouté que des avions de la Royal Air Force et d’autres moyens militaires britanniques continuaient de défendre le personnel et les ressortissants britanniques dans la région. Le gouvernement britannique a par ailleurs autorisé les Etats-Unis à utiliser des bases britanniques pour des opérations défensives « spécifiques et limitées », selon la même source.
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