De gauche à droite : Wajdi Mouawad, Dany Laferrière, Emmanuel Macron, Emmanuel Carrère, Giuliano da Empoli. Illustration : Charlotte Paroielle / Crédits : AFP

RÉCIT - Entre réceptions à l’Élysée et voyages officiels en compagnie d’écrivains, Emmanuel Macron multiplie les attentions au monde des lettres. De quoi nourrir fantasmes et interrogations sur un président que ses proches persistent à voir comme un personnage de roman.

« Vous êtes non pas “le mage du Kremlin”, mais ici, ce soir, le sage de l’Élysée. » Le 26 novembre, c’est avec ces mots qu’Emmanuel Macron a félicité Giuliano da Empoli avant d’épingler les insignes de chevalier de la Légion d’honneur au revers de sa veste. Cette décoration vient attester la reconnaissance du chef de l’État pour un écrivain qu’« il a toujours lu » et dont il vante les qualités littéraires. Même s’il reconnaît en privé que Le Mage du Kremlin  ne décrit pas « le Poutine qu’il connaît », confie son entourage. La cérémonie à l’Élysée sanctionne un compagnonnage commencé avant le succès littéraire de l’ancien conseiller de Matteo Renzi, récipiendaire du grand prix du roman de l’Académie française en 2022. Depuis, le président l’a emmené à plusieurs reprises avec sa délégation : dans les couloirs de l’ONU en septembre 2024, puis en visite d’État en Arabie saoudite quelques mois plus tard.

Emmanuel Macron a pris tôt l’habitude de s’entourer d’écrivains. Pour soigner…

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Le Figaro

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