Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En bâtissant une halle démesurée pour un dirigeable-grue jamais construit, les Allemands ont littéralement posé une jungle tropicale en plein Brandebourg

5 day_ago 50

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un hangar capable d’avaler la tour Eiffel couchée sur le flanc, construit pour un dirigeable-grue qui n’a jamais quitté la planche à dessin. Voilà le paradoxe niché au cœur du Brandebourg, à une heure de Berlin : une structure métallique et vitrée de 360 mètres de long, pensée pour l’aviation la plus ambitieuse d’Europe, et qui abrite aujourd’hui des flamants roses, une plage de sable fin et 28 degrés en plein hiver.

À retenir

  • Un projet pharaonique d’aviation allemande s’écroule brutalement, laissant derrière lui une structure géante devenue orpheline
  • Le plus grand hall sans piliers de soutien du monde finit converti en paradis tropical improbable au cœur du Brandebourg
  • Une coquille vide achetée pour 17 millions d’euros se revend treize fois plus cher une décennie plus tard

Sommaire

  1. Un pari industriel né dans les années de la bulle internet
  2. Le plus grand hall autoportant du monde, construit pour un fantôme
  3. Le krach qui a fait s’effondrer le rêve aérien allemand
  4. Une jungle tropicale a poussé là où devaient voler des dirigeables

Un pari industriel né dans les années de la bulle internet

Tout commence en 1996. Une poignée d’ingénieurs et de scientifiques fondent CargoLifter AG à Wiesbaden, avec une idée qui sonne comme de la science-fiction industrielle : construire un dirigeable géant, le CL160, capable de transporter 160 tonnes de matériel sur une distance allant jusqu’à 10 000 kilomètres, sans avoir besoin d’aéroports. L’engin devait soulever du fret depuis des zones sans infrastructure, un peu comme une grue volante géante, une révolution logistique promise à un monde encore fasciné par les dirigeables malgré le traumatisme du Hindenburg en 1937.

L’entreprise entre en Bourse en mai 2000, et l’enthousiasme médiatique fait le reste. Selon un article de Forbes publié en 2002, CargoLifter avait alors levé 263 millions de dollars auprès d’investisseurs sans qu’un seul appareil ne soit terminé. Plus de 70 000 petits actionnaires, souvent des particuliers séduits par la promesse d’une innovation allemande capable de rivaliser avec l’aviation classique, injectent leur argent dans ce pari. Plus de 260 ingénieurs planchent sur le projet, mais les coûts explosent plus vite que l’hélium ne monte, pour reprendre l’image qui circule à l’époque.

Le plus grand hall autoportant du monde, construit pour un fantôme

Pour fabriquer un mastodonte volant, il fallait d’abord ériger un mastodonte immobile. Sur l’ancien aérodrome militaire de Brand-Briesen, un site utilisé par la Luftwaffe dès 1938 puis par l’armée soviétique jusqu’au retour du terrain à l’Allemagne réunifiée en 1992, CargoLifter construit entre 1999 et 2000 une halle sans équivalent. Le bâtiment, baptisé Aerium, mesure 360 mètres de long, 210 mètres de large et 107 mètres de haut, pour un coût de 78 millions d’euros. Avec ses 5,5 millions de mètres cubes, c’est l’un des plus grands bâtiments sur Terre en volume, et le plus grand hall unique sans pilier de soutien intérieur.

Les chiffres donnent le vertige. La structure a nécessité près de 1,4 million de pieds cubes de béton pour sécuriser les fondations des arches en acier, et 14 000 tonnes d’acier pour la construction des arcs. Le bâtiment était même équipé d’une table de découpe de 180 mètres pour fabriquer l’enveloppe du dirigeable. Un prototype réduit, surnommé « Joey », a bien été construit et testé, tout comme le CL 75 AirCrane, un ballon-grue de taille comparable, de 61 mètres de diamètre et 87 mètres de haut, qui fut détruit dans une tempête en juillet 2002. Le CL160 grandeur réelle, lui, n’a jamais dépassé le stade des plans.

Le krach qui a fait s’effondrer le rêve aérien allemand

La mécanique s’enraye vite. La complexité technique du projet, combinée à des financements insuffisants et un calendrier bien trop serré, transforme l’ambition en gouffre financier. Le Land de Brandebourg met la main à la poche via des subventions publiques, espérant faire de la région un pôle technologique de premier plan. Rien n’y fait : le krach boursier post-11-Septembre achève l’entreprise, victime du ralentissement de l’aviation qui suit les attentats et de la crise financière de 2002, et elle fait faillite en juin 2002.

La chute est brutale. Le 7 juin 2002, CargoLifter annonce son insolvabilité, et la liquidation démarre le mois suivant, laissant en suspens le sort d’une bonne partie des 300 millions d’euros de fonds d’actionnaires provenant de plus de 70 000 investisseurs. Un an plus tard, la justice tranche : en juin 2003, elle ordonne la vente du hangar et de 500 hectares de terrain, remportée par la société malaisienne Tanjong pour 17 millions d’euros, une somme dont 10 millions provenaient d’une subvention de l’État de Brandebourg. Un bâtiment construit pour 78 millions d’euros part ainsi pour moins d’un cinquième de sa facture initiale. Coup dur pour les finances publiques régionales, mais aubaine pour qui allait racheter une coquille vide de cette taille.

Une jungle tropicale a poussé là où devaient voler des dirigeables

L’idée de la reconversion vient d’un homme d’affaires malaisien, Colin Au, alors patron d’une entreprise de croisières. L’anecdote veut qu’il se soit plaint, lors d’un voyage en Allemagne, du mauvais temps local auprès de son conseiller financier, avant d’imaginer transformer ce hangar géant en havre tropical permanent. Le projet se concrétise en 2004 avec l’ouverture du premier resort tropical d’Allemagne : il installe une forêt tropicale de 66 000 plantes importées d’Asie par conteneur, des bassins aux eaux cristallines avec chutes d’eau, des reproductions de temples cambodgiens et des répliques d’habitations balinaises, polynésiennes ou thaïlandaises.

Le résultat dépasse toutes les attentes commerciales. Tropical Islands est devenu le plus grand parc aquatique intérieur au monde, plus vaste que le World Waterpark du West Edmonton Mall au Canada, et le hangar figure parmi les quatre plus grands bâtiments du monde par volume utile. Le site peut accueillir jusqu’à 8 200 visiteurs par jour, et environ 600 personnes y travaillent. La plage artificielle, elle, repose sur 860 mètres cubes de sable fin, tandis que la mer intérieure s’étend sur plusieurs milliers de mètres carrés.

Le dernier rebondissement financier de cette saga rend l’histoire presque cocasse. En décembre 2018, le groupe espagnol Parques Reunidos a racheté Tropical Islands pour la somme de 226 millions d’euros, soit près de treize fois le prix payé par les Malaisiens quinze ans plus tôt. Un montant qui se rapproche, ironie du sort, de la facture totale du naufrage CargoLifter à l’origine du bâtiment. Le hangar conçu pour faire décoller l’Allemagne dans les airs a fini par valoir son pesant d’or, les pieds bien ancrés dans le sable importé du Brandebourg.

Sources : science.howstuffworks.com | lemondededemain.fr | dailygeekshow.com

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway