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Une professeure allemande conteste désormais sa mise en retraite forcée qui lui fait perdre une partie de son salaire. Elle est pourtant en arrêt depuis... 2009.
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Par Rédaction Actu Publié le 19 août 2026 à 22h02
Rattrapée par la réalité. Une enseignante allemande de 62 ans était en arrêt maladie pendant près de 17 ans, période pendant laquelle elle touchait son salaire complet. Soit entre 5000 et 6000 euros par mois.
Une situation confortable qui a pris fin il y a quelques semaines, la préfecture ayant fini par ordonner la mise en retraite de la sexagénaire, rapporte le média allemand Bild fin juillet 2026.
En arrêt maladie depuis 2009
L’enseignante a travaillé au lycée professionnel de Wesel (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) entre 2003 et 2009. En poste de titulaire, elle a été mise en arrêt maladie pour un trouble psychique. Elle a vu cet arrêt être renouvelé à de nombreuses reprises au fil des années.
Malgré cela, elle continuait de percevoir son salaire complet chaque mois car dans cette région allemande, les fonctionnaires perçoivent l’intégralité de leur rémunération indéfiniment, même en cas de maladie prolongée. Selon la grille salariale, elle recevait entre 5 051 euros et 6 174 euros par mois.
L’enseignante ne s’était donc pas rendue dans son établissement depuis 17 ans et le proviseur actuel ignorait même son nom.
Une mise à la retraite forcée
Pendant toutes ces années, l’enseignante avait réussi à éviter la moindre visite d’un inspecteur. En effet, l’administration n’avait jamais ordonné une inspection. C’est finalement en avril 2025 que la professeure a fini par être convoquée. Elle a tenté de faire annuler cet examen médical en justice, mais sans succès.
Selon l’examen (qui a fini par avoir lieu), son aptitude à reprendre le travail dans les six mois n’est pas envisageable. La préfecture a alors ordonné la mise à la retraite de la fonctionnaire fin mai 2026.
Sauf que la préfecture prévoit qu’elle ne touche que la pension minimale, ce qui représente une perte de 1500 à 2000 euros par mois. Elle a donc décidé d’entamer une procédure en justice contre cette retraite forcée en juin dernier.
Naturopathe pendant son congé maladie
Ce n’est pas tout. Selon le quotidien Bild, la justice soupçonne également l’enseignante d’avoir exercé comme naturopathe pendant son congé maladie.
Elle et sa partenaire avaient également mis au point une crème pour les mains pour peaux sèches en 2011 et l’avaient présentée lors d’un concours. Arrivées troisièmes, les deux femmes ont remporté un prix de 5 000 euros.
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