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À Saint-Brieuc, un trentenaire est poursuivi pour une agression sexuelle présumée commise il y a plus de 12 ans. Le tribunal rendra sa décision en novembre 2026.
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Par Steven Couzigou Publié le 25 sept. 2026 à 18h20
Une affaire d’agression sexuelle présumée était examinée mardi 22 septembre 2026 par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).
Les faits remontent à 2014, lorsqu’une jeune femme de 17 ans affirme avoir été agressée au domicile d’un homme de 21 ans qu’elle venait de rencontrer.
Selon son récit livré aux enquêteurs, la jeune femme avait souhaité mettre fin à cette relation naissante. L’homme lui aurait alors fait du chantage au suicide.
Inquiète, elle se serait rendue en pleine nuit à son domicile, après avoir marché plus d’une heure sous la pluie.
Une fois sur place, elle aurait constaté qu’il allait bien. Il lui aurait proposé de rester dormir. Elle aurait accepté avant qu’il lui fasse part de son désir d’avoir une relation sexuelle. Elle affirme avoir refusé à plusieurs reprises.
Selon ses déclarations, l’homme aurait néanmoins insisté, avant de se coucher sur elle et de lui imposer des attouchements à caractère sexuel. La jeune femme aurait alors trouvé refuge dans la salle de bains avant de quitter les lieux au petit matin.
Une plainte huit ans après les faits
La victime n’a déposé plainte qu’en mars 2022, huit ans après les faits. Durant cette période, elle aurait connu une importante dégradation de son état psychologique, avec une dépression et une tentative de suicide.
Elle a expliqué aux enquêteurs qu’elle se sentait fautive.
L’homme a été placé en garde à vue en janvier 2023. Alors âgé de 33 ans, il vivait en couple et avait un enfant.
Il a d’abord affirmé qu’il ne s’était rien passé, tout en reconnaissant se souvenir de la jeune femme. Ses déclarations ont ensuite évolué au cours de la garde à vue.
Il a finalement reconnu lui avoir retiré sa culotte et avoir tenté d’avoir une relation sexuelle avec elle.
Un an de prison ferme requis
Ni le prévenu ni la victime n’étaient présents à l’audience du 22 septembre. Le ministère public a notamment souligné les évolutions des déclarations du prévenu et les éléments allant, selon lui, dans le sens du récit de la victime.
La magistrate a demandé une requalification des faits en chantage sexuel. Elle a requis un an d’emprisonnement ferme ainsi que la délivrance d’un mandat d’arrêt.
Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc rendra sa décision le 17 novembre 2026.
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