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Dans le deuxième numéro de l’émission mensuelle du Figaro TV, visite du club des Yvelines qui mêle tradition et performance sportive.
« Aujourd’hui, j’ai choisi de vous emmener au golf de Saint-Germain. Un club situé à une quinzaine de kilomètres de Paris, dans la forêt domaniale de Saint-Germain-en-Laye. Son parcours est plus que centenaire puisqu’il a été créé en 1922 par l’Anglais Harry Colt. Un parcours régulièrement classé parmi les cent plus beaux en Europe, qui a accueilli l’Open de France à neuf reprises », confie Laurent Louët. Le présentateur d’Échappées Golf affiche dans un large sourire son bonheur d’arriver dans ce paradis de la petite balle blanche où de formidables champions ont brillé, à l’image de l’Espagnol Severiano Ballesteros, vainqueur en 1985 du dernier Open de France saint-germanois.
Sous un beau soleil de printemps, devant des bâtiments aux façades vert foncé avec des colombages blancs, le directeur des lieux, François Bardet précise l’histoire du club : « L’origine, c’est 1902, le golf de l’Ermitage, à Port Marly, où il y avait 9 trous. » Puis les trois dirigeants de l’époque décident, en 1922, donc, de transférer le club sur une parcelle de forêt de 74 hectares, concédée par l’ONF, située à la sortie de Saint-Germain-en-Laye. De quoi installer un parcours de 18 trous et un autre de 9 trous.
Label pour la biodiversité
« Le bâtiment du vestiaire ainsi que celui du club-house ont alors été démontés et remontés ici, explique le directeur. Sauf que le club-house a brûlé dans les années 1950 et a été reconstruit, mais pas le vestiaire. » Ce dernier, avec ses rangées de casiers et de bancs en vieux bois ciré, est très pittoresque. Dans un style traditionnel très « british ». Quant aux étiquettes des casiers, au nom des membres du club, leur état d’usure atteste de l’ancienneté plus ou moins importante de chacun.
Avant d’aller frapper la balle, le journaliste du Figaro interroge le président du club, Jean-Paul Davin. Parmi les souvenirs exposés dans son bureau, l’un est particulièrement émouvant : une casquette en velours du légendaire champion américain Ben Hogan, qu’il a signée d’une écriture appliquée. « Il a gagné ici en 1956 », glisse le président. Une autre casquette, moderne cette fois, en coton, est également remarquable. Elle a été signée lors des Jeux olympiques de Paris 2024 par deux joueurs de l’équipe de Corée du Sud venus s’entraîner à Saint-Germain.
Ensuite, place au jeu, sur le parcours qui, insiste le président, a été l’un des premiers à être distingué par la Fédération française, par le label pour la biodiversité, niveau argent. C’est sur le trou numéro 17, un difficile par 3, que Laurent Louët à rendez-vous avec deux joueuses de haut niveau du club : Perrine Gouin-Petit, championne de France amateur par équipes, et Anouchka Djumic, championne de France des moins de 12 ans et, l’an passé, des moins de 14 ans. Cette dernière ne cache pas sa joie de mener de front études et sport : « C’est un plaisir de jouer, ce n’est pas un travail ! » Quant à son aînée, elle apprécie le jeu collectif : « J’ai gagné plus en équipe qu’en individuel et ça a une saveur toute particulière. » Une fois les balles frappées, avec de nombreux conseils donnés à la clé, et les trajectoires des balles filmées par un drone, Perrine et Laurent signent chacun un joli par et Anouchka un bogey.
Reste à passer par le confortable club-house, avec sa vaste terrasse, et à saluer le patron du restaurant, Patrick Casa. Après trente-cinq ans de bons et loyaux services dans un environnement exceptionnel, il prendra sa retraite à la fin de l’année. « Je suis fier d’avoir apporté tout ce que j’ai pu aux membres », glisse-t-il avec émotion.


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