Alex Bonane Murutsi est un miraculé. En juin, lorsque le médecin de 32 ans a contracté le dangereux virus Ebola, il se voyait mourir. «Je suis arrivé à un stade où il n’y avait presque plus d’espoir, j’ai vraiment eu peur», se rappelle-t-il au téléphone depuis Bunia, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où la flambée a déjà fait plus de 3600 morts sur 7500 cas recensés.
Quelques mois plus tôt, le jeune docteur venait d’être envoyé comme volontaire dans une petite clinique de Mongbwalu, une commune minière dans la province de l’Ituri, après une série de morts mystérieuses. A ce moment-là, l’épidémie n’a pas encore été déclarée dans le pays. «En une semaine, on a enregistré quatre personnes décédées dans une même famille puis une vingtaine de morts dans un seul quartier, tous avec les mêmes symptômes, c’était inexpliqué», raconte-t-il. A Mongbwalu, personne ne se doute que la localité est sur le point de devenir l’épicentre de l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière de l’histoire de la RDC.


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