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Adèle est originaire d'Hénansal. Elle s'est lancée dans l'HexaTrek, une randonnée de près de 3 000 km à travers les plus beaux parcs français. Elle nous raconte son périple.
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Par Steven Couzigou Publié le 29 août 2026 à 18h20
« J’ai terminé mes études le 17 juin. Le 18, je commençais à marcher. » Adèle n’a pas perdu de temps. Originaire d’Hénansal (Côtes-d’Armor), elle s’est lancée seule dans l’HexaTrek, un périple de plus de 3 000 km à travers les plus grands massifs montagneux de France.
Munie uniquement de sa tente et de son sac à dos de 10 kg, elle réalise ce parcours en autonomie totale. « J’avais cette idée en tête depuis deux ans. Au cours d’une saison dans les Pyrénées, nous avons pris un auto-stoppeur. Grâce à lui, j’ai découvert l’HexaTrek et j’ai pris des renseignements. »
À la moitié du chemin
L’itinéraire relie la frontière franco-allemande aux Pyrénées en passant notamment par les Vosges, le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées. Adèle a parcouru la moitié du chemin.
« Je me trouve actuellement dans la Drôme provençale. J’ai traversé les Vosges, le Doubs, le Jura, les Alpes du nord et du sud et le Vercors. C’est hyper sec. J’ai sauté une portion parce qu’une partie du GR a été incendiée cet été. J’arrive bientôt en Ardèche. »

Quand le ciel se déchaîne
Malgré les difficultés, la Bretonne n’a jamais songé à abandonner. « Je marche entre 28 et 32 km par jour. Le plus difficile, ce sont les orages. Dans les Alpes, j’ai été contrainte de m’éloigner du tracé. Je me suis abritée dans un chalet mais la pluie s’y engouffrait. Je n’ai pas dormi de la nuit. »
Une épreuve d’autant plus difficile qu’elle avait profité de ses parents à Thonon-les-Bains durant trois jours après plusieurs semaines à marcher. « Mes parents m’attendaient à l’embarcadère du lac Léman. Cela marquait la fin de la première étape. C’était un joli moment », raconte celle qui a fêté ses 37 ans au début du mois d’août.
À la fin du massif des Ecrins, je marchais avec une autre randonneuse lorsque nous avons été encerclées par l’orage. Nous avons attendu qu’il passe, frigorifiées.
« J’aime beaucoup manger »
Les journées d’Adèle se suivent mais ne se ressemblent pas. Elle prend le temps d’admirer les paysages et de profiter du charme des petits villages.
« Je me lève tôt le matin. Je fais une pause le midi et une autre vers 14 h pour déjeuner. Je mange des céréales trempées dans de l’eau, des bananes, des raisins secs, du jambon, des œufs durs, du pain… C’est assez difficile. J’aime beaucoup manger ! »
Pour la nourriture, il faut trouver ce qui est optimal entre les calories et le poids dans le sac à dos.
La nature et les gens
La nature offre tout de même du réconfort. Adèle ne se prive pas pour ramasser des framboises ou des myrtilles sur le chemin et remplir sa gourde dans les cours d’eau.
La nuit, quand elle ne plante pas sa tente, elle profite de l’hospitalité des gens. « Je fais des belles rencontres. Certains m’ont même invité à partager des moules frites ! »
Depuis qu’elle a quitté les Alpes, Adèle est davantage seule sur les chemins. « La solitude a du bon », savoure-t-elle, en pensant à sa région natale. « La Bretagne m’envoie toujours un petit signe. Je trouve des crêperies au milieu de nulle part ! »
Des pensées réconfortantes à l’aube d’entamer la quatrième partie du périple. « Dans les Cévennes, il y a moins de relief, moins de monde… Il va falloir s’accrocher ! »
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