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Donald Trump transforme la rentrée scolaire en avertissement national contre la transition sociale des mineurs à l’école.
« Toutes les écoles publiques d’Amérique sont désormais averties : si elles disent à un enfant qu’il est piégé dans le mauvais corps, elles commettent un abus sur mineur », a déclaré le président américain lors d’un événement consacré à la rentrée scolaire.
NOW – Trump: « Every public school in America is now on notice: That if they tell a child that they are trapped in the wrong body, they are committing child abuse. » pic.twitter.com/3QYmFdhGtc
— Disclose.tv (@disclosetv) August 24, 2026
La déclaration n’est pas sortie d’un extrait vidéo isolé. Deseret News rapporte également cette phrase et replace les propos dans un discours beaucoup plus large consacré aux politiques éducatives de l’administration Trump.
Trump veut remettre les parents au centre du jeu
Donald Trump a accusé l’administration Biden d’avoir laissé entrer dans les salles de classe des théories qu’il qualifie d’« idéologies extrêmes ». Il a notamment dénoncé ce qu’il appelle la « folie transgenre », tout en affirmant vouloir remettre les parents « aux commandes » de l’éducation de leurs enfants.
Sa secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, a suivi la même ligne. Selon elle, l’administration veut empêcher que des établissements organisent ou accompagnent une transition sociale tout en maintenant les familles dans l’ignorance. Elle a prévenu que les écoles qui soumettraient des enfants à ce qu’elle appelle des « expériences radicales » en écartant les parents pourraient perdre leurs financements fédéraux.
Autrement dit, changer le prénom ou les pronoms d’un élève dans son dossier scolaire tout en considérant que papa et maman n’ont pas besoin d’être au courant pourrait désormais coûter beaucoup plus cher qu’une formation obligatoire à l’inclusivité.
La bataille avait commencé dès janvier 2025
La déclaration de Trump ne constitue pas, à elle seule, une nouvelle qualification pénale de la « transition sociale » comme maltraitance. Elle confirme en revanche une politique engagée depuis le début de son second mandat.
Le décret présidentiel signé le 29 janvier 2025 vise explicitement ce que la Maison-Blanche appelle la « transition sociale ». Le texte cite notamment le changement de prénom, de pronoms, l’utilisation d’installations réservées à l’autre sexe ou le fait de dissimuler cette évolution aux parents. Il demande aussi aux agences fédérales d’identifier les financements susceptibles de soutenir ces pratiques.
Des écoles déjà visées pour avoir tenu les parents à l’écart
Le ministère américain de l’Éducation est déjà passé des discours aux procédures. Le 27 juillet, il a engagé des actions contre deux districts scolaires, dans le Maryland et le Michigan, accusés d’avoir caché aux parents des informations concernant l’identité de genre utilisée par leurs enfants à l’école.
Les défenseurs des politiques inclusives considèrent ces mesures comme une offensive contre les protections accordées aux élèves transgenres. L’administration Trump répond qu’un établissement scolaire ne devrait pas pouvoir construire une seconde identité pour un mineur puis décider que sa famille n’a pas à être informée.
La bataille américaine sur l’école et le genre prend donc une direction assez claire. Pendant des années, le mot d’ordre progressiste était d’« affirmer » l’identité exprimée par l’enfant. À Washington, le nouveau vocabulaire tient désormais en deux mots beaucoup moins universitaires : les parents.


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