NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À mesure que les mois passent dans ce second mandat de Donald Trump, l'impression qu'il n'y a plus de pilote aux commandes de la première puissance mondiale s'intensifie. Qu'il s'agisse de politique intérieure ou internationale, les États-Unis naviguent à vue et perdent à grande vitesse toute crédibilité. Plus personne ne semble en effet prêter vraiment d'importance aux dires du pouvoir américain. Le bazar qui s'est installé à la Maison Blanche est tel qu'il fait peu à peu passer le premier mandat du milliardaire new-yorkais pour ordonné et sérieux, un véritable exploit.
S'il continue de provoquer l'indignation médiatique à chaque prise de parole décousue, l'actuel président américain voit son influence décroître à l'international au gré de ses multiples changements d'avis. Les théâtres de guerre dans lesquels sont impliqués directement ou indirectement les États-Unis montrent l'exécutif courir comme un poulet sans tête. Le monde chaotique dans lequel nous vivons actuellement en est donc l'une des principales conséquences.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
→
Une parole démonétisée en Ukraine
En Ukraine, les promesses d'accord sans lendemain et les changements d'humeur sont devenus si nombreux depuis janvier 2025 qu'ils laissent désormais les observateurs de marbre voire moqueurs. Preuve en est récemment, le «cessez-le-feu énergétique» promis à la sortie du Bureau Oval il y a quelques jours et qui s'est à nouveau avéré fantoche dans les heures qui ont suivi sa mise en place. Annoncé à la volée devant la presse et saupoudré d'une prose pro-Russe musclée, il s'est finalement heurté à la réalité du pouvoir poutinien qui a maintenu ses frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes.
Pire encore, les acteurs de cet affrontement apparaissent de plus en plus imperméables aux demandes et ordres lancés par Donald Trump. Si la Russie en joue allègrement en le manipulant à sa guise pour lui faire miroiter une quelconque importance, le fait nouveau est de voir l'Ukraine accroître son autonomie dans sa façon de conduire la résistance. Les plaintes répétées et sans succès de la Maison Blanche visant les destructions de raffineries russes en sont probablement l'exemple le plus flagrant, tout comme les critiques de plus en plus ouvertes et franches émises par Volodymyr Zelensky à l'égard de son homologue américain.
Le désengagement progressif des États-Unis dans la défense de l'Ukraine, couplé à un chantage caricatural, n'a donc pas entraîné l'effet escompté par les caïds trumpistes. Au contraire, il a fait perdre aux États-Unis une partie de leur capacité d'influence dans la région.
Une pataugeoire en Iran
Que ce soit au Vénézuela avec la capture soudaine et spectaculaire de Nicolas Maduro ou en Iran avec le déluge de bombes au début de l'année 2026, les États-Unis ont encore prouvé qu'ils restent maître du monde dans l'art très décrié de l'action coup de poing et de l'interventionnisme éclair.
Mais après avoir montré ses gros bras en Iran et vanté sa toute puissance, Donald Trump se trouve aujourd'hui dans la même impasse au Moyen-Orient que ses prédécesseurs qui s'y sont aventurés ces dernières décennies. Mais plus encore cette fois peut-être, les limites de cette force sont criantes. Car c'est l'impréparation et l'incompétence qui ont guidé cette prise de décision dangereuse. Résultat des courses: le monde, et les États-Unis, se trouvent pris à la gorge par la hausse brutale des prix du pétrole et la rupture des chaînes d'approvisionnement de l'or noir dans le détroit d'Ormuz. La prise de conscience à posteriori de ce problème par la Maison Blanche l'a conduit depuis à multiplier comme en Ukraine les menaces (sans suite) de représailles militaires intenses et les promesses (sans suite) d'accords grandioses menant à une prospérité inédite.
Comme en Ukraine, la parole de la Maison Blanche se démonétise à mesure que la crise se prolonge et que la situation sur le terrain se gèle. L'Amérique de Trump patauge donc sur l'ensemble des zones sur lesquelles elle estimait pouvoir agir avec un bâton magique grâce au «flair» douteux de son locataire mégalomane.
La naissance de sa propre fin?
Va-t-on assister à une fin de parcours politique précoce de Donald Trump en novembre? Cette question, qui a été posée de nombreuses fois depuis 2016, a jusqu'ici toujours eu pour réponse la négative. Mais il faut une fin à tout et nous n'avons peut-être jamais eu autant d'éléments qui l'annoncent. Le premier est évident: le nombre de mandat présidentiel est limité à deux aux États-Unis et ce dernier est entamé de moitié.
Le second est l'impopularité record du président, uniquement égalée dans les temps suivants le 6 janvier 2021, à quelques semaines du dernier grand rendez-vous électoral de ce cycle politique. Les élections de mi-mandat, qui se tiendront le 3 novembre prochain, s'annoncent particulièrement difficiles pour le parti Républicain qui craint maintenant de perdre la majorité dans les deux chambres du Congrès et non plus seulement à la Chambre des Représentants.
L'aventurisme douanier et militaire du président américain, élu sur le mantra «moins d'inflation et d'immigration» et la promesse de «paix et prospérité», provoque une gronde importante des Américains. Ces derniers constatent avec amertume la hausse des prix du carburant, la persistance d'une inflation élevée et un monde encore plus chaotique qu'il ne l'était à la fin du mandat de Joe Biden. Le tout couplé avec une absence de réactions concrètes d'un président qui semble souvent plus préoccupé par la construction de la salle de bal de la Maison Blanche et ses diverses lubies mégalos.
Si la soupe à la grimace générale contamine les urnes, Donald Trump terminera concrètement son aventure politique dans deux semaines. Une défaite cuisante réduirait ainsi sa liberté d'action pour les deux prochaines années et entraînerait dans la foulée des enquêtes ainsi qu'une course à sa succession dans son parti, avec la possibilité qu'elle débouche sur le retour de critiques acerbes le visant. Jusqu'à la fin du trumpisme?
Donald Trump n'a probablement jamais été aussi proche d'être entièrement nu dans son pays et dans le monde. Il entraîne dans sa chute les États-Unis, dont la faiblesse et l'impuissance ont rarement été aussi criantes ces dernières décennies.





























.jpg)






French (CA)